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JOYEUSES PÂQUES !!!
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Il a donné son Fils, l’unique, en sacrifice suprême pour chaque humain ait la vie!
Cette année, les chrétiens se préparent à célébrer Pâques avec les regards tournés vers la Russie et l’Ukraine, engagés dans une guerre qui scandalise et qui déconcerte, en raison des conséquences lourdes qu’elle engendre et qui touchent les humains de tout pays, de toute catégorie, de toute race, à jamais traumatisés. Nous n’avons pas encore oublié tous les autres foyers de tension à travers le monde, ceux dont les médias ne parlent plus beaucoup aujourd’hui au Moyen Orient et en Afrique.
En Russie et en Ukraine, tout commence au moment où nous nous préparons à célébrer le geste suprême de Dieu qui a donné son Fils bien aimé en sacrifice ultime, lequel a pris sur lui, la violence la plus abjecte pour que plus personne ne puisse encore la subir et, pour que le monde soit transformé en ce Royaume dans lequel tous.tes se reconnaissent en tous.tes, partageant tout et profitant des joies de la création tout en l’entretenant.
Que l’on soit proche ou loin de ces deux pays, personne n’est à l’abri des conséquences de cette guerre : en priant notre Dieu pour que le dialogue fructueux prenne le pas sur la violence, nous louons les initiatives des personnes et des Etats pour accueillir les innocents qui se retrouvent au cœur d’une guerre qu’ils ne comprennent pas. Et nous nous indignons face aux nouvelles que nous rapportent les médias, du racisme qui se révèle au moment d’accueillir des personnes qui fuient la mort : toutes innocentes, mais certaines coupables de la couleur de leur peau. La guerre est un ennemi commun à l’humanité, et nous sommes convaincus de la nécessité de faire monter ensemble nos prières vers le Seigneur, et de joindre toutes nos mains en action, pour que la méchanceté, la haine et la misère ne prospèrent pas.
Pâques commémore une victoire, la Résurrection du Christ crucifié, le passage de la mort à la vie ; pour nous accompagner pendant ces moments difficiles, le psaume 37 est une bonne indication. Il expose, et explose le succès apparent des méchants, et place en bonne position la condition du juste souffrant, qui va retrouver sa paix dans un ensemble de recommandations. C’est cette sagesse de Dieu qui rassure, c’est en même temps un plan d’action pour expérimenter la paix qui dépasse toute compréhension, et surpasse les situations difficilement surmontables. « Ne t'enflamme pas contre les méchants, ne fais pas de zèle contre les criminels, car ils se faneront aussi vite que l'herbe, et comme la verdure, ils se flétriront. » (Ps 37,1-2)
Joyeuses Pâques !!!
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 31 mars 2021, Mercredi saint
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Matthieu 26, 14-25 21
Pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité, je vous le déclare, l'un de vous va me livrer. » 22 Profondément attristés, ils se mirent chacun à lui dire : « Serait-ce moi, Seigneur ? » 23 En réponse, il dit : « Il a plongé la main avec moi dans le plat, celui qui va me livrer. »
Qui livre Jésus ?
Cette question est encore actuelle : au moment où j’écris, au moment où vous lisez cette méditation Jésus est entrain d’être livré. La déclaration du verset 21, Jésus l’aurait faite aujourd’hui : « l’un de vous va me livrer ». Comment savoir qui va livrer Jésus ?
Il est très facile d’indexer Judas comme le livreur de Jésus ; nous sommes alors loin de comprendre qu’en réalité tous les disciples sont des potentiels livreurs, comme nous aussi, ses disciples d’aujourd’hui. Comment est ce que ces versets me font comprendre que moi aussi, je suis potentiellement cette personne qui va livrer Jésus ? Et surtout pourquoi ?
« Pendant qu’il mangeait », Jésus annonce que c’est par le truchement d’une personne qui se trouve parmi ses intimes qu’il sera livré. Si les onze autres disciples avaient été au clair avec eux-mêmes sur leur relation à Jésus, ils auraient pu demander lequel d’entre nous ? Mais la déclaration de Jésus les a emmenés à faire chacun un examen de conscience : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Cette réaction laisse entrevoir que les disciples se comprennent chacun comme potentiel livreur de Jésus, idée que semble confirmer la réponse de Jésus au verset 23 : « Il a plongé la main avec moi dans le plat, celui qui va me livrer. »
En réalité, Jésus n’a pas indiqué quelqu’un, et sa réponse est vague, parce que dans la tradition en Palestine lorsqu’on mange, on met le repas dans une grande assiette et tous les convives rassemblés autour y plongent la main pour en prendre bouchée après bouchée. Jésus s’adresse donc à chacun individuellement, puisque chacun plonge la main dans le plat. Ce serait donc se tromper que de pointer le doigt sur Judas tout en se croyant exempt de tout péché. Tous l’ont livré, chacun à sa manière : « Alors les disciples l'abandonnèrent tous et prirent la fuite. » (Mt 26,56)
Judas n’est pas plus livreur que les autres disciples, il n’est pas plus livreur que les disciples d’aujourd’hui, même les plus fanatiques car Jésus est encore livré à toute sorte de désirs et de pratiques contre lesquels il se serait levé, vu la déchéance humaine, la misère et la souffrance que l’on observe dans un monde supposé « civilisé », où l’avancé de la science et le niveau de développement n’excuse plus l’exploitation de l’homme par l’homme et la destruction de son milieu de vie.
Que la prise de conscience de cette réalité nous aide à nous remettre personnellement en question, et à nous en remettre humblement à Dieu, pour nous éloigner de la position de livreur, et pour être en mesure de pardonner aux autres ce pourquoi nous aussi nous pourrons, d’une manière ou d’une autre, être accusés.
Prière
Seigneur pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi, à ceux qui nous ont offensés. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Il vous faut naître de nouveau !
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Jésus, du début à la fin de son ministère terrestre s’est évertué à montrer, à illustrer une chose qu’il faudrait sans cesse reformuler: nous sommes en chemin. Sur tous les plans de notre vie, nous sommes en chemin : en chemin vers la connaissance, en chemin vers le Royaume, en Chemin vers la perfection, en Chemin vers la construction et la transformation toujours à parfaire de notre personne, en chemin vers l’amélioration de nos institutions.
Nous ne sommes pas arrivés, il ne faut par conséquent pas s’installer.
Il y a un risque à s’installer dans l’idée que l’on a une fois pour toute la Vérité, alors que Jésus a passé tout le temps de son ministère à inviter son peuple et les chefs du peuple à « revoir leur copie », surtout lorsque l’enjeu porte sur la vie, et particulièrement sur l’exclusion : Jésus peut violer la loi du sabbat .lorsqu’une vie est menacée et un humain discriminé ou écarté ( Marc3,1-6 ; Acte3,1-6 ).
L’évangéliste Luc raconte alors dans le récit de Pierre le juif, et de Corneille le païen, l’histoire d’une impensable rencontre, l’histoire d’une incroyable communion entre le « pur » et « l’impur », l’histoire d’une brisure de barrière entre l’inacceptable et l’acceptable, mieux encore l’histoire d’une rencontre entre l’interdit et le permis (Actes 10-11,18).
Jésus lui-même donne une leçon d’ouverture à un maître de la loi, cet homme qui connaît beaucoup, et qui fait partie de l’élite du pays. Luc l’indique comme étant « un chef des juifs », un dirigeant. Nicodème, c’est bien son nom ; il a entendu parler de Jésus, et il vient de nuit, pour lui parler (Jean 3,1-21). La rencontre se transforme en une discussion tout à fait particulière au cours de laquelle Jésus, dans un langage d’étonnement et d’ironie, montre qu’on peut être dirigeant et en même temps ignorer certaines choses, même les plus importantes : «Tu es l'enseignant d'Israël et tu ne sais pas cela! » (v10).
Jésus, d’entrée de jeu invite Nicodème à quitter sa zone de confort, il l’invite à bouger, à s’ouvrir à d’autres réalités, à se remettre en question, à évoluer dans sa connaissance, dans sa foi et dans son comportement : « Ne t'étonne pas si je t'ai dit : “Il vous faut naître d'en haut” » (v7).
Ce mois d’octobre est capital pour nous, protestants, parce que c’est l’occasion annuelle de célébrer notre raison d’être : « La Réformation », cette invitation toujours renouvelée à se remettre en question, ou à questionner ses acquis.
La course vers le Royaume, c’est cela : cette capacité à se remettre constamment en question. Et l’Esprit Saint qui régénère est présent pour nous accompagner sur ce chemin au bout duquel nous attend le Christ.
Bonne fête de la Réformation !!!
Pasteure, Priscille Djomhoué
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Méditation du 28 mars 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Ésaïe 41,10
N’aie pas peur,
car je suis avec toi;
ne jette pas des regards inquiets,
car je suis ton Dieu;
je te rends fort,
je viens à ton secours,
je te soutiens de ma main droite victorieuse.
Ce verset est un oracle, une réponse de Dieu donnée aux humains par le truchement de son prophète. C’est une parole qui est dite par Esaïe, mais le contenu, fondamentalement n’est pas de lui. Le contenu est de celui qui dans la culture du prophète est appelé Eternel, parce qu’il était impossible à l’humain de lui donner un nom qui a lui tout seul traduit son identité dans tout ce qui le caractérise.
Eternel ou encore ces quatre lettres (YHWH) que les hébreux ne pouvaient prononcer, est entre autres, compris comme je suis qui suis. L’idée renvoie à celui qui a toujours été (avant) et qui sera toujours (après). Toutes les langues africaines l’appellent d’un nom qui traduit cette même réalité. Tous les humains dans leur langue utilisent des mots qui traduisent son omniscience. Même les Sciences ne font pas exception ! En Mathématiques, science qui a la réputation d’être l’une des plus pointues, sinon la plus pointue, on n’a toujours pas cerné ni maîtrisé l’infini.
D’où vient donc que ce monde qui a mesuré ses limites après la première guerre mondiale, après la deuxième guerre mondiale, après le 11 septembre 2001, et qui maintenant ploie sur le coup du COVID 19 aie oublié celui dont l’équation se situe en dehors du temps ? Nos Etats sont devenus des Etats laïcs : Dieu, dehors ! Mais notre Sciences, aussi performante soit-elle, réalisée avec l’intelligence que Dieu nous donne, ne peut pas se faire sans Dieu. Il est le MODE D’EMPLOI de tout ce que nous réalisons et découvrons. Il faudrait bien s’en souvenir après cet autre drame.
Par ces temps d’épreuve mondiale, celui qui connait le commencement et la fin de toute chose maîtrise son aboutissement. Il est confiant, il ne veut pas la perdition de l’humain qu’Il aime et qu’Il a créé. Et il rassure : n’aie pas peur ! Ne te focalise pas sur la désolation actuelle, mais sur MOI. Je suis l’Espérance, je rends fort, je donne la sagesse, la solution est en cours, mais ne M’oublie plus, de telle sorte que tu puisses utiliser cette solution pour résoudre la crise et non pour en créer à une autre occasion.
Si nous faisons confiance aux chercheurs dont Dieu maintient éveillée l’intelligence en ce moment pour trouver vaccin et remède, remettons-nous entièrement à celui qui en connait les limites pour nous aiguillonner, après.
PRIERE
Seigneur, ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. Sois béni parce que tu me rassures que ton regard en ce moment, est posé sur ta création. Nsi, Nzambe, Nzamba, Nyam, Nyambè, Nyamsi, Zambi, Gnigni, Hilolombi, Loba, le Tout Autre, Dieu, Adonai etc., quel que soit le nom qui t’est donné, tu es l’alpha et l’oméga, tu es moins et plus infini à la fois, et tu vois parfaitement où nous mènera cette épreuve à laquelle le monde entier est confronté. Tu ne nous demandes pas grand-chose, tu ne nous demandes rien qui soit impossible: la confiance, parce que tu es amour.
Donnes-nous donc de nous reposer entièrement sur toi, d’écouter les directives sanitaires de nos médecins, de respecter les consignes de nos autorités, et incline-nous à la solidarité, et au soutien des plus faibles. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Culte interactif du 29 mars 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Ce dimanche, notre communauté à Liège (Eglise Protestante Unie de Belgique, Liège-Rédemption) qui s’est reconstituée virtuellement, célèbre le culte sur sa plate-forme : c’est un culte interactif pendant lequel chacun.e prend la parole. Nous partageons ici, les éléments que j’ai préparés pour nous permettre de célébrer le Seigneur et de nous édifier autrement.
Bon dimanche !
CULTE INTER-ACTIF DU 29 MARS 2020
Jeu d’accordéon
Accueil
Frères et sœurs,
Dans l’évangile de Jn4,23, Jésus dit à la femme samaritaine : l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrai adorateurs adoreront en Esprit et en vérité.
Cette heure, c’est ce matin ; le Seigneur nous invite à la joie.
Nous pouvons être dans la joie, chaque fois que nous sommes invités dans la maison du Seigneur, chaque fois que nous nous retrouvons ensemble comme c’est le cas maintenant.
Être ensemble en présence de Dieu, pour fait chanter nos cœurs! Pour faire chanter nos vies envers et contre tout!
Que la grâce, la miséricorde et la paix vous soient données au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit. Amen.
Prière avec extrait du Ps 43
Tu es mon refuge, Pourquoi me chasserais-tu ?
Pourquoi dois-je marcher, sombre et dans la tristesse, pressé par l'ennemi ?
Envoie donc ta lumière, Fais voir ta vérité, pour qu'elles soient mes guides et qu'elles me conduisent vers ta sainte montagne, Jusqu'à tes tabernacles.
Je voudrais revenir jusqu'à l'autel de Dieu, vers le Dieu de ma joie Et de mon allégresse.
Je voudrais te louer aux accents des cithares, O Dieu, tu es mon Dieu !
Pourquoi donc ô mon âme, es-tu si abattue ?
Pourquoi te replier Sur toi-même et gémir ?
Mets ton espoir en Dieu: Je le louerai encore, car il est mon sauveur, Mon secours et mon Dieu !
Mon Dieu, c'est Toi que je cherche, j'ai vraiment besoin de Toi.
Je ne me sens pas compris. On ne me croit pas. On me critique sans cesse. Je me sens acculé. Je ne suis plus sûr de rien. Rends-moi justice, ô Dieu !
Toi, au moins, Tu me comprends. Toi, au moins, Tu m'acceptes. J'espère que Tu m'aideras à y voir clair.
C'est Toi qui donnes une base à ma vie, et un sens aussi.
Tu Te tiens près de moi lorsqu'on m'accuse.
C'est pourquoi je me sens à l'abri près de Toi, et c'est ça qui réjouit mon cœur.
J'étais muet de douleur mais Tu as mis un chant sur mes lèvres.
J'étais agité et troublé, mais Tu as fait couler Ta paix en moi.
Je T'ai cherché, et c'est Toi qui m’as trouvé.
J'avais besoin de Toi, et c'est Toi qui m'as pris à ton service.
Je mets mon espoir en Dieu : je Le louerai encore. Car Il est mon Sauveur, mon secours et mon Dieu !
Amen.
Jeu d’accordéon
Prière
Nous te remercions, Seigneur, pour ce jour de repos.
Ouvre nos âmes pour qu'elles puissent te louer !
Ouvre nos cœurs pour que nous puissions comprendre ta parole, et ta Bonne Nouvelle par ces temps d’incertitude, par Jésus-Christ. Amen.
Partage interactif de la parole de Dieu : par la communauté
Petit concert de la communauté
Prière interactive par les membres de la communauté
Prière d’intercession
Père céleste !
Nous vivons dans un monde qui t'ignore.
Mais Toi, Tu nous garantis ta présence, chaque fois que nous le demandons.
Jésus-Christ, notre Sauveur, vit et souffre avec nous.
Il est notre Seigneur et notre frère, son esprit nous console et nous relève.
C'est par lui que nous savons que Tu es proche de nous, avec nous dans toutes les joies et les peines de la vie.
Nous te prions maintenant pour nous et pour le monde, aux prises avec cette pandémie du Coronavirus. Nous pensons aux personnes porteuses saines, aux malades, aux médecins, aux autorités, aux travailleurs, aux enfants. Nous te prions pour les humains dans les régions en guerre, pour ceux qui se savent coupables et pour ceux qui recherchent la justice, pour ceux qui, passionnément, veulent vivre.
Nous t'en prions, Seigneur, soutiens-nous par ton Esprit saint !
Exhortation et bénédiction
Par ces temps de pandémie,
Que la passion du Seigneur soit votre force !
Vous suivrez alors d'un cœur nouveau le chemin de la vraie vie.
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Amen.
Accordéon : Cantique 882 Que la grâce de Dieu soit sur toi.
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Index : Texte du jour
C’est aujourd’hui le 5ème dimanche de carême
Nous sommes en marche vers Pâques.
C'est une route que Jésus a suivie avant nous, il l'a suivie jusqu'au bout.
Il nous précède, nous suivons son chemin de souffrance, et nous nous souvenons de ce qu'il est ressuscité.
Sa lumière éclaire chacun de nos chemins, chacune de nos souffrances.
TEXTE : Jean 11, 1-45 ©TOB
Jésus Ressuscite Lazare
1Il y avait un homme malade ; c’était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. 2Il s’agit de cette même Marie qui avait oint le Seigneur d’une huile parfumée et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux ; c’était son frère Lazare qui était malade. 3Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: « Seigneur, celui que tu aimes est malade.» 4Dès qu’il l’apprit, Jésus dit : « Cette maladie n’aboutira pas à la mort, elle servira à la gloire de Dieu : c’est par elle que le Fils de Dieu doit être glorifié. » 5Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.6Cependant, alors qu’il savait Lazare malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 7Après quoi seulement, il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » 8Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment encore les autorités juives cherchaient à te lapider ; et tu veux retourner là-bas ? » 9Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas parce qu’il voit la lumière de ce monde ; 10mais si quelqu’un marche de nuit, il trébuche parce que la lumière n’est pas en lui. » 11Après avoir prononcé ces paroles, il ajouta : « Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller. » 12Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » 13En fait, Jésus avait voulu parler de la mort de Lazare, alors qu’ils se figuraient, eux, qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil. 14Jésus leur dit alors ouvertement : « Lazare est mort, 15et je suis heureux pour vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons à lui ! » 16Alors Thomas, celui que l’on appelle Didyme, dit aux autres disciples : « Allons, nous aussi, et nous mourrons avec lui. » 17A son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau ; il y était depuis quatre jours déjà. 18Comme Béthanie est distante de Jérusalem d’environ quinze stades, 19beaucoup d’habitants de la Judée étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère. 20Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie était assise dans la maison. 21Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 22Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. » 23Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 24– « Je sais, répondit-elle, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » 25Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 27– « Oui, Seigneur, répondit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » 28Là-dessus, elle partit appeler sa sœur Marie et lui dit tout bas : « Le Maître est là et il t’appelle. » 29A ces mots, Marie se leva immédiatement et alla vers lui. 30Jésus, en effet, n’était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 31Les Judéens étaient avec Marie dans la maison et ils cherchaient à la consoler. Ils la virent se lever soudain pour sortir, ils la suivirent : ils se figuraient qu’elle se rendait au tombeau pour s’y lamenter. 32Lorsque Marie parvint à l’endroit où se trouvait Jésus, dès qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 33Lorsqu’il les vit se lamenter, elle et les Judéens qui l’accompagnaient, Jésus frémit intérieurement et il se troubla. 34Il dit : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils répondirent : « Seigneur, viens voir. » 35Alors Jésus pleura ; 36et les Judéens disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 37Mais quelques-uns d’entre eux dirent : « Celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle n’a pas été capable d’empêcher Lazare de mourir. » 38Alors, à nouveau, Jésus frémit intérieurement et il s’en fut au tombeau ; c’était une grotte dont une pierre recouvrait l’entrée. 39Jésus dit alors : « Enlevez cette pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il doit déjà sentir… Il y a en effet quatre jours… » 40Mais Jésus lui répondit : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » 41On ôta donc la pierre. Alors, Jésus leva les yeux et dit : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. 42Certes, je savais bien que tu m’exauces toujours, mais j’ai parlé à cause de cette foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. » 43Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte : « Lazare, sors ! » 44Et celui qui avait été mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus dit aux gens : « Déliez-le et laissez-le aller! »
45Beaucoup de ces Judéens qui étaient venus auprès de Marie et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. -
Méditation du 30 mars 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
MEDITATION DU 30 MARS 2020
Jean 11, 23-26 ©TOB
23 Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 24 « Je sais, répondit-elle, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » 25 Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie: celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; 26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Non Marthe, c’est ici et maintenant!
Il y a certainement un malentendu ! Oui, depuis le début, il y a un malentendu qui jusqu’aujourd’hui plonge et l’église, et l’humanité dans une certaine confusion, de telle sorte qu’il est difficile de voir ce qui est clairement écrit et d’entendre ce qui est dit sans corruption.
Il y a toujours eu beaucoup de malentendus dans cette histoire de Jésus.
Il a parlé de promouvoir le Royaume de Dieu, ce lieu où le loup même affamé pourra s’asseoir à côté de l’agneau sans que ce dernier ne se sente en danger, et on l’a pris soit pour un dirigeant politique et puissant guerrier venu agir effectivement sur terre en détruisant, en causant du tort, et en faisant du mal ; soit comme Superman qui nous prendrait tous.tes sur ses ailes pour le ciel en abandonnant la terre à elle-même. Non, il y a eu malentendu.
Il a parlé d’un programme dont l’objectif est de promouvoir ce Royaume déjà sur terre, mais l’imagination humaine l’a transporté prématurément ailleurs « au ciel », encourageant ainsi une fuite en avant, par rapport aux responsabilités qui lui incombe ici-bas. On préfère encore rêver dans les églises. Oui, il y a toujours eu des quiproquos.
A Marthe Jésus dit « Ton frère ressuscitera. » Et Marthe de dire je sais, mais ce sera « lors de la résurrection au dernier jour ». Décidément, le langage de Jésus est toujours compris autrement.
Mais ce malentendu, pour Marthe comme pour nous autre est l’une des choses auxquelles nous sommes fréquemment confrontés. L’évangéliste Jean heureusement le met bien en lumière, parce que c’est précisément son élucidation qui nous ouvre les yeux et illumine les voies sur lesquelles il faudrait désormais cheminer.
En ressuscitant Lazare ce jour-là, Jésus a illustré le fait que son projet, celui de promouvoir la VIE, ce projet de créer des conditions de vie meilleures et adéquates pour l’humain et la création toute entière selon la volonté de Dieu, doit se réaliser ici et maintenant. La prise de conscience, et l’engagement réel des humains sont pour cela, tributaires de la confiance que ces derniers placent en sa personne. Le dialogue entre Jésus et Marthe a pour finalité alors, d’emmener Marthe à faire le cheminement nécessaire à sa maturité spirituelle.
Quel intérêt aujourd’hui? Quelle est la responsabilité de l’Eglise (entendue comme l’ensemble des chrétien.nes, le corps du Christ), quelle est la responsabilité de tous.te les croyant.es et leurs dirigeants face à la pandémie au COVID 19 ? Le monde ressuscitera-t-il cette pandémie?
La parole de Jésus ne change pas, le monde ressuscitera, maintenant !
Que l’humanité mette sa confiance en Dieu, que les dirigeants ecclésiastiques et les chrétien.nes cessent de faire de la politique politicienne pour jouer leur rôle prophétique même en politique. Le.la chrétien.ne, le.la croyant.e doit l’être, dans tous les domaines de la vie qui l’engage, même en affaire ! Et les affaires se font selon la volonté de Dieu pour promouvoir la vie dans tous les sens. Doit-on prendre cette pandémie comme une alerte, une alarme très forte à l’endroit de l’Eglise et des religions qui semblent avoir perdu leur rôle prophétique et qui peinent à être, qui peine à dire l’Evangile entendu comme Bonne Nouvelle dans tout ce qu’elle comporte sans oublier l’avertissement, les cris d’alarme non mitigés comme l’ont autrefois lancé ceux que l’on a appelé « les vrais prophètes »?
Quelle est la parole de l’Eglise, quelle est la parole des religions auprès des politiques qui pour la plupart ont fait du capitalisme le dieu qu’il voudrait imposer à toute l’humanité? L’heure est venue pour les humains de se poser la question de savoir sur qui repose la création, et dans quelle direction ce responsable voudrait nous mener : sur Dieu (la Vie) ou sur Mammon (l’argent, le capitalisme)?
Que l’Esprit du Dieu créateur auquel les humains donnent divers noms, nous habite, et nous mobilise MAINTENANT, vers la promotion de ce Royaume annoncé par le Christ.
PRIERE
Seigneur au moment où comme humain, nous nous exhortons mutuellement à respecter les recommandations sanitaires et à pratiquer la solidarité, nous nous remettons entre tes mains, dans la confiance, parce qu’au-delà de tout, tu restes le créateur de l’univers. Donne-nous maintenant, la force, le courage, et la détermination de nous prendre en main, et de faire ce qui est juste et nécessaire.
Incline nous aussi à nous poser des questions sur nos responsabilités humaines, non pas pour nous culpabiliser, mais pour en prendre conscience, et surtout pour savoir désormais nous en remettre à ta sagesse. Par Jésus-Christ notre Seigneur et sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Méditation du 31 mars 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Ps 22, 2-3 ; 22b-25
2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Pourquoi restes-tu si loin, sans me secourir, sans écouter ma plainte ?
3 Mon Dieu, le jour je t'appelle au secours, mais tu ne réponds pas ;
et la nuit encore, je suis sans repos.
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22 (…) Oui, tu m'as répondu !
23 Je veux parler de toi à mes frères et à mes sœurs,
je veux t'acclamer parmi les fidèles assemblés :
24 « Acclamez le Seigneur, vous qui reconnaissez son autorité.
Honorez-le, vous tous descendants de Jacob.
Tremblez devant lui, vous tous descendants d'Israël !
25 Car le malheureux qui est accablé, il ne l'a pas méprisé, il ne l'a pas rejeté ;
il ne s'est pas détourné de lui, il a entendu son appel. »
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?
Nous nous posons beaucoup de question sur Dieu, sur ce qu’Il fait devant cette souffrance, et nous nous sommes en colère. Nous essayons même, de lui imputer l’entière responsabilité de ce qui nous arrive. Notre révolte s’exprime dans une tournure paradoxale: « S’il existe, pourquoi a-t-il permis que cela arrive?»
Nous nous posons toujours beaucoup de questions face à ce que nous ne comprenons pas, et nous essayons de chercher le coupable face au traumatisme que nous cause ce qui arrive. C’est normal, parce que nous pensons que trouver le coupable, c’est trouver la solution. Seulement, faute de désigner ou de se faire entendre du vrai coupable, on se révolte en se retournant vers celui qui est au-dessus de toute intelligence, et qui est par définition aimant. C’est futé, mais il ne faudrait pas s’arrêter en si bon chemin.
Il faut commencer par cerner le problème. D’une part, il y a cette question : vers qui orienter notre courroux ? Vers ce Dieu dont on dit qui n’existe pas? Comment donc attendre quoi que ce soit de ce qui n’est pas, comment s’enflammer contre ce qui n’est pas, comment rendre ce qui n’est pas responsable de nos malheurs ?
D’autre part, on voudrait bien comprendre si c’est vers ce Dieu qui existe, et qui est resté fidèle à lui-même en respectant cette liberté qu’Il nous a donnée et qui nous semble si chère ; cette liberté à laquelle nous sommes si attachés que nous la confondons avec ce libertinage qui nous pousse à vouloir rouler jusqu’ à 500km/h sur terre alors qu’il a placé en nous donnant des avertissements de danger, la limite à 100 km/h?
Que dire donc de Toyota, Renauld, Hyundai, Pford (la liste est très longue) qui ont fabriqué des voitures qui roulent jusqu’à 260km/h pour aller sur des autoroutes ou la limitation est de 120km/h? Pourquoi comprenons-nous que nous ne devons pas aller au-delà de 120km/h, et n’admettons pas que tout est permi, mais tout n’est pas utile (1Co 10,23)? Et surtout que la crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse (Ps 111,10) pour ce qui est de sa création à Lui?
Face à la pandémie qui nous traumatise et qui est absurde, il est normal de dire notre colère, parce que même sur une autoroute, l’erreur consciente ou inconsciente d’une seule personne, peut être à l’origine d’un carambolage qui cause des dégâts énormes pour beaucoup d’innocents à la fois, au même moment. Mais, vers qui orienter notre colère exactement ?
Nous avons raison d’être en colère, parce qu’en réalité c’est notre douleur que nous crions, et le véritable coupable soit n’est pas facilement abordable, soit est très endurci et ne peut malheureusement pas nous entendre. C’est notre mal que nous essayons d’évacuer, et nous faisons bien de ne pas le laisser nous étouffer, nous voyons juste, de le déverser sur Dieu qui a la capacité d’y faire face. Mais rassurons-nous de ne pas nous arrêter en chemin, de nous battre jusqu’à l’évacuer complètement dans une attitude qui nous fait passer de la révolte à l’apaisement.
Dans ce sens, ce Dieu se tient à nos côtés, Il est Amour, Il est miséricordieux, Il entend notre douleur, Il est prêt à nous apaiser, donnons-Lui la possibilité de le faire. Il a les bras ouverts, Il nous laisse la liberté de venir à Lui, ou de ne pas le faire. C’est à nous de le faire nous-mêmes, c’est une démarche personnelle. Il nous attend.
Le psalmiste aussi s’est adressé à Dieu, C’est sur Lui qu’Il a déversé sa colère lorsqu’il était persécuté par de multiples personnes et situations : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné (Ps 22,2).
Jésus, devant cette souffrance extrême à lui infligée par des humains aux attitudes paradoxales et incapables de comprendre, s’est senti seul, et s’est déchargé sur Dieu son père, en utilisant aussi le mot accusateur, pourquoi: Eli, Eli, lamasabachthani (Mt 27,46. Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné.
Seulement, le psalmiste, tout comme Jésus ne s’est pas figé sur sa colère, sur sa révolte ; il n’a pas pris du plaisir à l’entretenir, il a fait le pas qui a retourné sa révolte en reconnaissance: « Le Seigneur m’a répondu (…) Je veux t'acclamer parmi les fidèles assemblés.»
PRIERE
Seigneur nous te disons merci, parce qu’au cœur de cette dure épreuve, tu te tiens prêt pour nous accueillir, pour nous consoler et pour nous relever. Ne permet pas que l’intensité de notre douleur nous tétanise au point de nous faire perdre toute possibilité de faire le pas décisif, et de nous en débarrasser auprès de toi. Par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué
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Pourquoi la Pentecôte aujourd'hui?
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025
Pourquoi la Pentecôte pour l’Eglise aujourd’hui ?
L’Eglise comme le monde aujourd’hui traverse de nombreux défis qui l’emmènent à se poser des questions sur son devenir : beaucoup de commissions de travail, très spécialisées les unes les autres, sont créées pour tenter de trouver des solutions. Dans différentes églises, ces commissions portent des noms qui mettent en avant des compétences humaines dans un monde où de plus en plus on croit en la science et en les capacités de l’homme à s’auto suffire ou à pouvoir s’en sortir tout seul. Pourtant une commission n’est pas toujours convoquée, celle qui s’occupe de la prière, celle qui permet à l’Esprit Saint de reprendre sa place dans l’Eglise, mieux encore celle qui permet d’invoquer l’Esprit Saint à l’origine de l’église qui réussit comme dans les Actes des apôtres.
La Pentecôte célèbre la force qui fait fonctionner l’Eglise, et qui lui permet de trouver des solutions lorsque les chrétiens lui accordent sa place. Autrement dit, l’Eglise est propulsée, non pas par les humains, mais par l’Esprit Saint souffle de vie. Voilà l’une des grandes révélations des Actes des apôtres que je me propose de partager avec vous à l’occasion de la Pentecôte. Le sujet fera l’objet d’un développement plus ample lors de l’Etude biblique du mois.
Bonne fête de Pentecôte !
Votre Pasteure
Priscille Djomhoué