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  • Culte interactif du 5 avril 2020

    Dimanche des rameaux

    Accordéon

    ACCUEIL

    Hosanna, Hosanna, Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

    C’est aujourd’hui, le dimanche des rameaux, la joie de l’entrée à Jérusalem, Jésus sur son âne, la foule qui étend manteaux et branches pour l’acclamer.

    Cette année, il n’y aura ni foule, ni acclamations. 

    Voilà la crise, la pandémie, l’impuissance, le vide, la solitude, les liens à vivre à distance, le temps qui s’égrène à la maison...

    La foule au jour des Rameaux a crié : « Gloire à Dieu ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! » 

    Pouvons-nous aujourd’hui lancer cette acclamation ?

    Ce matin, j’ai libéré mon tapis, je me suis agenouillée et j’ai dit « Hosanna au plus haut des cieux, bénit soit celui qui vient au nom du Seigneur » ! Car même si ce n’est pas la fête, même s’il y a les angoisses de demain, même s’il y a les peurs pour les proches, je veux louer le Seigneur encore et toujours et croire qu’aux jours des fêtes comme aux jours des crises, Jésus est là, il passe, il vient à moi, il entre non pas dans Jérusalem mais dans ma vie, dans mon cœur, dans mon appartement.

    Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre père et du Seigneur Jésus-Christ. Amen.

    PRIERE

    Merci, Seigneur, parce que nous pouvons compter sur toi : chaque matin, tu renouvelles nos forces et notre courage, et rien ne pourra nous séparer de ton amour.

    Nous savons qu'il n'est pas facile de suivre Jésus aujourd'hui.

    Nous n'avons pas tous les jours envie de confesser que nous sommes tes disciples.

    C'est pourquoi nous te demandons de fortifier notre foi : Rends-nous capables de faire face, mets à nos côtés des hommes et des femmes dont l'exemple nous sera un appui.

    Eloigne de nous la crainte et la peur lorsqu'il s'agit d'obéir à toi plutôt qu'aux hommes.

    Précède-nous, Seigneur, sur le chemin que nous suivons.

    Attends-nous, lorsque nous aurons peine à suivre.

    Rappelle-nous sans cesse à toi, afin de nous montrer ce qui nous attend encore, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Amen !

    Cantique 219       Laisse-nous Seigneur entrer

    PRIERE

    Hosanna ! Gloire à toi, Jésus notre Seigneur !

    Nous te célébrons, toi, l'envoyé du Père, le Messie promis, le Sauveur du monde.

    Avec tous ceux qui t’ont reconnu le temps où tu nous as visités, nous te louons et nous te rendons grâce …

    Pardonne-nous nos fautes, nos lâchetés, nos silences et nos infidélités.

    Fais-nous vivre dans la joie de ton pardon.

    Dans cette confiance et dans cette joie, nous te prions de nous remplir de ton esprit pour être toujours plus, en ce monde, témoins de la vie que tu donnes.

    Rends-nous disponibles pour toi et pour ceux qui ont besoin de foi, d'espérance et par-dessus tout d'amour.

    Viens au secours de ceux qui ne s'attendent pas à toi parce qu'ils ne te connaissent pas encore.

    Garde-nous humbles et fidèles, tiens-nous debout jusqu'à la fin ! Amen.

    Cantique 626,1-2 J’ai soif de ta présence

    LECTURE BIBLIQUE Marc 11, 1-11

    Introduction au partage de la parole

    PARTAGE INTERACTIF DE LA PAROLE DE DIEU

    Accordéon

    PRIERE COMMUNAUTAIRE

    CONCERT DE LA COMMUNAUTE

    ANNONCES

    PRIERE D’INTERCESSION

    Seigneur, nous sommes loin de toi !

    Nous sommes emportés par nos soucis, nos plaisirs, nos souffrances, nos fuites, nos quêtes de choses diverses.

    Et quand nous nous approchons de toi, c’est parfois, c’est souvent, pour te chercher là où tu n’es pas ou t’imaginer tel que nous voudrions que tu sois.

    Aide –nous à crier sur notre chemin, là où tu veux croiser notre route.

    A crier à toi, crier vers toi, crier que nous comprenons que tu désires nous donner l’envie d’entrer dans ta vie maintenant.

    Nous avons besoin que tu viennes restaurer nos vies.

    Aide- nous aussi à crier pour l’autre, non pas pour le faire taire, mais pour l’encourager, pour lui dire ; Va ! Il t’appelle !

    Nous te prions pour notre monde en souffrance, pardonnes-nous nos fautes, notre orgueil, notre égoïsme, notre désir toujours renouvelé d’accumuler l’argent, le profit et le matériel, pardonne-nous notre silence, lorsqu’il a fallu que nous parlions, pardonne nous notre inertie, lorsqu’il a fallu que nous nous levions contre tous ces ismes qui nous conduisent à la désolation ; pardonne et relève-nous, par le précieux nom de ton file Jésus-Christ qui nous a appris à prier ainsi :

    Notre Père

    qui es aux cieux,
    que ton nom soit sanctifié,
    que ton règne vienne,
    que ta volonté soit faite,
    sur la terre comme au ciel.
    Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
    pardonne-nous nos offenses,
    comme nous pardonnons aussi
    à ceux qui nous ont offensés
    et ne nous soumet pas à la tentation,
    mais délivre-nous du mal.

    Car c’est à toi qu’appartiennent

    Le règne, la puissance et la gloire

    Pour les siècles des siècles.
    Amen.

    EXHORTATION ET BENEDICTION

    Nous sommes entrés dans la semaine sainte.

    Pour beaucoup, Dieu semblera plus "sensible", plus proche. C'est par nous qu'elle pourra être vraiment une semaine de la grâce de Dieu !

    Que le Seigneur vous bénisse et vous garde,

    Que le Seigneur fasse resplendir sa lumière sur vous et vous accorde sa grâce.

    Allez en paix, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

    Amen.

    Cantique 882       Que la grâce de Dieu

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    ANNEXE : Marc 11, 1 à 11 ©NBS

    1Alors qu'ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, il envoie deux de ses disciples 2en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; sitôt que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est encore assis ; détachez-le et amenez-le. 3Si quelqu'un vous dit : « Pourquoi faites-vous cela ? », répondez : « Le Seigneur en a besoin ; il le renverra ici tout de suite. »

    4 Ils s'en allèrent et trouvèrent un ânon attaché dehors, près d'une porte, dans la rue ; ils le détachent. 5Quelques-uns de ceux qui étaient là se mirent à leur dire :

    Qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi détachez-vous l'ânon ? 6Ils leur répondirent comme Jésus l'avait dit, et on les laissa aller.

    7 Ils amènent à Jésus l'ânon, sur lequel ils lancent leurs vêtements ; il s'assit dessus. 8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d'autres des rameaux qu'ils avaient coupés dans la campagne.9Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient criaient :

    Hosanna !

    Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

    10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père !

    Hosanna dans les lieux très hauts !

    11 Il entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout regardé, comme il était déjà tard, il sortit vers Béthanie avec les Douze.

     

  • C'est l'été !

    juillet-août 2022

    C’est l’été !

    Le ciel est beau, le soleil est au rendez-vous, et les réservations sont faites pour partir, pour certains. Partir, parce qu’on veut changer, parce qu’on on veut se ressourcer, parce qu’on aspire au bien -être ou au bonheur. L’année a peut-être été très chargée de travail, chargée en émotion joyeuse ou triste, chargée en difficulté : on aspire alors à un relâchement, et à une relaxation ; on recherche l’harmonie, et la beauté. Au bout du fil, on veut être heureux.

    Mais l’être humain à tendance à se comporter comme s’il allait cueillir ou trouver ce bien-être quelque part, dans un lieu de rêve. Il a l’impression qu’en quittant ce qui ne fonctionne pas, en quittant le lieu où il est mal à l’aise, il doit retrouver un autre où il se sent bien. C’est à peu près ce qui se passe lorsqu’on quitte une communauté chrétienne pour une autre, avec l’objectif d’y trouver plus de joie, plus de bonheur. Est-ce que la joie et le bonheur sont extérieurs à nous ?

    La joie et le bonheur, nous l’avons et c’est à nous de décider de les partager pour en profiter. C’est la condition. Oui, il faut partager ces choses pour en jouir, car quel que soit le lieu où on décide de passer ses vacances, on reviendrait aigri et déçu si on n’envisage pas cette quête comme étant une dynamique dans laquelle il faut au préalable contribuer, il faut d’abord donner. Le bonheur ce n’est pas un fruit à cueillir, mais il se trouve dans le partage; ce n’est jamais quelque chose à prendre pour soi. Compris de cette manière l’hiver, le printemps et l’été, seront des moments de joie, quel que soit le lieu où on se trouve. Qu’on parte ou qu’on ne parte pas, il y a de la joie pour tout le monde.

    Cet été 2022, soyez attentif à cette disposition personnelle: la joie des vacances, c’est dans le don et la réception, c’est dans l’ouverture à l’autre, et à ce qui vient: «  il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir » (Actes 20,35). François d’Assise le dira autrement dans sa prière : «  … Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve … »

    Je vous souhaite de belles vacances, de belles expériences. Revenez avec beaucoup de bons témoignages à partager à la première étude biblique du mois de septembre.

     

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 14 avril 2020

    Ac 4,32-35

    32 La multitude de ceux qui étaient devenus croyants était un seul cœur et une seule âme. Personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais tout était commun entre eux. 33Avec une grande puissance, les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grande grâce était sur eux tous. 34Parmi eux, en effet, personne n’était dans le dénuement ; car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu 35et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on distribuait à chacun selon ses besoins.

     

    Vie de zombie, ou vie admirable ?

     

    Le XXIe siècle naissant a vu se développer les nouvelles technologies considérées comme plus hautes que celles du siècle précédent. En se déployant dans tous les domaines de notre vie que sont l’information, les Sciences, l’économie, l’éducation, la santé etc., cette technique très évolutive s’est donné le mandat de rendre plus accessible les rapports entre les humains, et avec les machines.

    Innovation est le nouveau mot qui s’est greffé à tout ; mais, l’accessibilité prétendue entre les humains a fait naître un éloignement encore jamais vu dans les rapports entre ces derniers, au point où même la vie dans la famille en a pris un grand coup : se parler, communiquer en famille, sous un même toit, est une habitude à réapprendre.

    Sur le plan économique, il y a eu une énorme création des richesses : les budgets des Etats ont connu depuis lors une hausse exponentielle, les autoroutes se sont multipliées, les gattes ciel ont poussé comme des champignons. Mais très rapidement, on a vu une classe de nouveaux riches émerger, et se caractérisant par un effectif très réduit, une classe moyenne disparaître progressivement, et une classe très pauvre se déployer comme nouveau visage de l’humanité.

    Même le rapport avec Dieu a pris un grand coup, conformément à cette prédiction attribuée à tort ou à raison à Malraux, et comprise de la manière suivante: Dieu n’est plus forcément celui avec qui il faut entrer en communion, mais celui qui désormais est utilisé même par le non croyant, comme moyen de s’enrichir (l’argent) et de gagner des élections (le pouvoir).

    Devant l’image d’un monde post-moderne marqué par une pauvreté extrême, un monde où la dignité humaine semble reléguée au second plan, se place encore celle de l’antiquité où les rapports humains venaient en premier, où la famille était sacrée, et où les mots partage et solidarité et don n’avaient rien à voir avec l’endettement, la soumission et la paupérisation programmée jusqu’à disparition des affaiblis.

    Les Actes des apôtres dresse l’image d’une communauté de vie admirable, dans laquelle l’action du Saint Esprit est visible dans la qualité de vie des membres : il est dit que ces membres avaient tout en commun, il n’y avait pas d’indigent parmi eux, et une grande grâce était sur eux tous.

    Ce qu’il convient de comprendre dans ce texte, c’est que le style de vie de la communauté ne consiste pas à niveler les niveaux de richesse, il n’est pas question de supprimer la propriété privée, mais de réaliser l’unité des cœurs et des âmes : concrètement, ceux qui ont beaucoup vendent leur surplus, ou leur superflus et remettent le montant aux apôtres qui organisent une redistribution aux membres de la communauté en tenant compte des besoins de chacun.

    On expérimente dès lors un monde dans lequel chaque personne est visible et considérée, où la vie de chacun.e compte et a du prix, un monde où personne n’est indifférent à la présence et à la détresse de l’autre, un monde où l’autre est regardé, non pas comme objet ou moyen d’obtenir un intérêt quelconque, mais comme l’humain avec lequel on partage cœur et âme.

    Comment donc comprendre ce texte qui laisse échapper une telle énergie de vie et une admiration sans pareilles, à l’heure où le spectre de la mort plane sur l’humanité toute entière? Comment entendre aujourd’hui les mots don, partage et solidarité? Pour quelle vie rêvons-nous maintenant : une vie admirable, ou une vie de zombies et de zombifiées?

    PRIERE

    Eternel Dieu tout puissant et miséricordieux, nous devons réapprendre à Te connaître, et à communier avec Toi. Que ton Esprit Saint dans le monde, soit accueilli, pour réaliser l’unité des cœurs, et l’unité des âmes. Par Jésus-Christ, le Ressuscité. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 21 avril 2020

    Mt 19, 16b-17 ; 20-22

    « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » 17 Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur le bon ? Unique est celui qui est bon. Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » (…) 20 Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé. Que me manque-t-il encore ? » 21 Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi ! » 22 A cette parole, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

     

    L’argent ou  la vie ?

    A la question de savoir ce qui entrave l’épanouissement de l’être humain, il me semble qu’il n’y a plus de recherche à faire : la réponse est trouvée de plus la nuit des temps, et elle se trouve sous les yeux malvoyants des hommes et des femmes formatés par les conventions sociales, pour regarder ailleurs. Jésus avait lui aussi incriminé l’argent, plus précisément l’obsession de l’argent.

    Jésus a bien compris qu’entre l’être humain et la Vie s’interpose l’argent ou l’avoir. L’argent est un moyen utilisé pour acquérir des biens (il y a eu d’autres moyens à travers l’histoire humaine). Mais il semble plutôt perçu  et considéré comme condition et substitut à la vie. Et c’est cela qui fait problème.

    Un jeune homme était suffisamment riche, mais accablé par un mal être, témoin  d’une vie absente. Il posa donc à Jésus la question au bout de laquelle il espérait retrouver sa vie : Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? La première réponse de Jésus est bien celle que le pasteur reprend lorsqu’il fait face aux cas similaires : Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements (Mt19, 17c). C’est une réponse généralisante, qui ne pointe pas du doigt le problème: et ça ne marche pas pour quelqu’un qui ne veut pas/peut pas trop réfléchir pour chercher dans un ensemble très vaste, une seule chose qui lui manque. Jésus a très bien compris, lorsque ce dernier lui dit avoir déjà tout observé les commandements, et que le résultat escompté ne s’est pas présenté.

    Jésus doit donc nommer le mal : le jeune riche doit se défaire de l’omniprésence de l’argent. Pour voir la vie, il faut se décharger de l’obsession de l’argent. L’argent s’interpose entre l’homme et la vie, l’argent l’obsède, l’argent possède et empêche d’être soi-même et d’exister.

    L’être humain aujourd’hui aussi, manipulé par le pouvoir que les conventions sociales a donné à l’argent en est devenu l’esclave ; un esclave, c’est quelqu’un qui a perdu sa liberté, c’est quelqu’un qui ne vit plus pour lui-même, mais pour son maître. L’humain n’est plus capable de voir la vie en soi ou en réel, car elle est perçue par le prisme de l’argent, une barrière qu’il faudrait lever. Le jeune homme s’en va déçu, refusant ainsi de déposer son fardeau.

    Si l’argent aujourd’hui encore est le moyen d’acquérir les biens, la nourriture, des médicaments, il nous apparaît clair qu’en ce contexte de covid 19, il n’achète pas la vie : combien sont déjà partis, laissant derrière eux une richesse qui n’a même pas pu acheter un médicament? Comment comprendre comme le relaient les médias, les détournements des conteneurs de masques par des nations pourtant riches? Comment comprendre le manque du matériel soignant alors que des sommes énormes reposent dans des banques et des trésors publics? Combien d’argent votent et libèrent les gouvernements aujourd’hui, pour sauver la situation devant une nature qui se montre vainqueur?

    Pour l’heure, c’est encore à l’unanimité que l’on affirme que seule la nature soigne le covid 19 ; il n’y a pas encore de vaccin et de médicaments, et des personnes sont déclarées guéries. Devant beaucoup de diagnostiques positifs, les médecins recommandent aux patients de rentrer à la maison sans ordonnances, de se reposer et de revenir seulement si la situation s’empire; puis des guérisons sont constatées. Le dernier mot revient donc à la nature qui  opère le miracle. En attendant que Dieu ouvre l’esprit des chercheurs, nos vies dépendent de la nature selon les scientifiques, mais en réalité de Dieu.

    Dans un système de gouvernement du monde qui n’accouche que de cris et de gémissement, l’argent a certes un rôle à jouer, mais il n’achète pas la vie. L’heure est donc venue de se décharger de l’obsession de l’argent et de l’avoir, l’heure est venue de redonner un sens à l’argent, afin de donner aux humains la possibilité de vivre. Si nous devons vivre ou exister, il faut résolument se tourner du côté de la vie, en s’arrêtant de courir dans tous les sens, et de manière effrénée, en détruisant tout, jusqu’à la vie, pour s’arracher de l’argent. Si nous sommes confinés, c’est aussi parce que cet arrêt était nécessaire, Dieu nous l’impose pour réfléchir sur le sens de la vie et sur la place de l’argent dans nos vies.

    L’argent doit se démocratiser et être mis d’une manière ou d’une autre suffisamment, à la disposition de tous les êtres humains, afin de leur permettre d’accorder la priorité à la vie, aux valeurs de la vie. La nourriture, la santé, l’oxygène etc. tout nous est donné gratuitement ! La crise actuelle nous interroge aussi sur notre gestion des choses qui nous sont données gratuitement, pour le bien de tous.

     

    PRIERE

    Seigneur, l’argent peut devenir un piège : en ce moment de réflexion, donne aux humains et aux dirigeants de repenser la fonction de l’argent afin qu’il cesse d’être une chose encombrante. Que ton esprit nous guide pour en faire la chose la mieux partagée du monde, afin que son pouvoir cesse de nous posséder. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

     

  • Méditation du 29 mars 2021, Lundi saint

    Jean 12, 1-11

    Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie où se trouvait Lazare qu'il avait relevé d'entre les morts. 2 On y offrit un dîner en son honneur : Marthe servait tandis que Lazare se trouvait parmi les convives. 3 Marie prit alors une livre d'un parfum de nard pur de grand prix ; elle oignit les pieds de Jésus, les essuya avec ses cheveux et la maison fut remplie de ce parfum. 4 Alors Judas Iscariote, l'un de ses disciples, celui-là même qui allait le livrer, dit : 5 « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ? » 6 Il parla ainsi, non qu'il eût souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, chargé de la bourse, il dérobait ce qu'on y déposait. 7 Jésus dit alors : « Laisse-la ! Elle observe cet usage en vue de mon ensevelissement. 8 Des pauvres, vous en avez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'avez pas pour toujours. » 9 Cependant une grande foule de Juifs avaient appris que Jésus était là, et ils arrivèrent non seulement à cause de Jésus lui-même, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait relevé d'entre les morts. 10 Les grands prêtres dès lors décidèrent de faire mourir aussi Lazare, 11 puisque c'était à cause de lui qu'un grand nombre de Juifs les quittaient et croyaient en Jésus.

    Le texte de méditation de ce premier jour de la semaine sainte fait mention des faits qui se sont déroulé six jours avant la Pâque, cette fête nationale juive à laquelle tout le peuple était convié.  Cette année plus ou moins 30 Ap JC, la fête aura une signification particulière aussi bien pour Jésus que pour ceux qui l’ont suivi, car juste avant elle sera marquée par une crucifixion dont l’une des conséquences sera plus tard sur une scission au sein du judaïsme.

    Jésus jusqu’alors comprend tout seul ce qui l’attend. Il l’a dit et répété à ses disciples, mais ces derniers ne sont pas disposés à intégrer ce qui se situe au-delà de leurs attentes. Il y a donc d’une part un Jésus qui dit des paroles et pose des gestes liés à sa mort et sa Résurrection proche, d’autre part il y a des disciples et des personnes qui n’y comprennent rien, qui posent des actes qui ont un sens pour eux, mais que Dieu utilise pour accomplir sa Volonté en rapport avec l’événement qui attend son Fils. Il en est ainsi de Marie de Béthanie, la sœur de Lazare qui avait été ressuscité par Jésus.

    Cette famille accueille Jésus avec d’autres personnes qui ne sont pas explicitement nommées. En marge du souper, Marie selon l’évangile de Jean, oint les pieds de Jésus avec un parfum de grande valeur et l’essuie avec ses cheveux. Le geste de Marie se présente comme un double scandale : l’extravagance du gaspillage et le geste choquant de défaire ses cheveux et les laisser tomber en présence d’un homme autre que son mari.

    La réaction de Judas est très dure : c’est du gaspillage, il vaut mieux penser aux pauvres ! L’évangéliste Jean nous donne deux informations importantes : Judas est celui des disciples qui trahira Jésus (V4) ; il est un voleur (V6). En nous donnant ces deux informations, il oriente notre interprétation de l’attitude de Judas face à l’utilisation du parfum coûteux : en effet, Judas n’est pas digne de confiance, il n'a aucune compassion pour les pauvres, mais il prend l’argument des pauvres pour justifier ce qu'il veut. 

    Marie quant à elle ne comprend pas elle-même le sens de son geste. Cependant, son onction de Jésus a une signification au-delà de sa compréhension. Son extravagance ponctuelle est appropriée, car elle prépare le corps de Jésus pour l'enterrement. Comment donc comprendre face à cette approbation de Jésus, l’intérêt du geste de Marie aujourd’hui, et surtout dans les rapports que nous entretenons avec nos proches, et même avec les autres humains ? Rien ne doit pouvoir nous freiner lorsque nous sommes spontanément poussés à poser des actes de dignité envers les autres, de la même manière que nous les posons au nom de notre engagement de foi au Seigneur Jésus-Christ.

    Comment honorons-nous nos défunts aujourd’hui ? Nous organisons les enterrements avec respect et enthousiasme. Les jours des funérailles, nous faisons les choses de façon plus grandiose que les autres jours, nous achetons des fleurs les plus coûteuses, tout en sachant qu’elles pourriront si elles sont naturelles, et seront peut-être abandonnées dans un coin si elles sont artificielles. En louant le geste de Marie, Jésus laisse entendre qu’il y a des responsabilités qu’il faudrait assumer au moment opportun, il y a des choses qui n’ont plus tout leur sens et qui ne seraient plus tellement utiles lorsque le moment opportun est passé. Et le moment opportun, c’est du vivant de la personne que nous honorons : il faudrait donc veiller à ce que ce moment opportun ne se passe pas sans que nous ne nous mobilisions, sans que nous ne manifestions d’une manière ou d’une autre notre enthousiasme envers les autres, avec ce qui pour nous est la chose ou l’attitude la plus précieuse.

    Chaque personne a une chose précieuse à donner, une attitude précieuse à manifester.  La meilleure préparation à la sépulture des proches et des personnes que nous aimons bien, commence de leur vivant. S’agiter après la mort d’un proche alors qu’il a été méprisé et abandonné au moment opportun, au moment où il avait besoin de notre affection est insuffisant. Les gens rassemblés autour d'un cercueil souhaitent souvent avoir fait les choses différemment. On regrette de n’avoir pas parlé au défunt de son amour, de ne s’être pas excusé, de n’avoir pas aidé. Le jour des funérailles est trop tard. Marie cependant, a saisi le moment opportun, elle a fait le grand geste pendant que Jésus est encore vivant pour en faire l'expérience.

    Il vaut mieux développer une pensée et une attitude de paix avec nous-même et avec les autres  pendant que nous sommes en vie, car cela nous permettra de mieux faire nos adieux aux autres humains lorsque nous les quittons, ou encore lorsqu’ils nous quittent. 

    Notre opportunité de nous engager et de servir le Seigneur se terminera également. À un moment donné, il sera trop tard. Aujourd’hui, nous pouvons encore saisir le moment opportun pour croire et pour le servir en aimant nos semblables et en devenant des agents de paix pendant que nous sommes encore en vie. Amen.

    Prière

    Seigneur, apprend-nous à mieux nous aimer pendant que nous sommes encore de ce monde, au nom de Jésus-Christ qui est mort pour que nous comprenions ce qu’est l’Amour. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 10 avril 2020 Vendredi Saint

    Jean 19,18-22. 24b

    18 C’est là qu’ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté et Jésus au milieu. 19 Pilate fit aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix. Il y était inscrit: « Jésus le Nazoréen, le roi des Juifs.» 20 Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était proche de la ville ; l’inscription était en hébreu, en latin et en grec. 21 Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : N’écris pas : « Le roi des Juifs », mais : « Celui-là a dit : Je suis le roi des Juifs. » 22 Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit (…) 24 C’était pour que soit accomplie l’Ecriture : Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort ma robe.

     

    Accompli, mais pas terminé

    A la différence de Matthieu, de Marc et de Luc, l’évangéliste Jean présente la crucifixion de Jésus avec deux informations très importantes qui méritent une attention particulière : une inscription, et une discussion rude entre les religieux et le politique autour de l’inscription.

    A propos de cette inscription, Matthieu écrit : on plaça au-dessus de sa tête une inscription indiquant le motif de sa condamnation (Mt 27,37a) ; chez Marc: L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots (Mc15, 26a) ; pour Luc : Il y avait aussi au-dessus de lui cette inscription (Lc23, 38a). Contrairement à ces trois évangélistes qui ne donnent aucune information sur la provenance de cette inscription, Jean présente clairement celui qui a l’écrite, et qui l’a publiée. Il s’agit en effet c’est Pilate le gouverneur, représentant de l’empereur qui est garant de la légitimité de toute institution sur le plan territorial, et sur le plan politique: Pilate fit aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix.

    L’écriteau de Pilate porte une affirmation forte: Jésus le Nazoréen, le roi des juif ». Le français écrira aussi Jésus le Nazoréen est le roi des juif ; et le mathématicien,  Jésus le Nazoréen = roi des juifs. La discussion contradictoire entre Pilate et les sacrificateurs est alors révélatrice. Les sacrificateurs en disant n’écris pas le roi des juifs, s’oppose à Pilate qui a reconnu ou identifié lui aussi Jésus comme étant quelqu’un de particulier, après avoir relevé auparavant qu’il est juste.

    Les disciples ont attesté que Jésus était le Messie, les foules l’on suivi, et le politique le légitime fortement, malgré l’opposition des sacrificateurs : ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. Pilate écrit dans les trois langues reconnues (l’hébreu, le grec et le latin) et publie afin que cela soit connu de tous.

    A la crucifixion s’ajoute l’épisode du partage des vêtements de Jésus pour que ce qui avait été annoncé par les prophètes se réalise : tout est accompli.

    Tout est accompli: Jésus a mené sa mission sur terre jusqu’au bout, il a été reconnu, et légitimé même du politique. Tout est donc accompli, mais tout n’est pas terminé : l’histoire de Jésus de Nazareth ne s’arrête pas avec sa crucifixion, sa mort sur la croix n’est pas la fin d’une aventure, Golgotha n’est plus la colline de la honte, mais le lieu d’un nouveau départ. Le crucifié est le ROI pour l’Eternité !

    PRIERE

    Seigneur, nos rois et nos chefs sont temporaires mais toi, tu règnes aux siècles des siècles: donne-nous donc la sagesse de nous accrocher à Toi qui est Eternel. En ce vendredi sombre, par ces moments tristes de notre histoire humaine, que nos cœurs s’ouvrent à toi qui a mené ton combat jusqu’au bout, toi qui accompli ta mission sans te désavouer, et sans fuir devant tes responsabilités. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 25 avril 2020

    Jn 11,1-45

    (…) Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais crois-tu cela?

     

    Tout le monde est mobilisé autour de Lazare: sa famille, ses amis, et les habitants de Béthanie. Ce qui se passe ce jour-là, Dieu le permet pour que les humains perçoivent ce qui est fondamental: Jésus ne s’incline pas devant la mort, il la combat victorieusement. Désormais, ce que devrait redouter ceux qui décident de le suivre n’est plus la maladie, l’échec, la souffrance ou le retour de la poussière à la poussière, mais essentiellement le fait d’être coupé de celui qui est Résurrection et Vie.

    Lazare qui mobilise tout le monde  est tombé malade en l’absence de l’ami de la famille, Jésus.  Marthe et Marie, ainsi que les juifs, tous dessinent le décor d’une humanité qui va être témoin d’une expérience plutôt réjouissante et rassurante. La nouvelle de la maladie de Lazare est envoyée à Jésus, mais ce dernier tarde à venir. Lazare finit par mourir et ses proches, ainsi que les habitants qui ont constaté la situation sont présents. Pourquoi Jésus tarde-t-il à venir? Pourquoi se dit-il heureux de n’avoir pas été présent dès l’instant où le constat et l’ensevelissement ont été faits ? … afin que vous croyiez.

    A son arrivée, Jésus entame un très long dialogue avec Marthe. Finalement la résurrection, ou plutôt la remise du souffle de vie en Lazare n’occupe que quelques versets à la fin de ce très long texte. L’évangéliste Jean n’insiste pas beaucoup sur le sort de Lazare, précisément le fait que son corps ne soit plus animé, mieux son trépas. Ce qui est véritablement en jeu dans le texte, c’est la douleur et les reproches des sœurs : « Seigneur si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Jésus va prendre beaucoup de temps pour s’occuper de cette question. Et ce qui est fondamental pour nous en tant qu’humain, c’est d’expérimenter la démarche qui Jésus va emmener Marthe à faire, pour comprendre ce qui désormais doit nous préoccuper.

    Le retard de Jésus, peut s’éclaircir aussi, avec cette question des chrétiens après pâques : que faire dans cette situation où, bien que l’on soit aimé de Jésus, la mort frappe? Comment expliquer le fait que la mort soit présente lorsque nous croyons en Jésus ?

    Après son reproche à Jésus, Marthe reçois une première réponse : ton frère ressuscitera (v23).  Mais Marthe n’est pas satisfaite de cette réponse, elle renvoie à Jésus ce qu’elle a appris au cours de catéchèse: je sais qu’au dernier jour, il ressuscitera lors de la résurrection; mais cette croyance ne me rendra pas Lazare qui est parti, et qu’on a même déjà enterré. Voilà exactement la préoccupation de Marthe sur laquelle Jésus va placer une parole éclairante et rassurante pour l’humanité toute entière. La réponse de Jésus vient ainsi corriger Marthe qui avait mal compris. Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais crois-tu cela?

    Jésus remet les mots à leur place : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. De la bouche de Jésus, la mort signifie la fin, et cette fin-là viendra au jugement dernier. Ce qui s’est passé avec Lazare n’est pas la mort, mais le trépas : c’est cette situation dans laquelle le corps n’est plus animé, c’est le pourrissement de la chair que nous constatons lorsque Dieu a repris le souffle qu’il nous a donné, c’est le retour de la poussière à la poussière au moment où l’âme s’en retourne vers Dieu, le créateur.

    Dans ces conditions, selon la Genèse, le mot disparition ne me semble pas approprié, car la chair même ne disparaît pas : c’est la poussière qui retourne à la poussière. Le fait que la poussière retourne à la poussière, Jésus ne l’annule pas; de toutes les façons Lazare mourra plutard, il rendra son âme et on ne verra plus que la poussière. Ce que Jésus enseigne à Marthe ce jour-là, est essentiel pour nous aujourd’hui: devons-nous donc arrêter de croire à la mort, pour croire à la vie ? Si nous nous affligeons beaucoup devant le trépas, n’ignorons pas que la véritable mort est ailleurs.

    La véritable mort, c’est cette situation dans laquelle se trouve celui qui n’est pas connecté à la Résurrection et la Vie, c’est celui qui ne connaît pas Jésus, celui qui ne croit pas en notre Seigneur. Ne pas croire, c’est être mort, parce qu’en réalité c’est le Christ qui donne un sens à notre vie, il nous fait passer du trépas à la vie. Notre chair sera détruite, mais nous ne mourrons jamais. L’éternité commence aujourd’hui. Jésus ne supprime pas la mort physique, mais il déploie une vie face à la mort, et les chrétiens qui s’unissent à lui sont passés d’une vie menacée par l’absence de Dieu à une vie que Dieu habite à tout moment. Ne pas croire, c’est choisir de disparaître complètement.

    Le défi de la mort n’est donc pas là où nous avons souvent pensé. Voilà pourquoi Jésus nous fait passer maintenant, du souci du retour de la poussière à la poussière d’autrui, au souci de notre propre mort. La pandémie passe son chemin, et nous sommes loin de prédire l’ampleur de ses dégâts, ni encore moins le moment de sa fin. Jésus nous invite à regarder à ce qui est plus important: et toi-même, crois-tu que la Vie n’est pas un processus biologique, mais une façon d’être avec Dieu? Crois-tu que Christ a vaincu la véritable mort et que c’est à toi de choisir la Vie?

     

    PRIERE (Unissons-nous à cette prière de Marie Henrioud)

    J'ai tout remis entre tes mains :
    ce qui m'accable et qui me peine,
    ce qui m'angoisse et qui me gêne,
    et le souci du lendemain.
    J'ai tout remis entre tes mains.

    J'ai tout remis entre tes mains :
    le lourd fardeau traîné naguère,
    ce que je pleure, ce que j'espère,
    et le pourquoi de mon destin.
    J'ai tout remis entre tes mains.

    J'ai tout remis entre tes mains :
    que ce soit la joie, la tristesse,
    la pauvreté ou la richesse,
    et tout ce qu'à ce jour j'ai craint.
    J'ai tout remis entre tes mains.

    J'ai tout remis entre tes mains:
    que ce soit la mort ou la vie,
    la santé ou la maladie,
    le commencement ou la fin.
    J'ai tout remis entre tes mains.

    Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

     

  • Méditation du 22 avril 2020

    Ac 5,33-35. 39

    33 Exaspérés par cette déclaration, ils envisagèrent de les faire mourir. 34 Mais un homme se leva dans le Sanhédrin : c'était un Pharisien du nom de Gamaliel, un docteur de la Loi estimé de tout le peuple. Il ordonna de faire sortir un instant les prévenus, 35 puis il déclara : « Israélites, prenez bien garde à ce que vous allez faire dans le cas de ces gens. (…) 38 Alors, je vous le dis, ne vous occupez donc plus de ces gens et laissez-les aller ! Si c'est des hommes en effet que vient leur résolution ou leur entreprise, elle disparaîtra d'elle-même ; 39 si c'est de Dieu, vous ne pourrez pas les faire disparaître. N'allez pas risquer de vous trouver en guerre avec Dieu ! »

     

    Tes soins providentiels en temps de souffrance

     

    La communauté chrétienne des Actes des apôtres est de plus en plus active dans les guérisons, et attractive. Le peuple en admiration s’est rallié, ce qui ne laisse pas les autorités de Jérusalem indifférentes : à l’époque de Jésus, il n’y a pas de séparation entre le religieux, le législatif et le politique. Le Sanhédrin (L’institution juridique) tient la masse des juifs dans la soumission à la Loi (Torah), et tous les cas de justice sont ramenés à une question religieuse. Voilà pourquoi les autorités religieuses, en l’occurrence le Grand prêtre jouit d’une influence dans le fonctionnement politique et religieux.

    Les menaces que les apôtres subissent sans cesse depuis la mort et la Résurrection du Messie ont donc un caractère à la fois politique et religieux. Devant l’impossibilité de les faire taire, ils sont jetés en prison. Lorsque les menaces s’amplifient, le Seigneur envoie des anges au secours, et les apôtres progressent dans leur mission; le peuple alors convaincu par les prodiges dont il est témoin, les suit en masse. Il y a une sorte de bras de fer entre ce qui est considéré comme de la justice (prédication de l’Evangile, rétablissement moral, psychologique, et guérison multidimensionnelle des foules) rétablie par les apôtres (soutenu par Dieu), et la menace des autorités qui sentent leur pouvoir diminuer.

    Les apôtres sont une nouvelle fois arrêtés dans le temple, pendant leur enseignement. Cette fois-ci, l’objectif des chefs est de les faire mourir; un homme alors sort du lot pour intervenir: c’est  Gamaliel, un pharisien et docteur de la Loi estimé de tout le peuple. Gamaliel s’adresse à ses pairs pour leur faire entendre raison, devant ce qu’il voit comme peine perdue. Les autorités, en s’opposant de cette façon aux apôtres s’exposent à la vindicte du peuple, et vont au-devant d’un échec qu’il vaut mieux gérer sagement. Les autorités doivent laisser les apôtres, et le peuple s’exprimer, parce qu’en réalité, elles n’ont aucun pouvoir sur le mouvement qui est en marche: la foule protège les apôtres, comme elle avait protégé Jésus (Lc20,19 ; 22,2) et les autorités face à Dieu, sont incapables de garder la maîtrise des événements. Si ce mouvement est le fait des humains, il s’arrêtera de lui-même, et s’il vient de Dieu, les autorités ne l’arrêteront pas : N’allez pas risquer de vous trouver en guerre avec Dieu (Ac5,39b).

    Dieu déploie des soins providentiels, soit miraculeusement par le moyen des anges, soit en disposant des hommes pour accomplir sa volonté en faveur de son peuple en souffrance. Les chrétiens ne doivent pas s’effrayer devant l’ampleur de la menace, ou de la souffrance quel que soit le nom qu’elle porte parce qu’ils ne sont pas seuls ; Dieu lui-même maintient son témoignage. La parole est libérée, elle se déploie verbalement et activement.

     

    PRIERE : partageons cette prière de Jean-Jacques Maison

    Toi

    Tu es celui qui travaille en nous et sans toi que pourrions-nous faire ?

    Tu es celui qui repose en nous et hors de toi comment trouver la paix ?

    Tu es celui qui parle en nous, et sans ta parole quel sens aurait ce que nous disons ?

    Tu es aussi celui qui se tait et de ton silence nous avons tant à apprendre. Amen.

     

    Pasteure Priscille Djomhoué

     

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