Bonne Année !!!

C’est ici un vœu que nous allons nous souhaiter tout le long du mois de janvier 2025. Est-ce un slogan que l’on se donne tout simplement le devoir de répéter au moment venu, ou alors un souhait derrière lequel se dresse une invitation, un engagement, un appel à un déplacement parfois douloureux des habitudes et des attitudes qui empêchent que notre année soit vraiment bonne?

Pouvons-nous prendre quelques minutes pour réfléchir sur la signification des vœux que nous nous adressons ? Pouvons-nous oser une autre formulation ? Par exemple, as-tu déjà identifié des choses de ta vie qui sont un frein à ton épanouissement, et par ricochet à celui du groupe, de la famille, de la communauté, et que tu peux changer si tu le veux?

Il y a des choses qui dépendent de moi comme pardonner, et celle qui ne dépendent pas de moi comme l’acceptation du pardon que j’offre. Mais la question est bien à mon niveau car c’est le lieu de ma libération : puis-je moi, avoir la volonté de demander l’aide de Dieu pour inverser les situations qui ne m’épanouissent pas? Il ne s’agit pas de scruter les autres, mais moi-même ; les freins des autres, ils s’en occupent.

En effet, Jésus à travers sa parole nous fait comprendre que lorsque les choses ne fonctionnent pas comme nous l’entendons, il faudrait d’abord faire un travail sur soi, car très souvent c’est le regard que nous portons sur les choses qui fait problème, et non les choses en elles-mêmes. Très souvent aussi, ce ne sont pas les personnes que nous incriminons qui sont le problème, mais le regard que nous portons sur elles. C’est pourquoi Jésus demande à son interlocuteur de faire le premier pas lorsqu’il constate, mieux lorsqu’il se souvient qu’il y a un problème avec le frère ou la sœur : « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande » (Matthieu 5, 23-24). C’est à moi de réfléchir si tout va bien. L’évangéliste fait état d’une situation qui brise l’harmonie personnelle, indépendamment de qui est responsable. Si l’harmonie est brisée, il faut trouver la solution. Et la meilleure solution, c’est de se libérer d’abord soi-même en pardonnant. Il n’y a pas meilleure libération que celle-là, car elle dépend entièrement de soi-même, et ne nécessite même pas l’approbation de l’autre. Le pardon est un DON. Pardonner, c’est donner de l’amour dans toutes les situations : Jésus sur la croix, à ses persécuteurs (Luc 23,34) ; au brigand (Luc 23,43).

Je nous recommande, au début d’une nouvelle année, cette exhortation de l’apôtre Paul : Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même. Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Vivez dans l’action de grâce (Colossiens 3, 13-15)

Que cette année soit vécue dans l’obéissance à notre Seigneur,

Quelle soit favorable à chacune et à chacun.

Priscille Djomhoué, Pasteure

 
×

Gestion des cookies

priscille-djomhoue.e-monsite.com dépose des cookies pour améliorer votre expérience de navigation, mesurer l'audience du site internet, afficher des publicités personnalisées, réaliser des campagnes ciblées et personnaliser l'interface du site.