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  • Méditation du 24 avril 2020

    Zacharie 4 ,6-7a

    C'est ici la parole que l'Eternel adresse à Zorobabel : Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon esprit, dit l'Eternel des armées. 7 Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel Tu seras aplanie.

     

    Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais c’est par mon Esprit.

     

    Zacharie, le prophète vivait une époque particulièrement déprimante. Il faisait partie des israélites qui venaient de rentrer au pays après de longues années d’exils. Après avoir ressenti une grande joie, les anciens exilés étaient à présent perplexes et découragés devant un avenir incertain : ils étaient peu nombreux, disposant des ressources matérielles et financières insuffisantes, leur ville était en ruine et le Temple complètement rasé.  Une grande tâche de reconstruction les attendait et ils n’étaient pas équipés pour ce faire.

    Leur chef Zorobabel avait essayé de rassembler le matériel qui était modeste et presque insignifiant, de quoi décourager les plus vaillants. C’est dans ce contexte que se déploie la vision du prophète Zacharie, laquelle renferme des encouragements adressés aux faibles et à ceux qui hésitent encore. Le message est aussi un défi à ceux les méprisaient et qui s’opposaient ainsi à leur évolution dans le travail.

    Il y avait alors ceux qui, découragés ont abandonné le travail à mi-chemin, et il y  avait aussi des opposants, ceux qui tendaient des pièges pour empêcher les autres d’évoluer. Mais le prophète affirme, Dieu ne méprise pas les petits commencements. Il a promis la présence de son Esprit pour accompagner et soutenir l’engagement de son peuple ; les obstacles et les difficultés qui ne cessent de surgir seront maîtrisés, et la construction ne se terminera pas par la force, ni par la puissance matérielle, mais grâce à l’Esprit de Dieu. Les yeux de Dieu se réjouiront face au résultat des petits efforts.

    Devant les défis du monde post moderne, l’être humain a tendance à calculer d’abord la masse financière déjà à disposition: sommes-nous capables de venir à bout de cette montagne de difficultés qui se dresse devant nous? Le covid 19 est un grand défi pour les pauvres, et les discours des puissants qui pointent du doigt la pauvreté des pays « en voie de développement», en proposant des gestes qui n’ont pour mérite que de renforcer les dettes, n’est pas de nature à mobiliser, mais à tétaniser. Pour beaucoup, l’engagement risque d’être stoppé parce que les comptes bancaires n’existent même pas.

    Mais pour des personnes dont la vie quotidienne est une expérience toujours renouvelée de la grâce divine, pour le chrétien, le pragmatisme compte avec la foi, cette ferme assurance que les montagnes seront aplanies par la puissance de l’Esprit Saint qui outille et mobilise les bonnes volontés. Zacharie s’adressa à son peuple avec assurance: que personne ne vous méprise, que personne ne s’oppose à vos petites initiatives en ce moment où le Seigneur vous invite à vous relever, et à vous prendre en main.

    Les difficultés du temps présent ne doivent pas masquer les joies à venir; la parole de Dieu stimule notre foi. Elle nous encourage à compter avec le Dieu de Jésus-Christ qui nourrit cinq mille hommes avec cinq pains et deux poissons. Avec détermination et fidélité, le chrétien jour après jour, sait compter sur la bénédiction des petits commencements.

    Que le pauvre, qui est représenté dans tous les pays du monde voit en cette période une étape, un bout de chemin qui trouvera son issue en Dieu. Le Seigneur donne pour chaque jour, une provision suffisante de courage, de patience, et de moyens. Restons donc fidèle et persévérant, ne nous décourageons pas par peur ou par paresse.

     

    PRIERE

    Seigneur quand je vois autour de moi tant de honte, de tristesse et de souffrance, rend moi forte spirituellement, pour que je ne te renie pas ; donne-moi le courage, pour que je n’abandonne pas ; multiplie mes moyens, pour que je mette les mains à la pâte. Par Jésus-Christ, Le Ressuscité, et le Vivant. Amen.

     

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 23 avril 2020

    Luc 2, 27-31

    27 Il vint alors au temple poussé par l'Esprit ; et quand les parents de l'enfant Jésus l'amenèrent pour faire ce que la Loi prescrivait à son sujet, 28 il le prit dans ses bras et il bénit Dieu en ces termes : 29 « Maintenant, Maître, c'est en paix, comme tu l'as dit, que tu renvoies ton serviteur. 30 Car mes yeux ont vu ton salut, 31 que tu as préparé face à tous les peuples.

     

    La louange, encore et encore.

     

    La Bible nous enseigne que l’Esprit de Dieu se meut sur toute sa création : Il est omniscient et omniprésent. Il n’est donc pas absent au monde qu’il a créé,  Il n’est pas indifférent à tout ce qui s’y passe et Il nous mène, par le biais d’un un renouvellement permanent, vers un achèvement dont les signes sont visibles, et que nous découvrirons parfaitement au moment qu’Il a prévu. Cet achèvement, est le Royaume que son Fils Jésus-Christ est venu annoncer, et les prémices apparaissent et se succèdent tous les jours.

    Mais d’autres événements de la vie humaine, ainsi que ceux de notre environnement, qui sont peintes ou présentés de manière essentiellement sombre et sinistre, nous conditionnent à nous poser la question de savoir s’il se passe quelque chose de nouveau et de bien. Les humains du XXIe s ne sont pas les premiers à s’apitoyer: L’auteur de l’ecclésiaste, à l’ouverture de son livre a déclaré Vanité des vanité, tout est vanité, avant de renchérir en ces termes : Ce qui a été, c'est ce qui sera, ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera : rien de nouveau sous le soleil ! (1,9)

    Y a-t-il réellement des signes qui préfigurent un Royaume promis, est-ce qu’il existe des garanties que nous ne courons pas à la perdition ?

    Il me semble que les questions ne devraient pas se poser en ces termes. La question qui semble judicieuse serait celle de savoir si l’humain sait voir le signes que Dieu ne cesse de multiplier dans ce sens-là : autrement dit, est ce que conditionnés par nos attentes, et précisément par une manière d’attendre, nous ne sommes pas suffisamment bornés et bloqués pour voir ce qui se passe en réalité? Est-ce que ce n’est pas plutôt notre perception, notre vue qui nous empêche de voir des prodiges quotidiens, signes d’un monde meilleur en devenir ?

    Il  y a une personne dont l’espérance et  la confession font école: Siméon attendait, et il a vu, et il dit : maintenant, Maître, tu laisses ton esclave aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut (Lc 2,29-30a).

    Siméon est une personne à qui la vie n’a pas épargné et soucis et souffrance. Au soir de sa vie, une réponse comme celle-là peut être étonnante : affirmer une paix profonde, une espérance sans faille et un optimisme pour le monde, parce qu’un enfant est né, puis présenté au temple est le résultat d’un parcours psychologique et spirituel. Au cœur des ennuis et des soucis de santés liés à la vieillesse, il a pu voir son espérance se réaliser dans la venue d’un enfant. Siméon a vu, et il fut heureux.

    Sommes-nous en mesure de voir ? Notre monde ces jours-ci, est envahi de mauvaises nouvelles: les média ne racontent plus que de mauvaises nouvelles et de complots, au point où on se demande s’il se passe encore de choses qui puissent nous faire rire. Le monde semble organisé à nous équiper de lunettes de lecture, mieux de vision à unique réglage, et qui ne montre qu’obscurité. Il nous faut donc nous débarrasser de ces lunettes qui ne nous montre qu’illusion, parce qu’il se passe beaucoup d’autres choses dans ce monde.

    Un seul médicament pour ce mal est nécessaire : ce ne sont pas des masques, parce qu’il s’agit bien de démasquer. Le médicament nécessaire n’est pas rare, il n’est pas couteux, il est à disposition à temps et à contre temps. Il s’agit de la louange. Les signes du monde nouveau que Jésus a inauguré sont présents, et une autre école nous attend, celle de la louange. Il y a milles raison de louer Dieu ; chaque humain a une pléthore de raisons de louer à chaque réveil déjà : commençons par affirmer que nous voyons : mes yeux ont vu ! Puis, que nous respirons. Oui, Dieu renouvelle pour chacun.e, son souffle de vie au quotidien. Si nous nous réveillons déjà, c’est que nous avons vu : il faut apprendre à s’en émerveiller, et louer Dieu qui est à l’œuvre.

    Débarrassons-nous des lunettes qui ne voient que du négatif, et louons Dieu !

     

    PRIERE

    Seigneur, les jours se succèdent, avec leurs obscurités, mais aussi, avec leurs lumières, leurs joies et leurs nouveautés : permet que nous puissions les voir, les admirer, et te louer continuellement. Par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 16 avril 2020

    2Tm 2,2-6

    1 Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. 2 Ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des gens dignes de confiance qui seront capables, à leur tour, de l’enseigner encore à d’autres. 3 Prends ta part de souffrance en bon soldat de Jésus-Christ. 4 Personne en s’engageant dans l’ armée, ne s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut donner satisfaction à celui qui l’a enrôlé. 5 L’athlète n’est pas couronné s’il n’a pas combattu selon les règles. 6 Le cultivateur qui se donne de la peine doit être le premier à recevoir sa part des fruits.

     

    Feu de paille, feu de bois dur.

    Dans les régions du monde où la cuisine se fait encore au feu de bois, on peut faire cette observation selon le type de combustible qui est utilisé : lorsque le feu est fait avec de la paille ramassée très facilement en vrac et déposée dans l’âtre du foyer, la première étincelle l’enflamme soudainement, et très rapidement la totalité de la paille s’embrase en produisant une flamme épaisse et brulante. Seulement, pour s’éteindre immédiatement, avant même que les aliments ai pu bouillir. Conséquence, une nourriture pas cuite, et un bonheur qui n’arrive pas comme escompté.

    A l’inverse, si on a pris du temps pour casser du bon bois, pour le transporter et le ranger de manière bien organisée dans l’âtre du foyer, on peine d’abord à l’allumer, et plusieurs essaies peuvent être nécessaire. Puis, le feu va prendre lentement, réclamant ainsi une patience exemplaire. Mais dès que le feu a pris, il dure et permet de cuire le repas à point, et sans stress.

    Notre vie nous laisse la possibilité de choisir toujours entre ces deux possibilités : d’abord, la voie de la facilité caractérisée par le rejet de l’effort ou de la difficulté, et le désir ardent du résultat rapide. Ensuite, la voie  exigeante qui prend en compte le labeur, les risques, la souffrance, et le temps de réflexion.

    L’apôtre Paul par expérience, sait que la voie de la facilité ne permet pas d’atteindre les objectifs que l’on se fixe, parce que tout le monde veut aboutir à un bon résultat, mais beaucoup, subjugués par les slogans qui précisément font l’apologie de la facilité succombent.

    Paul attire l’attention de son poulain bien aimé, sur ce piège : Timothée doit transmettre aux autres l’enseignement reçu, cette connaissance conforme à la Vérité Evangélique. C’est une tâche exaltante que l’apôtre a lui-même expérimentée, mais un travail qui n’épargne pas le labeur et surtout une certaine souffrance, même s’elle est faite pour Dieu et en son nom. Timothée qui s’est engagé doit le savoir, servir le Seigneur n’est pas un fleuve tranquille ; devenir chrétien, n’est pas l’entourloupe idéale pour fuir les défis de la vie, mais c’est courageusement faire face aux défis en comptant sur la grâce divine, pour les transcender.

    Les chrétiens aujourd’hui, de plus en plus, apparaissent comme déçus par l’Eglise, parce qu’ils ont l’illusion que l’Eglise est le refuge idéal où tout est facile et beau. C’est une erreur, Jésus et son entourage n’auraient pas expérimenté la passion! L’Eglise, c’est le lieu à partir duquel, on se laisse porter par la grâce divine pour mieux apporter une réponse à ses propres défis (parce que force est de remarquer que très souvent on fait des critiques là où on n’est pas soi-même un exemple à suivre), aux défis des autres chrétiens et ceux de l’humanité, en recevant et en  transmettant courageusement la vérité de l’Evangile. L’Eglise, ce ne sont pas les bâtiments, ce n’est pas une institution de pouvoir, ce n’est même pas le ou la pasteure, mais ce sont les chrétiens réunis, chacun avec ses atouts et ses limites, avec ses souffrances et ses joies. Il est donc importants dès à présent de se rappeler de l’exhortation de l’apôtre Paul : en église, l’engagement chrétien qui se veut sérieux et qui débouche sur des résultats durables, n’est pas que facilité, il est même un appel à se dérober de la facilité pour prendre part à la souffrance qui va avec la transmission à la fois théorique et pratique de l’Evangile, parce que tout investissement sérieux est conditionné par l’effort, la persévérance et le sacrifice.

    PRIERE

    Seigneur, ce monde fait miroiter beaucoup la facilité, et nous sommes devenus friands de la légèreté ; pourtant, nous ne sommes guère satisfaits. Aide-nous à reconsidérer le labeur, et surtout à comprendre notre vocation chrétienne qui ne signifie pas absence de difficultés, mais qui, en nous procurant la joie et la paix compose avec le sacrifice de l’engagement. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Meilleurs Voeux 2015!

     

     

     

     

    Cher (es) ami(es), Cher(es) Visiteurs (ses),

     

    La Foi rend toutes choses possible, l'Espoir les fait avancer, l'Amour les rend toutes belles,

    Je vous souhaite, à tous et à toutes, d'expérimenter ces trois choses.

    Merci pour l'amitié, le partage et les encouragements de beaucoup.

    Pendant ces fêtes de fin d'année et au-delà, que la Paix, l'Amour et la Joie soient votre partage.

     

     

    JOYEUX NOËL ET BONNE ANNEE 2015!

  • Méditation du 7 avril 2020

    1 Pierre 1, 3-9

    3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande compassion, nous a fait naître de nouveau, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour une espérance vivante, 4 pour un héritage impérissable, sans souillure, inaltérable, qui vous est réservé dans les cieux, à vous 5 qui êtes gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour un salut prêt à être révélé dans les derniers temps.

    6 Ainsi vous êtes transportés d’allégresse, quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, attristés par diverses épreuves, 7 afin que la qualité éprouvée de votre foi – bien plus précieuse que l’or périssable, quoique éprouvé par le feu – se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur à la révélation de Jésus-Christ.

    8 Vous ne l’avez pas vu, mais vous l’aimez. Maintenant même vous ne le voyez pas, mais vous mettez votre foi en lui et vous êtes transportés d’une joie indicible et glorieuse, 9 tandis que vous obtenez le salut comme aboutissement de votre foi.

     

    Une espérance qui dure

     

    Parmi les sujets qui nourrissent l’actualité, l’un des plus prisés c’est la guerre : la guerre contre les peuples, la guerre des peuples pour diverses raisons. Tous parlent de guerre, mais tous n’expérimentent pas la guerre : lorsqu’on ne s’est pas retrouvé dans un pays en guerre, lorsqu’on appartient à une génération des personnes nées bien après la guerre, dans un pays qui a expérimenté la guerre, on peut lire des tonnes de livres, mais il sera bien difficile de parler de l’espérance de la même manière que celui qui a été au cœur de la guerre.

    Qu’est ce motive des familles qui, après avoir entendu des coups de fusils, après avoir vu leurs maisons incendiées, prennent dans l’urgence, enfants, personnes âgées et même malades pour se mettre en route sans itinéraires?

    Lorsque vous avez fait face à un assassinat de votre proche, lorsque vous avez échappé à une balle perdu et continuez à espérer, quelle est la source de cette motivation? Une réponse des plus simples, c’est l’instinct de survie. Mais il y en a qui abandonne.

    Lorsqu’on n’a pas expérimenté une situation devant laquelle il n’y a aucun recours, aucun appui humain ou physique, lorsque même les appuis et des solidarités humains ne sont pas en mesure de nous aider, de son salon doré on peut épiloguer sur l’espérance, on peut continuer à orchestrer et à entretenir des guerres, mais on est loin de comprendre ce qu’est l’espérance en temps de guerre.

    Pierre écrit cette lettre en temps de persécutions, lorsque les chrétiens pour leur foi sont exclus de la société et éparpillés ailleurs que chez eux. Face à la vie devenue très difficile dans des confinements où il fallait éviter même de tousser pour ne pas se faire entendre, Pierre leur rappelle la grâce de Dieu et la nécessité de rester fidèle. L’endurance est donc un bien à cultiver, parce que l’espoir et la récompense ne sont pas seulement des projections futures, mais bien présentes. Le salut, qui signifie santé et intégrité a déjà commencé, et il est possible dès aujourd’hui d’en profiter.

    Au moment où certains sont tentés d’abandonner la loi, Pierre rassure : Dieu est avec eux dans les moments présents, ils vivent avec un espoir qui ne périt pas. Avec un tel espoir ils pourront résister aux difficultés, aux souffrances et aux crises. Seulement, espérer tout seul ne suffit pas, il faut aussi agir. L’espoir est possible, lorsque ceux qui souffrent sont prêts à agir (v 6-7). Il faut y mettre du sien, tout en sachant qu’on n’est pas tout seul; personne ne doit tout seul porter un fardeau, Dieu intervient toujours pour transformer notre espérance et nos petites actions en réalité. L’espérance divine, c’est elle qui propulse la nôtre : elle est durable, et ne disparaîtra pas jusqu’à la fin des temps. L’espoir que Dieu donne se renouvelle éternellement.

    PRIERE

    Seigneur, prends pitié de tous ceux qui sont malades du corps et de l’âme, du grand nombre de femmes, d’hommes et d’enfants qui souffrent de la vie, qui sont égarés et dépassés ; prends pitié de ceux qui dans cette situation, n’ont ni amis, ni secours humains. Près de toi pointent comme une lumière, l’ordre, la paix, la liberté, la joie parfaite. Au début de cette semaine sainte, sois notre espérance. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et sauveur. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Meilleurs Voeux 2013 !

     

     

    L'essence de Noël ne peut  être comprise par les êtres humains que s’ils ne se "conforment pas au monde présent."

    Permettons que ce Noël nous rappelle, de nouveau, le motif et le but de Bethléem: Dieu est devenu humain, et  il est venu sous forme d'un esclave pour que nous comprenions que nous sommes créés à son image, comme des frères et des sœurs de notre  Seigneur  Jésus-Christ,  qui a fait face à la mort pour nous rendre vivants.

     

    Que la joie et la paix de Noël vous apportent l’espoir et la force pour 2013!

     

    Priscille Djomhoué

     

  • Méditation du 27 mars 2020

    Marc 4,35-41

    Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples: «Passons sur l’autre rive.» Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était; et d’autres barques le suivaient.
    Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient: «Maître, nous sommes perdus: cela ne te fait rien?» Réveillé, il interpella le vent avec vivacité et dit à la mer: «Silence, tais-toi.» Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
    Jésus leur dit: «Pourquoi avoir peur? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi?» Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux: «Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent?»

    Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ?

    Les disciples étaient pourtant des marins expérimentés. Ils savaient qu’il était possible de faire face à une tempête redoutable,  mais ils ne l’attendaient pas ce soir-là. Surpris, ils n’ont pas été capable de prendre des dispositions pratiques et se sont mis à crier après Jésus : « cela ne te fais rien que nous périssons ? »

    La tempête, nous la voyons aussi se préparer dans notre monde, nous savons qu’elle est possible, mais nous ne l’attendons pas. Chacun.e est préoccupé.e par la course à l’argent, aux plaisirs, à la domination. On détruit les valeurs de la vie, on justifie les excès sur tous les plans, même ceux qui transforment l’humain en objet, en robot ; on pousse ses fantasmes à l’extrême, les guerres sont perçues comme des jeux vidéo tournées et retransmises en temps réel, et certains humains s’en régalent comme s’ils n’étaient pas concernés ; on fait et fabrique tout ce qu’on veut, il n’y a plus de limite. Sur tous les plans, on pousse aveuglement son audace à l’extrême en se préoccupant seulement des sensations recherchées, et on ne réalise pas que la tempête se pointe à l’horizon. Surpris, on panique, on hurle, on s’agite.

    Le monde a-t-il jamais eu besoin de tranquillité, de s’arrêter un peu? A-t-on jamais eu besoin de se poser un peu, de réfléchir encore, par exemple sur le sens et l’utilité du sabbat, ce moment consacré à Dieu pour se recentrer afin de donner une orientation constructive à la manière selon laquelle on s’occupe de sa création et de ses créatures?

    Distrait et ailleurs, l’humain est alors surprit par une tempête inévitable. La parole de Jésus peut encore retentir pour nous aujourd’hui, et nous ranimer: « pourquoi avoir peur ?»  Si Dieu est avec nous, il gardera nos âmes dans le calme ; Les tempêtes, Jésus ne nous les épargne pas, elles sont aussi un moyen de nous réveiller de notre distraction et de maintenir la force de notre foi. Le croyant dans la tempête est tranquille, parce qu’il vit du mystère chrétien. Jésus, qui se fait obéir de la grande tempête, est le Fils de Dieu.

    PRIERE

    Seigneur, la crainte de Toi, est le commencement de la Sagesse. Que cette vérité ne me quitte jamais, afin que je puisse apporter ma contribution à la gestion de ta création, et entrer en relation avec mon prochain, selon ta volonté.  Par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Amen.

    Pasteure Priscille Djomhoué

  • Méditation du 22 novembre 2020

     Matthieu 25,31-46

    L’image contemporaine de la pratique chrétienne, dans un certain nombre de traditions ecclésiastiques laisse perplexe : comme on peut l’observer sur les réseaux sociaux, ce sont des chrétiens torturés, fouettés, à qui ont fait scander des paroles qu’eux-mêmes ne comprennent pas ; ce sont des chrétiens que l’on oblige à se jeter au sol, à qui on apprend à pousser des cris stridents, qui se laissent abusés, qui sont poussés à quitter leurs familles indexées comme étant l’incarnation du diable, des personnes sur le dos desquelles qui on s’enrichit. Il s’est développé depuis des décennies, un christianisme exubérant qui divise pour s’établir, qui développe la haine de l’autre, et qui stigmatise, alors que celui au nom duquel toutes ces exactions sont commises est présenté dans la Bible comme le Prince de la paix.  C’est le Christ dont les peuples se préparent à célébrer la Venue, au moment où le monde entier ploie sous les ténèbres d’une pandémie qui n’a pas fini de révéler des surprises.

    L’exubérance de certaines traditions et de certains responsables religieux qui entretiennent la misère des chrétiens et des peuples amène à se poser des questions sur la signification profonde de la foi : la foi est-elle quelque chose d’extraordinaire, d’absurde et d-incompréhensible qui n’a rien à voir avec la réalité de la vie ?

    En ce dernier dimanche de l’année ecclésiastique, le calendrier liturgique nous propose un texte très particulier (Matthieu 25,31-46) qui se rapporte au jugement dernier. Selon l’évangéliste, le jugement dernier, c’est le moment de l’évaluation où les choses apparaitront au grand jour. On verra alors s'établir clairement, la différence entre ceux qui ont été chrétiens, et ceux qui ne l’ont pas été; ceux qui ont réellement été au service de Dieu de ceux qui ont été des mercenaires. Ce texte de Matthieu est une véritable révélation, dans la mesure où il met en lumière la manière selon laquelle le Seigneur glorieux attend que les chrétiens manifestent leur croyance. En effet, la foi chrétienne est une vie, elle se passe sur terre et non dans les airs ou des lieux inconnus et invisibles, tout se joue dans l’interaction des humains et non le contraire : le christianisme est une vie !

    34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. 35 Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger et vous m'avez recueilli ; 36 nu, et vous m'avez vêtu ; malade, et vous m'avez visité ; en prison, et vous êtes venus à moi.” (…) “En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ! ” 41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. 42 Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ; 43 j'étais un étranger et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.”

    Selon l’évangéliste, Jésus ne demande pas aux humains de réaliser des choses impossibles ou extraordinaires, mais il révèle une pratique religieuse qui se cristallise dans un rapport de personne à personne définit autour de six choses vitales, simples et concrètes : la nourriture, la boisson, l’hospitalité, les vêtements, les soins infirmiers et les visites. Chaque personne a le potentiel d'offrir ce genre de miséricorde. Il n'est pas nécessaire d'être riche pour partager son bout de pain et son verre d’eau avec une personne affamée. On n’a pas besoin nécessairement d'être infirmier pour aider une personne malade. Il ne faut pas nécessairement être consacré pour visiter un prisonnier. Auparavant, Jésus a dit à un homme riche de vendre tout ce qu'il avait et de donner l'argent aux pauvres (19,21), mais il n'y a pas une telle demande ici. Les critères du jugement mettent le salut à la portée de chaque être humain. Ils n'exigent pas de grands sacrifices de la part de celui qui donne, mais ils soulagent une grande douleur pour celui qui reçoit, tout en procurant la paix à celui qui exerce ainsi sa foi.

    A quoi bon prier des nuits entières et jeter ses restes de nourriture à la poubelle, ou encore de mourir d’obésité si on est indifférent vis-à-vis du prochain qui passe la nuit affamée ? Où est la foi chrétienne si on ne peut pas se lever et dire sa colère lorsque des peuples entiers, sur le sol desquels coulent de grands fleuves ne peuvent pas avoir de l’eau à boire ?

    C’est quoi être chrétien aujourd’hui ? Le Christ n’est-il pas étranger à ce que plusieurs de ses suiveurs ont fait de son Evangile ? Que le Seigneur nous parle dans nos cœurs et nous aide à répondre à son appel.

    Par Jésus-Christ, le Prince de la paix qui vient Amen.

    Prière

    Je ne veux, Seigneur, ni or ni argent.

    Donne-moi une foi ferme et inébranlable.

    Je ne cherche, Seigneur, ni plaisirs, ni joies de ce monde.

    Console-moi et affermis-moi par ta sainte Parole.

    Je ne demande pas honneurs et considération du monde.

    Ils ne peuvent en rien me rapprocher de toi.

    Donne-moi ton saint Esprit.

    Qu'il éclaire mon cœur, me fortifie et me console dans mon angoisse et ma misère.

    Garde-moi jusqu'à la mort dans la vraie foi et la ferme confiance en ta grâce. Amen

    (Prière de Martin Luther 1483 – 1546)

    Pasteure Priscille djomhoue