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  • JOYEUSES PÂQUES 2023 !!!

    Un Sauveur pour aujourd’hui, et pour toujours

    Quel traumatisme pour des disciples qui avaient trouvé assurance auprès de Jésus, et qui avaient mis en lui toute leur confiance pour avancer vers un avenir de rêve? Tout s’est écroulé pour eux ce vendredi, lorsque s’est réalisée une information qu’ils avaient pourtant reçue de Jésus, mais qu’ils n’avaient ni entendue, ni intégrée.

    Apeurés, les disciples se sont fermés. Se fermer est une attitude de protection que l’organisme humain, que les animaux, et même les plantes adoptent lorsque survient une agression extérieure - mais le geste de repli sur soi physique peut s’accompagner aussi d’une fermeture psychologique et spirituelle, voire de la mort - ; nous comprenons donc pourquoi certains disciples s’étaient rassemblés en un lieu clos ( Jean20,19) - un peu comme pour mutualiser leurs forces et le peu de courage qui leur restait - et d’autres avaient repris le chemin du retour dans leur village à Emmaüs, signifiant ainsi que l’aventure s’est achevée et qu’ils doivent désormais se reconnecter avec leur ancienne vie. (Luc24, 21-24)

    Pourtant, tout n’était pas fini !

    Christ est Ressuscité! Il est le premier né d'entre les morts (Ap1,5). La résurrection est donc une promesse certaine pour tout le monde, car dès ses apparitions, il redonne la vie aux disciples, les relevant du traumatisme du vendredi. ainsi, chacun se remet à sa manière avec des intensités variables: le disciple bien aimé, en voyant le tombeau vide croit (Jean20,8). Marie elle croit lorsque el Seigneur appelle son nom (Jean20,16). Les disciples doivent voire le Seigneur Ressuscité (Jean20,20). Thomas veut toucher du doigt les plaies de Jésus (Jean20,25). Les gens ont des besoins différents, , et ils trouvent différentes voient vers la foi.

    Au moment où tout semble perdu, le Ressuscité s’approche et prononce le mot qui dissipe toute crainte, toute obscurité, et qui remet toute chose en ordre : « Que la paix soit avec vous! » (Jean 20,19c). A ces disciples effrayés, Jésus donne sa paix, comme il l'a promis (Jean14,27). Les disciples auront la paix malgré la persécution par un monde qui les haïra comme il hait Jésus (Jean15,18-25). 

    Au-delà d’une vision du monde matérialiste

    Nous croyons en la Résurrection des morts (le crédo), mais il nous sera impossible de comprendre ce que nous confessons si nous restons figés à notre conception  matérialiste du corps humain et du monde. La Résurrection n’est pas une récompense, et il ne sera pas possible de découvrir rationnellement de quelle manière Dieu l’a faite, car Dieu, nous essayons au quotidien de Le connaître et à Le comprendre ; Il se dévoile de différentes manières, en fonction de la personne qui s’ouvre à son appel, et dans ses expériences de la vie, lesquelles varient selon les situations, en donnant lieu à de manières encore renouvelées et différentes de l’Expérimenter et de l’exprimer. Nous comprenons le pourquoi de la multitude des confessions de foi, qui traduit les différentes manières selon lesquelles Dieu se révèle aux humains en situation. Comment donc comprendre Dieu si nous ne nous ouvrons pas à l’amour des autres dans leurs diversité physique, culturelle etc.? Comment être au bénéfice de cette résurrection en fabriquant des barrières ?

    Comprendre la Résurrection, c’est transcender notre vision matérialiste pour ressusciter déjà ici sur terre, des cauchemars et défis de la vie qui risquent nous amener à verrouiller nos portes aux autres, et à tout. La Résurrection, c’est une conviction qui permet au chrétien de vivre sa foi au présent, de croire dans l’action du Christ aujourd’hui, capable de transformer la vie, et de la colorer.

    Christ est Ressuscité, Alléluia !

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du samedi saint, 3 avril 2021

    Marc 16, 1-7

    Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l'embaumer. 2 Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil étant levé. 3 Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre de l'entrée du tombeau ? » 4 Et, levant les yeux, elles voient que la pierre est roulée ; or, elle était très grande. 5 Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur. 6 Mais il leur dit : « Ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici ; voyez l'endroit où on l'avait déposé. 7 Mais allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit.”

     

    Nous ne sommes pas abandonnés, malgré tout !

    Complètement perdus, les disciples avaient quitté les lieux sous la pointe des pieds, et s’étaient terrés ne sachant quoi faire. Mais les femmes déterminées savent bien ce qu’elles doivent faire.  Elles bravent la peur de tout, et suivent l’événement du vendredi de bout en bout : « Marie de Magdala et Marie, mère de José, regardaient où on l'avait déposé » (15,47). La tristesse du vendredi est encore pesante, et les femmes n’ont pratiquement pas eu le temps de se reposer car dès que ce fut possible, elles s’organisèrent pour faire les courses nécessaires à l’embaumement du corps de Jésus, même s’il avait déjà été placé au tombeau. Bravant la mort, elles s’aventurèrent vers le séjour des morts pour y trouver celui qui leur avait été arraché. Ces femmes font à penser à Isis qui, contre vents et marrées, retrouve et reconstitue le corps disjoint d’Osiris pour lui redonner la vie.

    De bonheur le troisième jour, elles étaient déjà en route pour la tombe.  La peur des assassins du vendredi, l’incertitude quant à leur incapacité à rouler la pierre, et la peur de l’impureté n’ont pas raison de ces femmes juives ; elles avancent avec foi. Elles seront confrontées à une grande frayeur, puis à une récompense, celles qui contre toute espérance étaient restées au pied de la croix alors que les autres avaient pris la fuite. Maintenant, elles poursuivent fidèlement une mission qu’elles portent au-delà des circonstances normales et acceptables. Pour elles, même un corps inanimé garde une dignité qu’il faut honorer et respecter. De la tombe, elles reviennent porteuses d’une bonne nouvelle, ces porteuses de vies humaines qui vont chercher la vie, même jusque dans la tombe.

    Les dames sont revenues avec le message de la vie. Oui, elles reviennent avec le lien direct qui mène à la vie. Il n’y a plus de condamnation, pour ceux qui ont trahi Jésus, tout comme pour ceux qui l’ont renié, rejeté, et même crucifié. Pour tous, il y a une nouvelle perspective, un nouvel appel, un nouveau rendez-vous. La victoire sur la mort a été remporté, venez et recevez la vie : « allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit.” »

    Le calendrier liturgique cette année fait bien de placer ce texte avant le dimanche de Pâques : il n’est pas question qu’aujourd’hui, nous nous morfondions dans la tristesse. Les épreuves les plus douloureuses de notre vie doivent nous orienter, non pas vers la mort, mais vers la recherche de la vie : au lieu de se concentrer sur sa douleur, il vaut mieux orienter son regard vers l’espérance. S’orienter ainsi, est une décision que seul l’individu doit prendre par sa pure volonté : personne ne peut prendre cette décision à la place de quelqu’un d’autre, quel que soit le degré d’amour qu’on lui voue, et le degré d’affinité qu’on a avec lui. Aux disciples qui se sont terrés ou fermés, pour ceux que les souffrances de la vie ont fermé, le Seigneur ouvre les voies d’une nouvelle espérance : il faut sortir, il faut s’ouvrir, il faut se mobiliser vers Galilée à sa rencontre.

    Pour toi aussi, la victoire a été remporté ; répondras-tu à cette invitation d’aller vers elle ? Pour l’obtenir, c’est bien à toi de faire un déplacement ! A présent, il faut oser lâcher ta douleur pour saisir la main de celui qui la récupère pour t’affranchir. Le voudrais-tu bien ?

    Prière

    Merci Seigneur Jésus-Christ, pour ton amour et ta miséricorde. Bénis sois-tu pour cette opportunité toujours renouvelée que tu nous donnes, d’embrasser la Vie et le Salut que tu mets à notre disposition. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 15 novembre 2020

    1 Th 5, 1-6

    Quant aux temps et aux moments, frères, vous n'avez pas besoin qu'on vous en écrive. 2 Vous-mêmes le savez parfaitement : le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. 3 Quand les gens diront : « Quelle paix, quelle sécurité ! », c'est alors que soudain la ruine fondra sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper. 4 Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. 5 Tous, en effet, vous êtes fils de la lumière, fils du jour : nous ne sommes ni de la nuit, ni des ténèbres. 6 Donc ne dormons pas comme les autres, mais soyons vigilants et sobres.

    Les messages alarmants venant de tout bord n’ont pas cessé de se multiplier depuis le 2ème confinement, dont les caractéristiques ne sont pas semblables au premier. Si les citoyens se sont laissés confiner avec beaucoup de bonne volonté, c’était avec la conviction que la crise était passagère et que la bonne saison pointait à l’horizon : l’arrivée du printemps et de l’été.

    Les applaudissements signes d’encouragement du personnel soignant ont laissé la place à la tristesse et à une multiplication de questions, devant une situation qui de plus en plus déstabilise beaucoup. En tant que chrétiens, avons-nous de bonnes raisons de nous décourager au point de nous laisser envahir par des idées obscures ? Laissons-nous guider par cette réponse de l’apôtre Paul aux chrétiens de Thessalonique, face à l’inquiétude de la mort.

    Tous, en effet, vous êtes fils de la lumière, fils du jour : nous ne sommes ni de la nuit, ni des ténèbres.  Donc ne dormons pas comme les autres, mais soyons vigilants et sobres.

    Le quatrième chapitre de la première épître de Paul aux Thessaloniciens met en avant les préoccupations des croyants parmi lesquels circulait l’idée que ceux qui sont mort avant la seconde venue du Christ ne feraient pas partie de la résurrection. Paul les rassure en disant : « Car si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, de même Dieu amènera avec lui ceux qui se sont endormis en Jésus » (4,14).  Le chapitre 5 continue cette discussion sur la seconde venue du Christ, mais du point de vue de ceux qui seront vivants au moment de la venue du Christ.

    Quant aux temps et aux moments, frères, vous n'avez pas besoin qu'on vous en écrive. Vous-mêmes le savez parfaitement

    Paul croit que les croyants de Thessalonique ont reçu une instruction suffisante concernant le jour du Seigneur pour ne pas avoir besoin d'une instruction écrite. Mais il écrit quand même, car l'instruction écrite est moins susceptible d'être oubliée ou mal comprise que l'instruction verbale. L'enseignement écrit permet également une exactitude difficile à atteindre dans l'instruction verbale. Plus l'instruction est complexe, plus l'instruction écrite devient utile.

    Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit (v. 2).

    Le Jour du Seigneur sera un événement de la fin des temps, qui apportera le jugement aux coupables et la délivrance aux fidèles. Nombreuses sont dans les prophètes, les références au jour du Seigneur (Es13, 6, 9; Jr 46,10; Ez 1, 5; 30, 3; Jl 1,15; 2, 1. 11. 31; 3, 14; Am 5,18, 20; Ab1,15; So1, 7, 14; Ml 4, 5). La plupart de ces références mettent l’accent sur la colère de Dieu, mais certaines incluent également une note de justification. Paul dira que Dieu « remboursera l'affliction à ceux qui vous affligent, et vous soulagera » (2 Thessaloniciens 1:

    Pourquoi la métaphore du voleur ? Les voleurs ne signalent pas qu'ils arrivent. Ils frappent quand on s'y attend le moins pour que personne n'interfère avec leur vol. Ils préfèrent la nuit, lorsque l'obscurité couvre leurs allées et venues et que les victimes involontaires dorment. Le jour du Seigneur est semblable à cette situation, il arrivera à un moment inattendu. Il est donc important de se préparer à sa venue car, une fois que le Seigneur est venu, le sort des gens est scellé. Pour les fidèles, ce sera un jour de confirmation, mais pour les infidèles, ce sera un jour de jugement (Mt7,21-23 ; 11, 20-24; 24, 15-51; 25, 1-46) . Voilà pourquoi les fidèles ne doivent pas avoir peur.

    La condamnation sera alors réservée aux fossoyeurs : ceux qui disent paix et sécurité alors qu’il n’y a pas de paix (Jr6,14). Il faudrait donc se garder de se tromper soi-même, en refusant de voir la réalité en face, car il y a le risque de revivre l’expérience de Noé ( Gn 5-11) : au temps de Noé avant le déluge, les gens ne se souciaient de rien, n’écoutaient pas : indifférents, ils mangeaient et buvaient, se mariaient et donnaient en mariage, jusqu'au jour où Noé est entré dans l’arche, et que le déluge les engloutisse. Ainsi sera la venue du Fils de l'homme (Mt 24,37-39). On aura l’image des personnes, soudainement alarmées, qui cherchent une issue et qui n'en trouvent aucune. Mais ce n’est pas le message principal de Paul. Il souligne que, pour ces croyants de Thessalonique, le jour du Seigneur sera un jour de salut plutôt que de jugement :

    Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur (v. 4).

    La lumière et les ténèbres sont utilisées dans l'Ancien et le Nouveau Testament comme métaphores du bien et du mal - ordre et chaos - sécurité et danger - joie et douleur - vérité et mensonge - vie et mort - salut et condamnation (Es 5,20 ; Jn 3, 19-21 ; 2 Co 4, 4; Ep. 4, 17-18). Pour Paul, les croyants de Thessalonique n’ont rien à craindre, car ils ne vivent pas dans les ténèbres. Ils ne sont pas non plus engagés dans des activités sombres, telle que le vol et le mensonge, ce qui leur donne de voir la réalité en face. En tant que croyants, ils s'engagent à aimer Dieu et leur prochain. Par conséquent, le jour du Seigneur ne les surprendra pas comme un voleur, et de façon soudaine.

    Il y a donc d’une part, l'image du peuple des ténèbres se trouvant soudainement abattu par les puissances des ténèbres - un destin qu'ils n'avait pas imaginé possible et pour lequel il ne s’est pas préparé. D’autre part, ces croyants de Thessalonique qui n'ont pas à craindre un tel sort, car ils vivent dans la lumière (v. 5). Paul lie leur sécurité à leur identité, ce sont des enfants de la lumière et des enfants du jour. Ceux qui sont de la lumière ne peuvent pas aussi être des ténèbres. C'est une image puissante, car la lumière ne peut pas coexister avec les ténèbres. La lumière même d'une petite bougie dissipera l'obscurité dans une grande pièce. Dans un conflit entre la lumière et les ténèbres, la lumière prévaudra.

    Alors ne dormons pas, comme le font les autres (v. 6a). Paul utilise ici le mot dormir métaphoriquement. Nous devons dormir physiquement, mais nous ne devons pas nous laisser bercer par l'apathie spirituelle. L’apathie est un état d'indifférence à l'émotion, à la motivation ou à la passion. Une personne apathique manque d'intérêt émotionnel, social, spirituel, philosophique, parfois accompagné de phénomènes physiques. Il peut aussi se montrer insensible vis-à-vis d'autrui. Vivons donc dans un état de préparation spirituelle, prêts à relever des défis spirituels, prêts à parer le tentateur, prêts à défendre la foi de deux manières : éviter l’intoxication, et veiller sur notre comportement que nous associons à la sobriété, la maîtrise de soi, au jugement sain, à la discrétion, la fiabilité et aux décisions étudiées.  Amen.

    Prière   (Faisons nôtre cette prière prise de la collection (Guide Pratiques Notre Temps), Au-delà de la solitude. Le texte n’est pas signé.)

    Seigneur, tu étais là hier, tu seras là demain, marchant mystérieusement à nos côtés, nous attendant, nous précédant. Ouvre nos yeux pour que nous discernions ta présence dans nos vies. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoue

  • Méditation du 8 novembre 2020

    Méditation du 8 novembre 2020

                   Jérémie 29, 11-14

    11 Moi, je sais les projets que j'ai formés à votre sujet — oracle du SEIGNEUR —, projets de prospérité et non de malheur : je vais vous donner un avenir et une espérance. 12 Vous m'invoquerez, vous ferez des pèlerinages, vous m'adresserez vos prières, et moi, je vous exaucerai. 13 Vous me rechercherez et vous me trouverez : vous me chercherez du fond de vous-mêmes, 14 et je me laisserai trouver par vous — oracle du SEIGNEUR —, je vous restaurerai, je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai dispersés — oracle du SEIGNEUR —, et je vous ramènerai à l'endroit d'où je vous ai déportés.

     

    Je me laisserai trouver par vous.

    Nous expérimentons plutôt un couvre-feu, un confinement, une obligation de télétravailler pour beaucoup, et une peur bleue de l’être vivant le plus petit au monde. Est-ce donc normal de méditer sur le texte de Jérémie aujourd’hui ? Etat d’urgence sanitaire, état d’urgence économique, état d’urgence politique pour beaucoup de pays, état d’urgence sécuritaire, état d’urgence socio-culturel : que vient faire Jérémie dans une crise inédite qui au 21e siècle embrase toute la planète ? Quelle expérience de Dieu faisons-nous dans cette crise ?

    La parole de Dieu rapportée par le prophète Jérémie, est adressée au peuple de Juda qui se trouve en exil à Babylone. C’est une histoire de crise spectaculaire dont les conséquences ont plongé le peuple dans une léthargie assimilable à une crise sanitaire, ferment du désespoir : vers la fin du 7e siècle AV JC, alors que le royaume d'Israël a déjà disparu, le petit reste de Juda bascule sous l'occupation babylonienne. Au cœur de la misère du peuple, ce message de Jérémie retenti : " J'interviendrai pour vous, j'accomplirai ma parole, je connais mon projet pour vous, vous me chercherez et vous me trouverez car vous me chercherez de tout votre cœur, je me laisserai trouver par vous. "

    La grâce de Dieu se fait présente au cœur de la crise. Il n’y a pas de raison de désespérer et de tout abandonner. L’urgence est celle de l’action, de la mobilisation vers Dieu. Il faut se réinventer pour rester debout, et l’Esprit de Dieu qui regénère est déjà à notre porte : le Seigneur se laisse trouver. Nous sommes enclins à prendre plus de temps à analyser les événements, et à suivre des commentaires contradictoires et stressants.  L’heure est à la recherche de Dieu, trouvons en lui des ressources qui nous permettent de passer avec confiance et espérance, ces moments d’épreuve. Amen.

    Prière

    En cette période où on parle principalement de maladie et de mort, au sens propre comme au figuré, nous voulons nous engager à être des prophètes de l’espérance : aide-nous Seigneur à y parvenir, car ton plan pour l’humanité est un plan de salut et non de mort. Par le nom de Jésus-Christ, ton Fils notre Seigneur et Sauveur. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 1er mai 2020

    Gn 11,1-9

    La terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots. 2 Or en se déplaçant vers l'orient, les hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar et y habitèrent. 3 Ils se dirent l'un à l'autre : « Allons ! Moulons des briques et cuisons-les au four. » Les briques leur servirent de pierre et le bitume leur servit de mortier. 4 « Allons ! dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre. » 5 Le SEIGNEUR descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils d'Adam. 6 « Eh, dit le SEIGNEUR, ils ne sont tous qu'un peuple et qu'une langue et c'est là leur première œuvre ! Maintenant, rien de ce qu'ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible ! 7 Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres ! » 8 De là, le SEIGNEUR les dispersa sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. 9 Aussi lui donna-t-on le nom de Babel car c'est là que le SEIGNEUR brouilla la langue de toute la terre, et c'est de là que le SEIGNEUR dispersa les hommes sur toute la surface de la terre.

     

     

    Quand l’orgueil accompagne la réussite, l’humiliation s’en suit.

     

    Plusieurs sociétés en ce XXIe siècle s’entendent comme laïques. Ce mot est quelque peu complexe ; pour beaucoup, derrière le mot se hisse une volonté de minoriser, voire de faire disparaître tout ce qui est religieux, tout ce qui est religion, et particulièrement le nom qui légitime l’existence même des religions à savoir Dieu. Dieu, ce nom ne doit plus être prononcé dans certains espaces, dans certains milieux. D’ailleurs dans son CV, il vaut mieux ne pas mentionner comme activité associative, son appartenance religieuse même si la religion est classée comme association.

    Cette propension à écarter Dieu de sa création et à le remplacer n’est pas nouvelle, elle se manifeste dans l’histoire de l’humain chaque fois que la réussite ou le succès arrivent: l’orgueil et l’ostentation lui donne alors un sentiment de grandeur et de supériorité pas seulement par rapport aux autres humains, mais aussi, vis-à-vis du créateur. Plus l’humain découvre ses potentialités à innover et à trouver des solutions, plus le désir de comploter contre Dieu devient grand.

    L’orgueil des humains, se coalisant pour se faire un centre, et un nom sans Dieu est biblique. C’est ce que témoigne le récit de la tour de Babel, entendu aussi comme celui de la confusion: en effet ce qui se passe, c’est que le génie des habitants a été à l’honneur dans la découverte des procédés qui permettent d’utiliser des matériaux locaux pour fabriquer des pierres artificielles, dans une région qui n’a pas de Pierre. Cette découverte révolutionne la construction, et favorise le passage de l’habitat précaire au solide. Voilà un succès qui transforme complètement le paysage. Seulement, le succès monte à la tête, et les gens de Babel rêve d’un autre projet énorme, celui de la construction d’une tour dont l’objectif présente deux rêves clairement définis: atteindre le ciel, et prendre la place de Dieu. Le texte en effet précise que dans le projet de construction  des babyloniens, le sommet doit atteindre le ciel. Le ciel est le lieu où habite Dieu ; il s’agira donc de trouver Dieu là où il habite. Le deuxième objectif, est de se faire un nom ensuite. Se faire un nom après avoir atteint le ciel, a le sens de s’identifier sur ce lieu de l’habitation de Dieu, c’est marquer son espace. Deux objectifs: atteindre Dieu, et s’installer à sa place. Il faut se faire un nom pour ne plus quitter, pour ne plus aller ailleurs, pour ne pas être dispersés.  Dans le jargon politique contemporain, on parlera de complot, ou de préparation à un coup d’Etat. Allons ! dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre. (v4).

    Les prétentions à l’unité seront donc stoppées, marquant ainsi l’échec de toute tentative humaine à unir ses forces dans le but de tenir tête à Dieu, et surtout de travailler pour sa propre gloire. Le Seigneur brouille le langage des gens de Babel et les disperse : De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville (v8).  Des orgueilleux, le Psaume 2,4 dit : Il rit, celui qui habite le ciel, le Seigneur se moque d’eux.

     

    PRIERE

    L’épître aux hébreux dit qu’Abraham par la foi, séjourna dans la terre qui lui avait été promise, comme dans une terre étrangère : Seigneur, accorde nous la grâce de suivre les traces du père de la foi. Nous sommes de passage sur cette terre, personne n’est immortel; que la crainte de toi nous rende humble, respectueux de Tes humains que tu as créés libres et de Ta création. Par Jésus Christ à qui revient toute  gloire. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation de fin d'année, Décembre 2021

    Les eaux ne deviendront plus jamais un Déluge qui détruirait toute chair (Gn9,15b)

    Nous arrivons à une fin d’année 2021 marquée par des événements de toutes sortes, lesquels nous ont touchés positivement ou négativement, et dont les conséquences continuent à impacter notre vie. Nous louons le Seigneur pour les lumières de proportions différentes qui ont jalonné nos vies, et pour les forces qu’Il nous donne pour faire face aux épreuves.

    La pandémie a repris de plus belle, au moment où on croyait que le Covid Safe Ticket en signalait presque la fin. Aussi, n’avons-nous pas fini de pleurer nos morts des suites de Covid 19, des autres maladies, des accidents et des violences.

    Il y a aussi entre autres, les conséquences des inondations du mois de juillet encore présentes sous nos yeux, et les collectes pour venir en aide aux sinistrés se poursuivent. Ces inondations devenues planétaires et expérimentées en Belgique par beaucoup, nous ont permis d’asseoir l’idée que l’être humain est allé très loin dans son engagement pour des activités qui mettent à mal l’environnement. Les incendies difficilement maîtrisables en sont aussi des conséquences. Si on pense avoir pris conscience de cette situation, la rencontre de la COP 21 du mois de novembre sur laquelle nous avions mis nos espoirs, ne s’est pas soldée par des décisions de nos rêves, pour une résolution immédiate des questions environnementales.

    Sur tous les plans, nous nous posons des questions sur l’avenir : y a-t-il des raisons d’espérer en un avenir certain? C’est bien au cœur de ces défis que nous allumons la première bougie de l’Avent, pour célébrer cette période où brillent les lumières des bougies et des guirlandes allumées par les croyants et les non croyants ; c’est le temps où nous préparons la grande célébration de noël. Noël est la réponse aux innombrables questions que nous nous posons, c’est la promesse positive de Dieu, qui commence depuis son alliance avec Noé (il n’y aura plus de razzia humaine), elle nous est aussi annoncée par le prophète Esaïe: il faut accueillir l’enfant Roi, et nous ouvrir aux nouvelles possibilités qu’Il nous ouvre.

    Est-ce que la présence d’un « enfant Roi » a un sens au moment où nous sommes confrontés à des forces si violentes? Beaucoup de forces se déchaînent dans le monde : la nature elle-même poussée à nuire par le fait des humains, et les humains contre les humains, par la construction des flottes de guerre de plus en plus performantes, l’imagination des méthodes de destruction rapide et massive. Est-ce donc proportionnel que Dieu mette en rapport ces forces brutes avec un Prince de Paix qui arrive comme un bébé sans défense, sans armes de guerre humaines? Est-ce que ce rapport de force est suffisant pour rassurer les humains, et surtout ceux qui encore, nient l’existence même du créateur ? Voltaire comme beaucoup a dit : « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger ».

    Pour Dieu, le rapport entre la puissance apparente « des puissants du monde » et la fragilité de l’enfant Roi est proportionnel, et c’est de cette vision de la proportionnalité très spéciale aux yeux des humains, que découle la paix : Dieu se fait proche des humains qui sont tous et toutes sans exceptions, faibles et fragiles : les inondations tout comme les incendies ici et ailleurs n’ont pas fait de tri, la Covid 19 n’a pas épargné les puissants, les faibles, et les violents. Oui, Dieu se fait proche de nous; il nous dit sa tendresse, son amour, sa miséricorde. Par sa Parole, et par la force de l’Esprit Saint, Il nous arme pour nous en sortir. Mais c’est bien à nous humains de choisir, c’est à nous de décider.

    Pour ce Noël, je vous exhorte à vous accrocher à cet espoir en priant spécifiquement :

    Pour que l’audace et le courage qu’offre le Saint Esprit viennent remplacer la peur dans votre vie.

    Pour que le Seigneur indique à chacun.e selon la mission et les moyens qu’Il lui donne, comment devenir un agent de paix pour sa famille, pour son église, pour son pays, pour le monde et l’environnement.

    En cette période de fin d’année, puisse chacun.e ressentir vivement cette proximité de Dieu !

    Qu’elle vous garde dans la paix et dans l’espérance en Jésus- Christ.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 7 juin 2020

    Jn 8, 31-32

    31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; 

    32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.

     

    La Vérité reconnue me rend libre, humble et paisible.

     

    Les deux versets de l’évangile de Jean que nous méditons aujourd’hui mettent en rapport la Vérité et  la Liberté: vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.

    La vérité, agir selon la vérité, faire la vérité, être vrai c’est quoi? La question est vaste et peut être abordée sous divers angles, mais le sens fondamentalement ne varie pas. En tant que chrétiens et chrétiennes, méditons sur ces versets en nous laissant guider par de petites questions toutes simples:

    Est-ce que je sais rendre gloire à Dieu lorsque les gens commencent à me féliciter pour une réalisation quelle qu’elle soit? Lorsqu’un projet que j’ai nourri, ou alors qui m’a été inspiré abouti, quelles sont les vérités à établir, qui est à l’origine du succès? Quelles sont les implications de ma prise de conscience de cette réalité?

    Les humains ne sont pas des supers humains, il n’y en a pas. Pour que nous puissions nous réjouir d’un projet qui aboutit, il y a toujours la contribution d’au moins une personne. Il faut reconnaître que mes parents, ma maîtresse à l’école maternelle, mon instituteur.trice, mon professeur m’ont élevé et enseigné en posant des bases de la personne que je suis devenue. Derrière ma réussite ou mes réalisations, il y a la reconnaissance d’un charpentier qui fabrique du matériel utilisé, d’un gouvernement qui œuvre à créer et à encourager la création des emplois dont le mien, qui me fait gagner de l’argent pour acheter ce dont j’ai besoin pour accomplir mon projet ; ma réussite, ce sont des idées que je reçois gratuitement des proches ou que je lis gratuitement sur internet et qui sont publiées par des personnes qui ont sacrifié des nuits et des jours à réfléchir et à écrire; ma réalisation, c’est la grâce divine qui dispose les cœurs généreux, Dieu lui-même qui mobilise et place des leviers, très souvent même une voix qui dit courage, pour nous débloquer au moment où les défis risquent de tout arrëter.

    Lorsque dans un pays, nous pouvons trouver du travail même si ce n’est pas celui dont nous rêvons et qui nous fait vivre, c’est que derrière il y a des dirigeants qui ont le souci des peuples dont ils sont les bergers, il y a aussi un peuple qui sait d’une manière ou d’une autre stimuler ses dirigeants pour qu’ils ne se prennent pas la tête. Aujourd’hui, nous n’avons pas de l’argent parce qu’on est très fort: il y a en amont de tout résultats, des intelligences multiples et diverses, des volontés et des bienveillances; viennent alors s’ajouter notre volonté et nos compétences qui elles, ne tombent pas du ciel.

    Nous ne sommes pas des dieux et des déesses, nous sommes le fruit de bonnes volontés des autres humains connus et inconnus, le fruit de la bienveillance de Dieu, et de celle qu’Il imprime dans les cœurs des autres, d’où la nécessité d’être humble, et vrai. Vrai pour reconnaître que nous ne sommes rien sans les autres et sans Dieu, vrai pour baisser les épaules et regarder le prochain quel qu’il soit avec respect et reconnaissance, même pour ce qu’il fait ici ou ailleurs, et dont nous n’avons pas connaissance.

    Cette vérité, c’est elle qui me met mal à l’aise et  me libère ; c’est aussi elle qui me juge et non les autres humains, lorsque je suis prétencieux.ce au point de me présenter comme un dieu; cette vérité, elle me rappelle à l’ordre lorsque j’ai du mépris pour celles et ceux qui, visiblement ou invisiblement ont posé des jalons de ma réussite; cette Vérité, elle me rappelle à l’ordre lorsque le désir de paraître m’emmène à habiter un monde imaginaire dans lequel je me sens puissant.e et méprisant.e pour les autres humains que je considère comme objet, que je stigmatise et sur lesquels j’imprime des préjugés. Reconnaître cette vérité me libère, me décongestionne et m’enrichi.

    C’est ensemble que les humains existent et se réalisent, et Dieu est le lien entre eux: c’est une vérité à reconnaître. Gloire soit rendue à Dieu qui fait bien toute chose.

     

    PRIERE

    Seigneur à travers ta parole, tu nous dis que  seule la vérité nous rendra libre.  Dispose-nous à reconnaître et à accepter la Vérité. Par Jésus-Christ, le Chemin, la Vérité et la Vie. Amen

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 1er juin 2020

    Jean 20, 19-23

    Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Juifs, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d'eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. » 20 Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. 21 Alors, à nouveau, Jésus leur dit : « La paix soit avec vous. Comme le Père m'a envoyé, à mon tour je vous envoie. » 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l'Esprit Saint ; 23 ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

     

    Que ton Esprit de paix et de libération motive et dynamise nos dé-confinements

     

    L’apparition de Jésus entraine une succession de faits à souligner :

    Il annonce la paix ; la paix inaugure une période nouvelle pour les disciples auparavant  traumatisés et confinés. La peur disparaît pour faire place à la paix, à la quiétude et à l’assurance, car la présence du Ressuscité comble le vide qui a orchestré la paralysie, d’où l’enfermement.

    Cette rencontre aussi, a pour but de rassurer les disciples : Jésus leur montre ses mains et son côté. Les mains, afin qu’ils notent les traces des clous qui l’accrochaient sur le bois lors de la crucifixion, et le côté pour qu’ils se remémorent l’endroit qui avait été transpercé à la même occasion. L’objectif pour l’évangéliste lorsqu’il relate ces faits, c’est de montrer que celui qui apparaît lorsque les portes sont fermées, et qui transcende la matière, est bel et bien celui qui fut crucifié : c’est Jésus de Nazareth, le Maître dont les disciples sont les suiveurs. Ce n’est donc pas un fake Jésus, comme on le dirait aujourd’hui.

    Jésus revient, pour que se mette en place, la suite de sa Mission à travers les disciples. Ces derniers n’initieront pas une mission nouvelle, mais ils poursuivront l’œuvre que Jésus a accompli au milieu d’eux, en étant accompagné non par Jésus, mais par le Saint Esprit, le paraclet. Le paraclet, c’est le consolateur, c’est celui qui comble le vide.

    La paix est donc le signe de la mission que Jésus confie à ses disciples, et il le fait par transmission. En effet, Jésus a reçu sa mission de son Père , à son tour il envoie ses disciples. Les disciples seront au service du Christ, de la même manière que Christ l’a été, en donnant le signe de paix, en lavant les pieds. Donner la paix et laver les pieds sont deux symboles qui résument dans une certaine mesure, l’œuvre de Jésus-Christ : le disciple devra faire sur lui-même, un travail qui lui procure une capacité d’aimer et d’être empathique d’une part, et détermination à œuvrer pour le bien être, et la libération des brebis du Seigneur d’autre part.

    Il s’agit bien d’une mission, pour laquelle la volonté et les capacités humaines seules ne suffisent pas. Voilà qui explique l’octroi du Saint Esprit. Jésus donne aux disciples, le Saint Esprit pour les accompagner dans une mission aussi difficile que celle qu’il a menée jusqu’à donner sa vie. En effet, les disciples doivent témoigner dans un monde qui leur est hostile.

    Le don du souffle dont il est question au verset 22 consacre une nouvelle naissance. Le souffle rend vivant ces disciples apeurés et confinés, le souffle les remets debout pour la mission, avec cette vigueur qui leur a fait défaut pendant cette période de confinement au cours de laquelle ils étaient inactifs et sans projets. C’est une nouvelle vie qui s’ouvre pour eux, pleine de dynamisme et de détermination pour transformer la peur en assurance, la tristesse en joie, l’inactivité en activité par la proclamation d’une parole de libération et de pardon des péchés. Que le Seigneur nous soutienne afin que nous laissions son Esprit agir en nous. Amen.

     

    PRIERE

    Seigneur, c’est une année toute particulière au cours de laquelle la Pentecôte dans la quasi-totalité du monde, est authentiquement célébrée dans le confinement.  Au moment où la majorité des Etats entame un dé-confinement progressif, que ton Esprit motive et dynamise cette nouvelle naissance afin que transformés, nous intégrions ton message de paix et de libération dans nos vies. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué