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Crois-tu cela?
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Le thème de la célébration œcuménique de 2025 est inspiré de cette question de Jésus à Marthe, survenue dans un dialogue qui pour moi apporte de la lumière sur l’une des questions existentielles qui n’a pas cessé de préoccuper l’homme : la mort. Elle est capitale cette question, parce qu’elle touche le au cœur de la croyance : la foi.
Lazare est mort depuis 4 jours et son corps repose déjà au tombeau. Jésus pose alors à Marthe la question de sa résurrection. Or cette question, comme c’est souvent le cas dans l’évangile de Jean laisse percevoir un quiproquo: de quoi parle Jésus lorsqu’il évoque la résurrection de Lazare ? Evénement à court ou à long terme ? La réponse de Marthe renvoie à un futur lointain.
L’importance de cette question répétée en leitmotiv dans la liturgie de la célébration œcuménique est signalée. La question est aussi pour nous chrétiens de Gembloux et d’ailleurs ; elle invite à engager une réflexion sur notre perception de la foi chrétienne qui, de plus en plus est marquée par un rationalisme outrancier qui ne laisse plus assez de place à la foi, à l’attente, mieux à l’inattendu.
Face aux défis, et à l’incertitude dans lesquels le monde est plongé, cette question dois être répétée : crois-tu cela ? Crois-tu que ta foi en Christ est capable de susciter la venue de l’inattendu ? Crois-tu qu’il y a de l’Espérance derrière la confusion du monde qui maintenant se démultiplie jusque dans les communautés chrétiennes ?
Que le Seigneur nous inspire dans la réponse à ces questions.
Priscille Djomhoué, Pasteure
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Méditation du 30 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Ps 37, 1-9 ; 39-40
1 Ne t'enflamme pas contre les méchants, ne fais pas de zèle contre les criminels, 2 car ils se faneront aussi vite que l'herbe, et comme la verdure, ils se flétriront. 3 Compte sur le SEIGNEUR et agis bien pour demeurer dans le pays et paître en sécurité. 4 Fais du SEIGNEUR tes délices, il te donnera ce que ton cœur demande. 5 Tourne tes pas vers le SEIGNEUR, compte sur lui : il agira, 6 il fera paraître ta justice comme l'aurore et ton droit comme le plein midi. 7 Reste calme près du SEIGNEUR, espère en lui ; ne t'enflamme pas contre celui qui réussit, contre l'homme qui agit avec ruse. 8 Laisse la colère, abandonne la fureur, ne t'enflamme pas ; cela finira mal, 9 car les méchants seront arrachés, mais ceux qui attendent le SEIGNEUR posséderont le pays (…) 39 Le salut des justes vient du SEIGNEUR : il est leur forteresse au temps du danger. 40 Le SEIGNEUR les aide et les libère ; il les libère des impies et il les sauve, car ils l'ont pris pour refuge.
Face au mal
Il y a des situations qui frustrent et qui déstabilisent, comme par exemple le fait pour un innocent de payer par sa vie ou par une perte, de subir des conséquences des actes qu’il n’a pas posés, ou encore le fait pour un brave de subir des violences pour le bien qu’il a fait. Ces jours-ci, les médias nous mettent plein la vue, cette situation toute à fait paradoxale qui n’est pourtant pas nouvelle, mais dont on ne parlait pas assez jusqu’alors : la bataille de ces personnes que le langage biblique indiquera en utilisant l’expression serviteur souffrant. Nombreux sont attaqués, dans leur chair et dans leur âme, certains même tués pour avoir fait du bien, pour avoir servi, pour avoir été juste, pour avoir proposé des solutions. Le Covid 19 est un ennemi commun à l’humanité, mais certains semblent interdire aux justes d’aider, de donner, de faire venir le nécessaire pour les oubliés, de proposer des solutions au moment où tous, nous sommes convaincus de la nécessité de "joindre les mains"; les menaces et les intimidations se succèdent pendant que des innocents tombent. Et la méchanceté « prospère », semble prospérer.
Si nous sommes de cette catégorie de personnes qui souffre de leur volonté de faire du bien, le psaume 37 est une bonne indication. Il expose, et explose le succès apparent des méchants, et place en bonne position la condition du juste souffrant, qui va retrouver sa paix dans un ensemble de recommandations. Le psaume 37 est cette sagesse de Dieu qui rassure, c’est en même temps un plan d’action pour expérimenter la paix qui dépasse toute compréhension, et surpasse les situations difficilement surmontables.
Comment être en paix et ne pas succomber dans ces moments d’angoisse qui nous tombent sur la tête?
Que la souffrance soit causée par ceux qui rejettent Dieu et qui essaient de se substituer à lui en faisant valoir l’anarchie et l’immoralité comme mode de fonctionnement, qu’elle soit le résultat du péché et de la cupidité de l’Homme, le chrétien n’a rien à craindre.
La parole de Dieu recommande de ne pas se mettre en colère devant une situation qui est maintenant mise à nue : ceux qui s’acharnent contre ce qui est juste ont fait leur choix, et ils l’assumeront. Le juste, loin de se fâcher, doit plutôt s’en remettre au Seigneur, lui faire confiance et continuer à faire le bien. La foi et la confiance sont un mode de vie qui implique toujours l’action. La foi se matérialise dans l’obéissance à Dieu, et particulièrement dans l’accomplissement de ce que Dieu ordonne. Voilà pourquoi la confiance en Dieu et le bien ne peuvent être séparés.
Il sera donc nécessaire, au lieu de s’occuper du méchant, de développer sa relation avec Dieu. Voilà une recommandation qui est assortie d’une promesse : Fais du Seigneur tes délices, il te donnera ce que ton cœur demande (v4). S’engager vers le Seigneur signifie chercher sa présence, aller vers Lui dans la prière, déposer nos problèmes à ses pieds et les y laisser dans la confiance, et attendre patiemment, tout en restant actif, en continuant à faire du bien.
Le psalmiste recommande au juste, d’arrêter de s’inquiéter du méchant, pour profiter de Dieu dans les tempêtes de la vie. C’est au croyant de ne pas laisser son cœur se troubler, en se confiant à Dieu qui lui rend justice : Le salut des justes vient du Seigneur, il est leur forteresse au temps de la détresse (v39).
PRIERE
Seigneur, la souffrance que l’on m’apporte est une force que ta puissance utilise. Voici, je dépose toutes mes douleurs à tes pieds: je détourne mon regard du méchant, pour me centrer sur Toi. Par Jésus-Christ, qui a remporté la victoire sur la méchanceté. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Meilleurs Voeux 2014!
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Que la paix de Dieu repose sur vous ainsi que sur ceux et celles qui vous sont cher(es), au nom de Jésus Christ !
Chaque jour est unique et chaque année est une promesse de bonheur et de découvertes. Qu'en cette année nouvelle, des milliers de joies viennent embellir votre vie.
Que ces douze mois à venir soient pour vous, au-delà des difficultés incontournables, des mois de toutes les réussites, professionnelle et personnelle.
HEUREUSE ANNEE 2014 !!
Priscille Djomhoué
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Méditation du 29 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
2 Co 8,12-15
12 Quand l'intention est vraiment bonne, on est bien reçu avec ce que l'on a, peu importe ce que l'on n'a pas ! 13 Il ne s'agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, mais d'établir l'égalité. 14 En cette occasion, ce que vous avez en trop compensera ce qu'ils ont en moins, pour qu'un jour ce qu'ils auront en trop compense ce que vous aurez en moins: cela fera l'égalité 15 comme il est écrit : Qui avait beaucoup recueilli n'a rien eu de trop, qui avait peu recueilli n'a manqué de rien.
Vivre, recevoir et donner
Dans les années 47- 49 Ap JC un grand conflit anime l’église primitive, laquelle regroupe à Jérusalem et hors de Jérusalem, deux grands groupes: les chrétiens qui viennent du monde juif, et ceux qui viennent du monde des gentils, encore appelé païens. C’est d’une identification basée sur l’appartenance et le statut, comme on en distingue aujourd’hui : noir/blanc ; riche/pauvre ; Nord/Sud etc. Le conflit dont on a des traces dans Ac 15 et Ga 2 et qui anime ces deux pôles du christianisme s’articule autour de la question du salut, ou de l’appartenance au Christ que certains veulent lier à une identité: faut-il devenir juif pour être chrétien? Pour certains, si on n’est pas né juif, il faut le devenir en subissant les rites comme la circoncision et respecter les règles alimentaires (cacherout). Bref adopter la Loi et les coutumes juives pour s’intégrer au cercle d’Israël.
A cette époque-là, les chrétiens/prophètes de Syrie à Antioche (cette partie qui regorge en majorité des chrétiens issus du monde des gentils), annoncent une grande famine qui s’étendra dans tout l’empire romain. La partie de l’empire la plus touchée était Jérusalem, où on retrouvait en majorité des chrétiens juifs. Les chrétiens de Syrie, qui étaient avertis organisèrent des cotisations que Paul et d’autres chrétiens portèrent à Jérusalem. C’était des dons, et non des prêts; ce n’était pas de l’aide aux indigents, mais c’était une obéissance à la parole de Dieu, une soumission à Dieu lui-même et surtout un rétablissement de l’égalité.
Ce geste spontané de solidarité qui déborde les frontières, est ainsi organisé dans une Eglise où le conflit sur les conditions au salut s’est soldé par un accord selon lequel le païen n’a pas besoin de devenir juif pour être sauvé: Dieu rencontre chacun dans ce qu’il est fondamentalement. Pour l’apôtre des Gentils et les autres, le débat sur l’appartenance est un non-sens lorsque la vie est menacée. La volonté de Dieu en tout temps, comme en situation de crise, c’est de s’occuper urgemment de ceux qui sont mal en point, c’est de rétablir la dignité humaine.
Pendant des moments de difficulté et de souffrance, la solidarité est une urgence qui vise l’égalité : il ne s’agit pas de pitié, il ne s’agit pas de manifester sa puissance par rapport au faible qui fait pitié, mais d’établir l’égalité, la légitimité et la dignité de son autre soi-même.
Donner, c’est rétablir l’égalité devant Dieu, et les collectes ou les dons ne dépouillent pas les donateurs, parce qu’ils engagent les grâces reçues de Dieu: Dans le cas présent, votre superflu pourvoit à leur dénuement, pour que leur superflu pourvoie aussi à votre dénuement (2Co 8, 14). Tout est grâce et don de Dieu: la richesse dignement gagnée est une grâce de Dieu, et elle doit servir à rétablir l’égalité. Dans l’exode, il est dit au sujet de la manne que celui qui avait beaucoup recueilli n’en avait pas trop, et celui qui avait peu recueilli en avait assez : chacun avait recueilli ce qu’il pouvait manger (Ex 16, 18).
Le superflu des uns et des autres n’est donc pas fondamentalement le fruit des mérites, mais de la générosité de Dieu. Comme la manne, le superflu qui n’est pas réparti dans ce sens s’auto détruit: lequel des humains emporte avec lui l’argent et les bien accumulés au cours de sa vie? Il y en a qui partent soudainement, sans avoir même eu le temps de penser à leur devenir après.
J’apprends en ce contexte de Covid 19 que dans plusieurs pays, on est enterré au lendemain de son décès, dans la ville de son décès même si auparavant on s’est construit une tombe monumentale ailleurs. Il y a aussi ce constat cinglant que l’on fait en tout temps, personne n’emporte ses richesses: à quoi sert donc l’accumulation des biens si elle n’est pas au service du rétablissement de l’égalité?
PRIERE
Seigneur libère-moi, donne-moi la liberté de recevoir lorsque je suis en manque, et la liberté de donner lorsque j’ai un peu plus, car tout t’appartient. Par Jésus-Christ, qui a donné jusqu’à sa vie. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 28 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Psaume 46,2-8a
Dieu est pour nous un refuge et un fort, un secours toujours offert dans la détresse. 3 Aussi nous ne craignons rien quand la terre bouge, et quand les montagnes basculent au cœur des mers. 4 Leurs eaux grondent en écumant, elles se soulèvent et les montagnes tremblent. 5 Mais il est un fleuve dont les bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. 6 Dieu est au milieu d'elle ; elle n'est pas ébranlée. Dieu la secourt dès le point du jour : 7 Des nations ont grondé, des royaumes se sont ébranlés ; il a donné de la voix et la terre a fondu. 8 Le SEIGNEUR, le tout-puissant, est avec nous.
La foi, pour vaincre la peur
Le dé-confinement est annoncé, et l’inquiétude a envahi les parents, certainement aussi le personnel enseignant ; ce qui est tout à fait normal. C’est pourtant une réalité qu’il va falloir affronter à un moment où à un autre.
L’inquiétude s’explique, parce qu’après avoir passé à peu près deux mois avec des enfants à l’intérieur, ils doivent devoir maintenant, se lancer tout en apprenant, dans une nouvelle vie à l’école, sur le chemin de l’école, dans les bus etc. A la maison, où ils ont passé tout ce temps, il n’y avait pas de règles de distanciation, il n’y avait pas de masque surtout avec la chaleur qui s’annonce. Mais une fois lâchés dans la cours de l’école, dans les salles de classe, dans le bus pour beaucoup, alors que la pandémie suit encore son bonhomme de chemin, on ne sait pas si les tout petits s’adapteront au premier coup; on redoute alors en ce moment crucial, les conséquences des erreurs de l’apprentissage.
On redoute aussi une autre situation, l’inquiétude du personnel enseignant qui pourrait s’expliquer de plusieurs manières; comment gérer le moral et les humeurs des enfants qui ne pourront plus jouer comme par le passé pour se défouler lorsque la pression monte, et comment pouvoir passer efficacement leur enseignement aussi, lorsque les pensées sur la pandémie sont présentes?
Devant cette crainte qui risque immobiliser plusieurs et empêcher de prendre en considération des attitudes salutaires, le psaume 46 apporte réconfort et assurance: Aussi nous ne craignons rien quand la terre bouge, et quand les montagnes basculent au cœur des mers … le Seigneur, le tout puissant est avec nous (V3.8a). Ce psaume célèbre la victoire de Dieu sur toutes les forces qui mettent la vie en danger : les forces naturelles, et les forces humaines se sont inclinées devant Israël, précisément devant Jérusalem. Au moment où la terre est chamboulée, les montagnes secouées, lorsque grondent les flots de la mer (v3-4), Jérusalem est préservée. La ville est érigée sur la montagne de Sion, mais ne bouge pas; elle est dite pleinement confiante, tranquille, parce que Dieu habite en elle (v. 5-6).
La présence divine au temple de Jérusalem protège toute la ville et garantit sa solidité, et sa stabilité. La sécurité de cette ville fait d’elle un refuge, d’où la confiance absolue du peuple dans les situations les plus dramatiques.
La présence de Dieu, la prise de conscience qu’Il est à côté évacue la peur, redonne la confiance et motive, pendant les moments traumatisants. Face à l’inquiétude de sortir à nouveau, et de se lancer dans un extérieur devenu hostile par la présence du virus, mettons notre confiance en Dieu qui nous arme pour ressortir avec assurance, et qui nous protège.
PRIERE : Prions avec les sœurs protestantes de Pomeyrol.
Seigneur,
Je ne crains rien aujourd’hui.
Aucun danger, car tu es mon bouclier.
Aucune perte, car tout t’appartient.
Aucune souffrance, car tu m’aides à la surmonter.
Aucune déception, car tu veux me donner mieux.
Aucun ennemi, car il est aussi aimé de toi.
Aucune difficulté, car tu m’aides à faire face.Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 23 mars 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Eglise Protestante Unie de Belgique
Paroisse de Liège/Rédemption
2 Pierre 3,7-9
7 Quant à la terre et aux cieux actuels, ils sont réservés par cette même parole pour être livrés au feu : ils sont gardés en vue du jour du jugement où tous ceux qui n’ont aucun respect pour Dieu périront.
8 Mais il y a un fait que vous ne devez pas oublier, mes chers amis : c’est que, pour le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour. 9 Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir.
Matthieu 24, 36
Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.
Frères et sœurs,
Devant les situations que nous ne comprenons pas nous stressons, nous sommes mal dans notre peau, et nous avons tendance à inventer une réponse ou alors le plus facile, à tomber dans le piège de ces personnes qui font peur pour nous contrôler.
La parole de Dieu qui est Bonne nouvelle par définition se veut rassurante, face à cette épreuve du Coronavirus qui dépasse notre intelligence, et qui met en mal aussi bien la science que la médecine.
Cette situation est-elle donc suffisante pour en conclure à la fin du monde ? Est-ce suffisant pour s’alarmer ? Jésus, le Fils de Dieu est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est lui qui dit : « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. »
Qu’avons-nous donc à faire aujourd’hui ?
C’est mon inquiétude qui va me déstabiliser et me perdre, sans que ce soit le cas pour les autres. Au pire, j’entrainerai certain.es avec moi. Il nous faut donc biens aimés, dans la confiance en notre Dieu, veiller sur nous et sur notre foi en témoignant de l’amour qu’il a manifesté pour nous, en vivant en paix avec nos semblables, en prenant soin les uns des autres, et en prenant soin de la création.
Martin Luther disait ceci : « Si l’on m’annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier ».
Nous avons plutôt beaucoup de boulot devant nous ; à chacun de faire exploser son génie en inventant de nouvelles manières d’être présent aux autres en se protégeant, et en les protégeant aussi.
PRIERE
Seigneur, par ces temps d’épreuve, apprends-nous le véritable amour; apprends-nous à t’aimer et à nous aimer au-delà de nos faiblesses.
Apprends-nous à utiliser l’arme de la bénédiction qui bouscule tout obstacle sur son chemin
Apprends- nous à nous préoccuper à t’obéir plutôt que de nous inquiéter.
Par Jésus-Christ notre Seigneur et sauveur. Amen
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 25 mars 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Jean 9,1-7
1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?» 3 Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui. 4 Il faut que je fasse, tant qu'il fait jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. 5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.» 6 Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l'aveugle] 7 et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair.
Depuis quelques jours, des voix s’élèvent pour indexer les coupables qui n’ont pas été capables d’empêcher le développement de la Pandémie au Covi 19, et pour demander des démissions. Il y a des institutions qui se chargent des erreurs professionnelles. Pour nous chrétien.nes, quelle attitude devant ce que nous ne comprenons pas ?
Dans la culture biblique, la maladie était perçue à un moment donné, comme étant une punition divine; voilà ce qui justifie la question des disciples à Jésus, pour le cas de l’aveugle né: « qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle? ». L’attitude de Jésus qui ne répond pas à cette question-là précisément, est interpellatrice. Ce qui est important et urgent maintenant que la situation est présente, ce n’est pas d’abord de trouver le coupable. Il faudrait plutôt être attentif à la manière selon laquelle Dieu se glorifiera. Ceci n’est nullement pour notre temps, un encouragement à l’erreur ; c’est dire tout simplement que devant un drame, il faut poser les bonnes questions, et se préoccuper de ce qui est essentiel. Dans la situation du Covi 19, le Seigneur se glorifiera lorsque nous serons disposé.es déjà, à lui faire confiance en déployant des attitudes qui travaillent à favoriser la mise en place de la solution.
La pandémie du Covi 19 est déstabilisante, même pour nos autorités qui ne sont pas épargnés, et qui doivent garder une maîtrise de soi qui leur permette de prendre de bonnes décisions. Tous les humains sont affectés et victimes de la pandémie : s’il y a un coupable, ce n’est pas notre préoccupation pour l’heure. La réalité, c’est que nous sommes tous.tes victimes et embarqué.es dans une situation qui nous dépasse et qu’il faut maîtriser avec l’aide de Dieu.
Que nos prières pour nos autorités, pour les médecins, pour les Scientifiques et pour nous-mêmes, aillent dans le sens de créer une atmosphère qui permette de travailler dans de bonnes conditions, en évitant un stress déstabilisant.
Amen.
PRIERE
Nous prions :
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pour que l’Esprit de Dieu qui est esprit d’amour, guide nos autorités dans leurs délibérations, que le Seigneur leur donne courage et sagesse, et intensifie les efforts pour arrêter la propagation de la maladie.
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pour que le Seigneur nous dispose à créer des conditions qui favorisent une atmosphère de sérénité autour de nos autorités et de leurs conseillers,
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pour les entreprises qui doivent en urgence de fabriquer des respirateurs,
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pour les pays africains afin que le Seigneur parle à ceux des dirigeants qui multiplient encore des maladresses et qui ne prennent pas de bonnes décisions,
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pour ceux qui sont encore dans le déni de la possibilité pour eux, de contacter la maladie.
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Accorde-nous un esprit d’amour et affermis notre témoignage de telle sorte que nous soyons des modèles en parole et en compassion
Par Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur. Amen
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 26 mars 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Luc 11,3
Donne-nous, chaque jour, notre pain pour ce jour.
Dès l’annonce du confinement, nous nous sommes rués dans les supermarchés et les marchés, en appelant nos proches pour nous rassurer que des provisions ont été faites, que « le pain » a été garanti. Le pain a été sécurisé pour soi « seul », dans le confinement, au moment où toute possibilité d’accueillir autour d’un repas devient risque.
Pendant ce temps tout près de nous, il y en a pour qui faire des provisions n’a aucun sens car sans abri, sans emploi, sans papiers, et dont la survie était jusque-là possible jour après jour grâce à l’entraide protestante, à l’armée du salut, aux restaurants qui ont fermé, et aux passants qui sont officiellement confinés.
Pour cette catégorie aussi, cette prière que nous disons chaque dimanche à savoir : « Donne-nous, chaque jour, notre pain pour ce jour » prends tout son sens. Seulement pour répondre à cette demande, Dieu ne dispose que des bras et de la générosité des autres. Chaque fois que nous « donnons du pain », nous réalisons ce que Dieu veut faire pour nous, ses enfants ; chaque fois que nous partageons le pain, nous valorisons la vie.
Cette prière, loin de faire de nous des personnes qui attendent, et qui reçoivent, nous invite surtout à l’action, au partage. En ce moment, l’action ne consiste pas à envoyer des messages pour donner des leçons comme, demander de faire des provisions, (chacun sait ce qu’il doit faire, c’est un besoin naturel) mais de donner là où le besoin se fait sentir, de partager, de tendre la main pour laisser prendre ce qu’elle contient.
Et c’est dans ce confinement même qu’il faut donner. Chacun.e a toujours quelque chose à partager, et il y a toujours le moyen de le faire sans prendre de risque, c’est une question d’obéissance.
Que la peur ne nous tétanise pas au point de nous pousser plutôt à l’inaction. Le plus grand mal, la pandémie la plus répandue et la plus dangereuse, c’est la peur qui favorise le repli sur soi, l’indifférence et l’égoïsme.
Aujourd’hui le Seigneur se tient devant toi, ne sois pas aveugle, ne sois pas sourd pour éviter une fois de plus de l’accueillir. Amen.
PRIERE
Seigneur dans mon retranchement, je te loue parce que ce matin encore, tu as renouvelé mon souffle; donne-moi de reconnaître que c’est une grâce. Apprends-moi l’obéissance, incline-moi à partager, et donne-moi l’intelligence de le faire en me protégeant, et en protégeant les autres, par Jésus-Christ notre Seigneur et sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué