Méditation du 28 avril 2020

Psaume 46,2-8a

Dieu est pour nous un refuge et un fort, un secours toujours offert dans la détresse. 3 Aussi nous ne craignons rien quand la terre bouge, et quand les montagnes basculent au cœur des mers. 4 Leurs eaux grondent en écumant, elles se soulèvent et les montagnes tremblent. 5 Mais il est un fleuve dont les bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. 6 Dieu est au milieu d'elle ; elle n'est pas ébranlée. Dieu la secourt dès le point du jour : 7 Des nations ont grondé, des royaumes se sont ébranlés ; il a donné de la voix et la terre a fondu. 8 Le SEIGNEUR, le tout-puissant, est avec nous.

 

 

La foi, pour vaincre la peur

 

Le dé-confinement est annoncé, et l’inquiétude a envahi les parents, certainement aussi le personnel enseignant ; ce qui est tout à fait normal. C’est pourtant une réalité qu’il va falloir affronter à un moment où à un autre.

L’inquiétude s’explique, parce qu’après avoir passé à peu près deux mois avec des enfants à l’intérieur, ils doivent devoir maintenant, se lancer tout en apprenant, dans une nouvelle vie à l’école, sur le chemin de l’école, dans les bus etc. A la maison, où ils ont passé tout ce temps, il n’y avait pas de règles de distanciation, il n’y avait pas de masque surtout avec la chaleur qui s’annonce. Mais une fois lâchés dans la cours de l’école, dans les salles de classe, dans le bus pour beaucoup, alors que la pandémie suit encore son bonhomme de chemin, on ne sait pas si les tout petits s’adapteront au premier coup; on redoute alors en ce moment crucial, les conséquences des erreurs de l’apprentissage.

On redoute aussi une autre situation, l’inquiétude du personnel enseignant qui pourrait s’expliquer de plusieurs manières; comment gérer le moral et les humeurs des enfants qui ne pourront plus jouer comme par le passé pour se défouler lorsque la pression monte, et comment pouvoir passer efficacement leur enseignement aussi, lorsque les pensées sur la pandémie sont présentes?

Devant cette crainte qui risque immobiliser plusieurs et empêcher de prendre en considération des attitudes salutaires, le psaume 46 apporte réconfort et assurance: Aussi nous ne craignons rien quand la terre bouge, et quand les montagnes basculent au cœur des mers … le Seigneur, le tout puissant est avec nous (V3.8a). Ce psaume célèbre la victoire de Dieu sur toutes les forces qui mettent la vie en danger : les forces naturelles, et les forces humaines se sont inclinées devant Israël, précisément devant Jérusalem. Au moment où la terre est chamboulée, les montagnes secouées, lorsque grondent les flots de la mer (v3-4), Jérusalem est préservée. La ville est érigée sur la montagne de Sion, mais ne bouge pas; elle est dite pleinement confiante, tranquille, parce que Dieu habite en elle (v. 5-6).

La présence divine au temple de Jérusalem protège toute la ville et garantit sa solidité, et sa stabilité. La sécurité de cette ville fait d’elle un refuge, d’où la confiance absolue du peuple dans les situations les plus dramatiques.

La présence de Dieu, la prise de conscience qu’Il est à côté évacue la peur, redonne la confiance et motive, pendant les moments traumatisants. Face à l’inquiétude de sortir à nouveau, et de se lancer dans un extérieur devenu hostile par la présence du virus, mettons notre confiance en Dieu qui nous arme pour ressortir avec assurance, et qui nous protège.

 

PRIERE : Prions avec les sœurs protestantes de Pomeyrol.

Seigneur,

Je ne crains rien aujourd’hui.
Aucun danger, car tu es mon bouclier.
Aucune perte, car tout t’appartient.
Aucune souffrance, car tu m’aides à la surmonter.
Aucune déception, car tu veux me donner mieux.
Aucun ennemi, car il est aussi aimé de toi.
Aucune difficulté, car tu m’aides à faire face.

Amen.

Pasteure Priscille Djomhoué