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Séminaire
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
CERCLE DES THEOLOGIENNES AFRICAINES ENGAGEES
Séminaire
Thème: Le phénomène des Femmes sorcières en Afrique: Réflexions Historique, théologique, médicale, sociologique et psychologique pour la transformation des communautés en espace de paix et de sécurité.
Lieu : UPAC - Yaoundé
Dates : Du 15 au 17 mars 2013
Date limite d’inscription: 28 février 2013
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Méditation du 13 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Mt 28, 11-15
11 Pendant qu’elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville et racontèrent aux grands prêtres tout ce qui était arrivé. 12 Ceux-ci, après s’être rassemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme d’argent 13 en leur ordonnant : Dites : « Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous étions endormis. » 14 Et si le gouverneur l’apprend, nous userons de persuasion envers lui et nous ferons en sorte que vous ne soyez pas inquiétés. 15 Ils prirent l’argent et agirent selon les instructions qui leur avaient été données. Et cette histoire s’est propagée parmi les Juifs jusqu’à ce jour.
Et la Vérité triompha
La Résurrection de Jésus n’a laissé personne indifférent; ses disciples, tout comme ses adversaires sont marqués d’une manière ou d’une autre, et développent des réactions différentes.
Aujourd’hui, nous nous intéressons aux adversaires de Jésus. Si au soir de sa crucifixion Joseph d’Arimathée identifié par l’évangéliste Jean comme un membre du Conseil s’est singularisé par une reconnaissance de l’injustice et une sympathie agissante, telle n’est pas l’attitude des autres membres de son groupe: les autorités religieuses ne reculent pas par rapport à la dynamique qui a conduit à la crucifixion. Auparavant, ils ont acheté la trahison de Juda (Mt26, 15). Après avoir été informé de la Résurrection, ils tiennent un Conseil et ourdissent un autre complot, donnant de l’argent aux gardes pour acheter deux choses: leur silence sur l’accomplissement des paroles de Jésus et leur mensonge.
Les gardes doivent se taire sur ce qui s’est réellement passé, et empêcher ainsi que la nouvelle de la Résurrection de Jésus ne se propage. Les autorités religieuses ont condamné Jésus, et croyaient ainsi pouvoir être tranquille en « l’absence » de celui qui mettait à nu leur hypocrisie et leur gestion des institutions à des fins égoïstes, tout en abandonnant le peuple dont ils étaient supposés être les bergers à sa pauvreté et à sa misère. Mais le crucifié est ressuscité, et continue à hanter ses bourreaux qui essaient une fois encore de se débarrasser de lui. Malgré la tentative de museler les gardes, la nouvelle de la Résurrection va se répandre à une vitesse incroyable: la vérité ne se laisse pas enfermer, elle outre passe toute sorte d’obstacle et se laisse voir au grand jour. C’est alors aux mercenaires de se remettre en question, de changer d’itinéraire et de se remettre sur le droit chemin, car la vérité est perméable à toute sorte de confinement. Et elle hante.
Les grands prêtres achètent aussi le mensonge des gardes : ces derniers doivent déclarer que les disciples de Jésus sont venus de nuit, et ont dérobé son corps. Là encore, ils seront désagréablement surpris car Jésus se manifestera à plusieurs personnes avant de rencontrer plu tard ses disciples réunis.
Pendant le ministère public de Jésus, il y a eu des attaques, des controverses, des menaces, et des complots. Mais Jésus les a gérés de façon exemplaire. Après sa mort et sa résurrection, un autre complot. Le complot ne marche pas, et se laisse toujours élucidé: tous s’étaient pourtant mis d’accord, tous avaient préservé leurs intérêts et chacun était content. Mais le scénario ne put durer longtemps, parce que Jésus n’a pas tardé à se faire voir, mettant ainsi à nu le mensonge: la Vérité ne reste pas captive des menteurs, elle leur échappe en les laissant dans leur obscurité. En triomphant toujours, la Vérité par nature n’éclaire pas leur lanterne, et ne s’accommode pas de leur fonctionnement.
Que faire donc, puisque la Vérité dérange? S’enfoncer davantage en essayant de l’étouffer et se perdre finalement soi-même, ou se ranger ?
PRIERE
Seigneur, nous essayons toujours de nier ta présence et de masquer la Vérité, pour sauvegarder nos intérêts égoïstes; pourtant tu as dit dans ta parole, « Seule la Vérité vous rendra libre » (Jn8,32). Devant une souffrance qui surpasse notre entendement, incline-nous, incline nos autorités, incline le peuple dont tu es le créateur à rechercher la Vérité que tu as incarnée, au détriment de nos intérêts individuels. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 2 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Que ton règne vienne !
Nous avons bâti des églises, Seigneur,
mais notre histoire est une histoire de guerre sans fin ;
nous avons construit des hôpitaux,
mais nous avons accepté, pour nos frères, la faim.
Pardon Seigneur, pour la nature piétinée,
pour les forêts assassinées,
pour les rivières empoisonnées…
Pardon pour la bombe atomique
le travail à la chaîne
la machine à dévorer l’homme
et les blasphèmes de l’amour.
Nous savons que vous nous aimez
et qu’à cet amour, nous devons la vie.
Arrachez-nous à l’asphyxie des cœurs et des corps.
Que nos jours ne soient plus souillés
par l’envie et l’ingratitude,
par les terribles servitudes du pouvoir.
Donnez-nous le bonheur d’aimer notre devoir.
Il manque des millions de médecins dans le monde :
inspirez à vos fils de soigner.
Il manque des millions d’enseignants dans le monde :
inspirez à vos fils d’enseigner.
La faim torture les trois quart de la terre :
inspirez à vos fils de semer.
Les hommes ont fait depuis cent ans, près de cent guerres :
apprenez à vos fils à s’aimer.
car il n’est pas d’amour, Seigneur,
sans votre amour.
Faites que chaque jour, et la terre entière,
dans le bonheur et dans la douleur,
nous soyons frères, frères sans frontières.
Alors nos hôpitaux seront aussi vos cathédrales
et nos laboratoires, les témoins de votre grandeur.
Comme l’aube devient l’aurore, puis le jour,
veuille votre amour que les enfants de l’An deux mille
naissent dans l’espérance,
grandissent dans la paix
puis s’éteignent dans la lumière
pour retrouver, vous, la Vie.
Raoul Follereau
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Méditation du 8 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Actes 10,34-35
34 Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, 35 mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable.
Jean 13, 21.37-38
Ayant dit ces choses, Jésus fut troublé dans [son] esprit, et rendit témoignage, et dit : En vérité, en vérité, je vous dis que l'un de vous me livrera. (…)
Pierre lui dit : "Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi !" Jésus réplique: "Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois."
Faut pas se tromper d’ennemi !
Cette troisième journée de la semaine sainte sur le plan liturgique se veut bien triste, en raison de la position très peut honorable que vont prendre inéluctablement les compagnons de Jésus, ceux qu’il a très souvent appelé sa famille : celle de Judas qui va trahir Jésus, et celle de Pierre qui va le renier. En situation de crise, au moment où les autorités décident de s’en prendre au maître, ses alliés se désolidarisent.
Cet extrait de l’évangile de Jean est lu aussi en contexte de crise, au moment où un être vivant invisible à l’œil nu, met à genou, des humains dotés d’une intelligence sans pareil. Une situation très spéciale qui rappelle aux humains dispersés à travers le monde ce qu’ils ont de fondamental, et qu’ils oublient très fréquemment : ils sont tous de la même nature, puisque le virus ne s’attaque qu’à eux. Face à la pandémie menaçante il y a, comme le montre les déclarations et les réactions sur les réseaux sociaux, une tendance à la désolidarisation, ou à l’indexation de celle-ci, alors que plus que jamais les humains sont appelés à se souder les coudes.
Seulement, la crise du Covid 19 révèle une ultime tentative de remettre en cause, et de nier à la fois la création et son créateur, lorsque certains en viennent à refuser l’humanité des autres. Au cœur de la pandémie, définir une partie de la création comme étant habitée par des humains, et une autre partie comme occupée par des sous-humains, c’est remettre en question, et même rivaliser le créateur. Cette tentative n’est pas nouvelle, Pierre dans le chapitre 10 des Actes des apôtres l’a auparavant exprimée, en prétendant que les Gentils étaient impurs. Puis il se ravisera en affirmant qu’il a compris, « que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Ac10, 34b-35).
Il est donc important au cœur de la crise que nous traversons, de ne pas se tromper de la catégorie dont nous devons nous désolidariser, il ne faut pas se tromper d’ennemi. L’ennemi, il n’est pas localisé dans une partie du globe terrestre, il ne se trouve pas dans les pays riches par opposition aux pays en voie de développement. Le véritable ennemi, c’est ce qui motive les humains répartis sur le globe, à catégoriser certains comme humains et d’autres comme sous-humains. L’ennemi, c’est ce qui dans un même pays en Occident et en Afrique, motive le développement d’une catégorie dite pauvre, et d’une catégorie dite riche. Et ce qui motive cette catégorisation, c’est l’appât du fric, c’est la course aux richesses, c’est le désir de puissance: c’est Mammon ! Mammon, il est partout, et ses serviteurs sont malheureusement en Occident, ils sont aussi en Afrique. Si les vaccins doivent être testés sur des africains sans leur accord, ce sera toujours avec l’accord de certains dirigeants africains véreux et serviteurs de Mammon.
Ne nous trompons plus d’ennemi! Jésus a bien compris que de tout temps l’appât du gain a fait de l’homme, « un loup pour l’homme », le détournant ainsi de sa vocation d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. Et il nous a mis en garde : « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Luc 13,16).
La déclaration de l’apôtre Pierre est pour nous aujourd’hui, une très forte interpellation à nous retrouver, à mobiliser les talents différents et complémentaires qu’il a répartis dans toute sa création afin de venir à bout de la crise actuelle, ainsi que des anciennes qui l’ont préparée. Chaque peuple, au-delà de sa différence, se révèle être une pièce du Puzzle de Dieu!
PRIERE
Seigneur, brise notre orgueil, et permet que nous redevenions ces humains que tu as créés à ton image. Par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 4 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Luc 4,31-35a
En ce temps-là,
Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur,
qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence !Matthieu 11, 29
29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
Prenez mon joug, je suis doux et humble de cœur.
A cheval entre deux siècles, je suis surprise de remarquer combien les choses changent avec une vitesse effroyable au 21ème siècle : peut-être le fait des média et des réseaux sociaux. Mais c’est bien spécial de voir que le cri et la violence l’emportent.
Je n’avais jusqu’alors pas connu une violence aussi effroyable dans le langage. Les campagnes électorales, les campagnes d’évangélisation, les allocutions: on s’exprime violemment, on vote des dirigeants violents au langage dur, criant très fort pour se faire entendre; même l’Eglise affiche le cri, l’hystérie et la violence sur tous les continents, comme si l’Evangile était cri, agitation et violence.
Les cris l’agitation et la violence tendent à devenir un modèle de fonctionnement, et nous récoltons les fruits qui en découlent dans les actes, dans les découvertes, dans les divertissements, etc.
Il y en a qui nous font encore rêver, il y en a qui donnent encore envi et qui ne sont plus tellement entendus. Mais l’attitude de nombreux nous amène à dire, comme cet enfant qui, revenu après sa première journée d’école maternelle demande à son papa : « c’est quoi l’autorité ?»
Si aujourd’hui, un de mes petits-enfants me posait cette question, je serai perplexe, car j’appréhende bien qu’on ne se comprendra même pas. Heureusement il y a encore un guide, et un maître qui ne change pas pour m’aider à répondre. Il y a dans ce livre qui vaut et qui vaudra toujours de l’or, de quoi s’orienter : dans la Bible, Jésus enseignait, et son enseignement était toujours vu par les foules étonnées comme parole d’autorité. Le texte de l’évangéliste Luc illustre ce qu’il entend par autorité. Il y avait un malade, possédé par des esprits impurs et qui ne pouvait s’exprimer qu’en criant très fort. Et la première parole que Jésus prononce: Silence. Le silence, ne signifie pas que le contenu de la parole est fausse nécessairement, parce que Jésus entend bien quel est le problème du malade. Le mot silence est une réponse la manière selon laquelle la parole est prononcée, car en effet derrière le crier se cache ce qui possède. Derrière le crier, il y a le tourment, il y a ce qui rend malade. Face au crier, Jésus oppose le silence, et le récit se termine par la stupéfaction liée à l’apaisement.
Il y a dans le crier quelque chose de malsain, quelque chose qui dit le tourment dans lequel se trouve celui qui parle. Parler en criant, c’est exprimer son tourment. Comment donc de nos jours préférons-nous le crier, la violence dans le langage, la violence dans l’action, la violence dans les films, la violence de l’armée, la violence dans les discours politiques, de la violence dans les discours des chercheurs qui sont réputés comme des travailleurs que l’on n’entendait pas souvent parce que travaillant dans le silence et l’isolement ? Ce qui est le plus vendu dans le monde aujourd’hui, c’est le crier, le bruit, la violence.
Il y en a heureusement qui nous font encore rêver, quoi que n’étant plus physiquement de ce monde. Ils furent des politiques et des religieux: Ghandi, Nelson Mandela, Martin Luther King etc.
En ce moment précis de l’histoire de l’humanité, nous avons besoin de paroles douces et apaisantes. L’heure nous oblige à nous retourner, à changer de modèle, à devenir des imitateurs de Jésus, à savoir être « doux et humble de cœur ».
PRIERE
Seigneur, nous avons besoin plus que jamais, de calme en ce moment: guéri nous de ce qui en nous crie, et donne nous de parler avec douceur car pour toi, l’autorité du parler réside dans la vérité et l’efficacité du contenu de notre propos, et non dans le crier. Par Jésus notre Seigneur et sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Culte interactif du 5 avril 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Dimanche des rameaux
Accordéon
ACCUEIL
Hosanna, Hosanna, Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
C’est aujourd’hui, le dimanche des rameaux, la joie de l’entrée à Jérusalem, Jésus sur son âne, la foule qui étend manteaux et branches pour l’acclamer.
Cette année, il n’y aura ni foule, ni acclamations.
Voilà la crise, la pandémie, l’impuissance, le vide, la solitude, les liens à vivre à distance, le temps qui s’égrène à la maison...
La foule au jour des Rameaux a crié : « Gloire à Dieu ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Pouvons-nous aujourd’hui lancer cette acclamation ?
Ce matin, j’ai libéré mon tapis, je me suis agenouillée et j’ai dit « Hosanna au plus haut des cieux, bénit soit celui qui vient au nom du Seigneur » ! Car même si ce n’est pas la fête, même s’il y a les angoisses de demain, même s’il y a les peurs pour les proches, je veux louer le Seigneur encore et toujours et croire qu’aux jours des fêtes comme aux jours des crises, Jésus est là, il passe, il vient à moi, il entre non pas dans Jérusalem mais dans ma vie, dans mon cœur, dans mon appartement.
Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre père et du Seigneur Jésus-Christ. Amen.
PRIERE
Merci, Seigneur, parce que nous pouvons compter sur toi : chaque matin, tu renouvelles nos forces et notre courage, et rien ne pourra nous séparer de ton amour.
Nous savons qu'il n'est pas facile de suivre Jésus aujourd'hui.
Nous n'avons pas tous les jours envie de confesser que nous sommes tes disciples.
C'est pourquoi nous te demandons de fortifier notre foi : Rends-nous capables de faire face, mets à nos côtés des hommes et des femmes dont l'exemple nous sera un appui.
Eloigne de nous la crainte et la peur lorsqu'il s'agit d'obéir à toi plutôt qu'aux hommes.
Précède-nous, Seigneur, sur le chemin que nous suivons.
Attends-nous, lorsque nous aurons peine à suivre.
Rappelle-nous sans cesse à toi, afin de nous montrer ce qui nous attend encore, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Amen !
Cantique 219 Laisse-nous Seigneur entrer
PRIERE
Hosanna ! Gloire à toi, Jésus notre Seigneur !
Nous te célébrons, toi, l'envoyé du Père, le Messie promis, le Sauveur du monde.
Avec tous ceux qui t’ont reconnu le temps où tu nous as visités, nous te louons et nous te rendons grâce …
Pardonne-nous nos fautes, nos lâchetés, nos silences et nos infidélités.
Fais-nous vivre dans la joie de ton pardon.
Dans cette confiance et dans cette joie, nous te prions de nous remplir de ton esprit pour être toujours plus, en ce monde, témoins de la vie que tu donnes.
Rends-nous disponibles pour toi et pour ceux qui ont besoin de foi, d'espérance et par-dessus tout d'amour.
Viens au secours de ceux qui ne s'attendent pas à toi parce qu'ils ne te connaissent pas encore.
Garde-nous humbles et fidèles, tiens-nous debout jusqu'à la fin ! Amen.
Cantique 626,1-2 J’ai soif de ta présence
LECTURE BIBLIQUE Marc 11, 1-11
Introduction au partage de la parole
PARTAGE INTERACTIF DE LA PAROLE DE DIEU
Accordéon
PRIERE COMMUNAUTAIRE
CONCERT DE LA COMMUNAUTE
ANNONCES
PRIERE D’INTERCESSION
Seigneur, nous sommes loin de toi !
Nous sommes emportés par nos soucis, nos plaisirs, nos souffrances, nos fuites, nos quêtes de choses diverses.
Et quand nous nous approchons de toi, c’est parfois, c’est souvent, pour te chercher là où tu n’es pas ou t’imaginer tel que nous voudrions que tu sois.
Aide –nous à crier sur notre chemin, là où tu veux croiser notre route.
A crier à toi, crier vers toi, crier que nous comprenons que tu désires nous donner l’envie d’entrer dans ta vie maintenant.
Nous avons besoin que tu viennes restaurer nos vies.
Aide- nous aussi à crier pour l’autre, non pas pour le faire taire, mais pour l’encourager, pour lui dire ; Va ! Il t’appelle !
Nous te prions pour notre monde en souffrance, pardonnes-nous nos fautes, notre orgueil, notre égoïsme, notre désir toujours renouvelé d’accumuler l’argent, le profit et le matériel, pardonne-nous notre silence, lorsqu’il a fallu que nous parlions, pardonne nous notre inertie, lorsqu’il a fallu que nous nous levions contre tous ces ismes qui nous conduisent à la désolation ; pardonne et relève-nous, par le précieux nom de ton file Jésus-Christ qui nous a appris à prier ainsi :
Notre Père
qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
et ne nous soumet pas à la tentation,
mais délivre-nous du mal.Car c’est à toi qu’appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire
Pour les siècles des siècles.
Amen.EXHORTATION ET BENEDICTION
Nous sommes entrés dans la semaine sainte.
Pour beaucoup, Dieu semblera plus "sensible", plus proche. C'est par nous qu'elle pourra être vraiment une semaine de la grâce de Dieu !
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde,
Que le Seigneur fasse resplendir sa lumière sur vous et vous accorde sa grâce.
Allez en paix, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
Amen.
Cantique 882 Que la grâce de Dieu
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ANNEXE : Marc 11, 1 à 11 ©NBS
1Alors qu'ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, il envoie deux de ses disciples 2en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; sitôt que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est encore assis ; détachez-le et amenez-le. 3Si quelqu'un vous dit : « Pourquoi faites-vous cela ? », répondez : « Le Seigneur en a besoin ; il le renverra ici tout de suite. »
4 Ils s'en allèrent et trouvèrent un ânon attaché dehors, près d'une porte, dans la rue ; ils le détachent. 5Quelques-uns de ceux qui étaient là se mirent à leur dire :
Qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi détachez-vous l'ânon ? 6Ils leur répondirent comme Jésus l'avait dit, et on les laissa aller.
7 Ils amènent à Jésus l'ânon, sur lequel ils lancent leurs vêtements ; il s'assit dessus. 8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d'autres des rameaux qu'ils avaient coupés dans la campagne.9Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient criaient :
Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père !
Hosanna dans les lieux très hauts !
11 Il entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout regardé, comme il était déjà tard, il sortit vers Béthanie avec les Douze.
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Commémoration de l'invasion de l'Ukraine
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Méditation délivrée le 24 février 2023, lors de la consultation sur le Repas du Seigneur à Hildesheim en Allemagne
Deutéronome 30, 15-20
15 Vois : je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, 16 moi qui te commande aujourd'hui d'aimer le SEIGNEUR ton Dieu, de suivre ses chemins, de garder ses commandements, ses lois et ses coutumes. Alors tu vivras, tu deviendras nombreux, et le SEIGNEUR ton Dieu te bénira dans le pays où tu entres pour en prendre possession. 17 Mais si ton coeur se détourne, si tu n'écoutes pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, 18 je vous le déclare aujourd'hui : vous disparaîtrez totalement, vous ne prolongerez pas vos jours sur la terre où tu vas entrer pour en prendre possession en passant le Jourdain. 19 J'en prends à témoin aujourd'hui contre vous le ciel et la terre : c'est la vie et la mort que j'ai mises devant vous, c'est la bénédiction et la malédiction. Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta descendance, 20 en aimant le SEIGNEUR ton Dieu, en écoutant sa voix et en t'attachant à lui. C'est ainsi que tu vivras et que tu prolongeras tes jours, en habitant sur la terre que le SEIGNEUR a juré de donner à tes pères Abraham, Isaac et Jacob.
Il y a un an jour pour jour, on apprenait par les médias que la Russie menait des opérations spéciales. Par la suite, nous avons réalisé que c'était le début d'une guerre qui pourrait embraser le monde. Nous prions particulièrement pour l'Ukraine ce matin et, en tant que chrétiens, nous n'oublions pas les milliers d'innocents qui sont également touchés en Russie, ainsi que ceux qui souffrent des guerres en Afrique et dans le monde entier.
Quelles que soient nos différentes croyances ou traditions religieuses, nous sommes unis ici dans notre désir de mettre fin à la guerre en Ukraine. Quelle que soit la violence qui arrive à une personne, cela compte pour nous. Ce qui se passe actuellement en Ukraine nous concerne tous, quelles que soient la religion, la confession, la culture et l'ethnie. Le Dieu de paix, le commencement et la fin de tout est là pour nous rappeler que Jésus est venu nous donner l'espoir, l'assurance et la paix.
Dans notre texte de méditation, les Israélites sont à Moab, à l'est de la mer Morte. Ils ont erré quarante ans dans le désert sous la direction de Moïse et font face à deux changements importants. Le premier est que Moïse mourra bientôt, sans être entré dans la Terre Promise. Le second est que le peuple traversera bientôt le Jourdain pour entrer dans la Terre Promise. Tout au long du livre du Deutéronome, Moïse leur donne sa sagesse de lit de mort.
Il appelle les israélites à un renouvellement de l'alliance avec Yahvé et leur rappelle le voyage miraculeux qu'ils ont fait d'Egypte à Moab. Il leur rappelle l'idolâtrie des nations qu'ils avaient traversées et les avertit que le Seigneur punirait les idolâtres.
Les Israélites sont invités à retourner vers le Seigneur (30,2) afin que le Seigneur rétablisse leur fortune (30,3). Moïse promet que le Seigneur les conduira dans la Terre Promise (30,5) circoncira leurs cœurs (30,6) et maudira leurs ennemis (30,7). Il les bénit. Plus important, les commandements du Seigneur sont à la fois accessibles et réalisables (30,11-14), et rien ne les empêcherait de recevoir les bénédictions que le Seigneur avait en réserve pour eux.
Au moment même où il s'adresse au peuple, il y a une décision urgente à prendre car ce peuple est mis devant un choix : la vie et le bien d'un côté, la mort et le mal de l'autre. « Vois je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bohneur, la mort et le malheur » (v. 15). "Aujourd’hui" est le jour pour décider pour le Seigneur, le jour pour choisir la vie, le jour pour recommencer. Quelqu'un qui remet à demain des décisions importantes sera tenté de les reporter à d'autres lendemains ; des lendemains qui ne viendront peut-être jamais. Moïse expose clairement les possibilités. Le peuple peut choisir la vie et la prospérité ou il peut choisir la mort et l'adversité. Il n'y a pas de juste milieu.
Mais si ton cœur se détourne, si tu n'écoutes pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, 18 je vous le déclare aujourd'hui : vous disparaîtrez totalement, vous ne prolongerez pas vos jours sur la terre où tu vas entrer pour en prendre possession en passant le Jourdain. (V17-18)
Comme nous le verrons plutard, le culte des idoles sera une tentation constante pour les Israélites une fois qu'ils entreront dans la Terre Promise : lorsque la sécheresse menace leurs récoltes, ils seront tentés de s'agenouiller devant Baal, le dieu cananéen de la pluie ou de la fertilité. Ils verront leurs voisins cananéens garder chez eux des idoles sculptées et seront tentés de faire de même. Lorsqu'ils seront emmenés en exil en Babylonie, ils seront tentés de croire que le dieu babylonien, Marduk, est plus puissant que Yahvé. Oui l'idolâtrie sera toujours une tentation. Nous aussi, sommes constamment tentés par l'idolâtrie. Peu d'entre nous sont susceptibles de fabriquer une idole sculptée et de s'incliner devant elle, mais nous sommes tentés de mettre d'autres choses à la première place dans nos cœurs. Et l'une des choses qui occupent la première place dans notre cœur aujourd'hui, c'est la guerre.
L'humanité semble être sous l'influence d'un dieu spécial qui est la guerre. Le monde est plié sous de multiples guerres. Et la guerre est le nouveau dieu auquel les humains croient, encore plus que le Créateur. Les États et les humains louent et offrent de nombreux holocaustes au dieu de la guerre : Les armes sont plus importantes que la vie. Les films de guerre ont beaucoup de succès, et il n'y a pas de limites à ce que les enfants peuvent regarder : par conséquent, à l'école primaire, ils peuvent utiliser des armes pour menacer leurs professeurs et camarades de classe. Dans tous les camps, pour les belligérants, le budget de guerre est plus important que celui consacré à la lutte contre la pauvreté et les maladies.
Moïse décrit deux conséquences auxquelles il faut s’attendre lorsqu’on se prosterne devant d'autres dieux. Sous l'influence d'autres dieux, son peuple périra, et il ne vivra pas longtemps dans la Terre Promise.
Aujourd'hui, l'humanité tout entière est de plus en plus menacée d'extermination avec cette guerre en Ukraine. Malheureusement, de nombreux chrétiens jouent comme des supporters d'une équipe de football contre une autre, se renvoyant des balles, et oubliant de se poser la question de savoir ce que Jésus aurait fait dans cette situation particulière en Ukraine. Comment trouver le chemin de la vie et du bien dans cette situation qui inquiète l'humanité ?
Nous sommes réunis au pays de Karl Barth, ce théologien protestant le plus influent du XXe siècle, cet homme public et cette sentinelle qui a expérimenté la 2e guerre mondiale; en pensant à son travail, je voudrais nous inviter à méditer sur une question qui n'a cessé de m'envahir depuis le début de cette guerre : quelle est la vocation du chrétien, quelle est la vocation de l'Église, où est l'Église? Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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BON DIMANCHE DE LA REFORMATION !!!
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Le dimanche de la Réformation, les Protestants se souviennent des principes qui fondent la Réforme, non pas par anticatholilisme ou par crispation identitaire, mais pour ne jamais oublier la parole de FOI et de LIBERTE qui fonde le protestantisme. En bref, on peut retenir ceci:
1- "A Dieu seul la gloire"
Rien n'est sacré, divin ou absolu en dehors de Dieu affirment les protestants.
2- "La grâce seule"
Les protestants affirment que la valeur d'une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social, mais de l'amour gratuit de Dieu qui confère à chaque être humain un prix inestimable.
3- "L'essentiel, c'est la foi"
La foi naît de la rencontre personnelle avec Dieu.
Mais la foi est offerte par Dieu, sans condition.
Tout être humain est appelé à la recevoir dans la liberté.
4- "La Bible seule"
Les chrétiens protestants ne reconnaissent que la seule autorité de la Bible. Elle seule peut nourrir leur foi ; elle est la référence dernière en matière théologique, éthique, institutionnelle.
5- "Se réformer sans cesse"
Les institutions ecclésiastiques sont des réalités humaines. "Elles peuvent se tromper" disait Luther. Les Eglises doivent sans cesse porter un regard critique et interrogateur sur leur propre fonctionnement.