Méditation du 1er avril 2020
Genèse 1,1.31
La terre était un chaos, elle était vide ; il y avait des ténèbres au-dessus de l’abîme, et le souffle de Dieu tournoyait au-dessus des eaux (…) Dieu vit alors que tout ce qu’il avait fait : c’était très bon.
Genèse 2,15
Le Seigneur Dieu prit l’humain et le plaça dans le jardin pour le cultiver et pour le garder.
Il créa un monde harmonieux !
Ce n’est pas un poisson d’avril, la Bible le dit : du désordre originaire, Dieu a créé un monde harmonieux dans lequel tous les éléments se tiennent. Les mathématiciens et les physiciens l’affirment aussi même s’ils n’utilisent pas le vocabulaire biblique, et ils essaient de découvrir les lois qui régissent cet équilibre pour s’en servir. Mais il arrive que les découvertes soient utilisées comme des manettes de jeu vidéo, pour manipuler la création, en oubliant que leur non maitrise parfaite pourrait plutôt générer des catastrophes.
Regardant cet équilibre qui fait du bien et qui apaise comme cette danse organisée des poissons colorés dans un aquarium, comme des notes bien organisées d’une musique, Dieu se réjoui, et caresse toujours et toujours le désir de la maintenir.
L’humain qui est un élément, un maillon de la chaine en équilibre, reçoit donc de Dieu, la responsabilité de maintenir cette harmonie, tout en jouissant. Mais très vite, ces humains que Dieu a créés dans la joie et l’amour sont en proie aux jalousies et aux déchirements, et Dieu décide de repartir à zéro, en préservant chaque élément de sa création sur terre, y compris la famille de Noé. Une alliance est nouée et Dieu s’engage à ne plus intervenir de manière radicale.
Plus tard, son peuple l’ayant oublié est réduit en esclavage en Egypte, et Dieu repart à nouveau : « J’ai entendu, dit Dieu, la plainte de mon peuple et je t’envoie, toi, Moise, pour le délivrer ». Les dérives du peuple de Dieu l’emmènent en exil, Dieu le ramène et permet une reconstruction totale. Abraham essaie en vain de sauver Sodome et Gomorrhe, et Dieu propose une perspective de salut. Crucifié par des humains, Dieu ressuscite son Fils qu’il a envoyé en renfort, pour rééquilibrer sa création. Contre vents et marrées, Dieu refait toujours d’une manière ou d’une autre, le monde. Et nous découvrons comme humain après coup la méthode utilisée. Chaque fois que dans ses limites, l’humain qui essaie de se prendre pour Dieu créé un déséquilibre, Dieu intervient pour de maintenir l’harmonie. Et l’humain apeuré créé une organisation comme garde-fou (la Société des Nations, l’Organisation des Nations Unies, Union Européenne, Union Africaine etc.). Mais très rapidement, ces organisations deviennent les lieux à partir desquels se développent aussi des replis sur soi, et des protections contre les autres, instituant ainsi des barrières dans la Vigne du Seigneur et retombant dans le déséquilibre.
Dans notre siècle, la vie est dure : le chômage, la drogue, l’alcool, les accidents de la route, les armes et les guerres ne font pas partie du registre des mots liés à l’harmonie de la création. Les nouvelles maladies on nous le dit, peuvent passer de l’animal à l’humain, lorsque prenant la décision par exemple de vivre avec un lion ou un serpent dans sa maison, ce dernier essaie de remettre comme dans un jeu vidéo, les choses sens dessous-dessus. Les virus s’échappent des mains des chercheurs: avec la volonté des humains, à leur insu? Nous n’avons pas de réponse, mais nous devons en subir les conséquences. N’oublions cependant que le plan de Dieu, c’est le maintien de l’harmonie de sa création.
Que dans les réflexions, les travaux et les idées engagées pour nous sortir de la pandémie au COVID 19, nous n’oublions pas d’engager la volonté de Dieu, surtout lorsque les découvertes qui pointent, déjà au lieu de mettre ensemble les chercheurs, créent des discordes perçues par beaucoup comme des conflits d’intérêts.
PRIERE
Tu es vraiment Seigneur, et tu voudrais que nous jouissions de ta création: donne-nous par ton Esprit, la force de te chercher, et la joie de te trouver dans tous nos engagements à promouvoir un monde meilleur. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur.
Pasteure Priscille Djomhoué