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Méditation du 7 avril 2020
Méditation du 7 avril 2020
1 Pierre 1, 3-9
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande compassion, nous a fait naître de nouveau, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour une espérance vivante, 4 pour un héritage impérissable, sans souillure, inaltérable, qui vous est réservé dans les cieux, à vous 5 qui êtes gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour un salut prêt à être révélé dans les derniers temps.
6 Ainsi vous êtes transportés d’allégresse, quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, attristés par diverses épreuves, 7 afin que la qualité éprouvée de votre foi – bien plus précieuse que l’or périssable, quoique éprouvé par le feu – se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur à la révélation de Jésus-Christ.
8 Vous ne l’avez pas vu, mais vous l’aimez. Maintenant même vous ne le voyez pas, mais vous mettez votre foi en lui et vous êtes transportés d’une joie indicible et glorieuse, 9 tandis que vous obtenez le salut comme aboutissement de votre foi.
Une espérance qui dure
Parmi les sujets qui nourrissent l’actualité, l’un des plus prisés c’est la guerre : la guerre contre les peuples, la guerre des peuples pour diverses raisons. Tous parlent de guerre, mais tous n’expérimentent pas la guerre : lorsqu’on ne s’est pas retrouvé dans un pays en guerre, lorsqu’on appartient à une génération des personnes nées bien après la guerre, dans un pays qui a expérimenté la guerre, on peut lire des tonnes de livres, mais il sera bien difficile de parler de l’espérance de la même manière que celui qui a été au cœur de la guerre.
Qu’est ce motive des familles qui, après avoir entendu des coups de fusils, après avoir vu leurs maisons incendiées, prennent dans l’urgence, enfants, personnes âgées et même malades pour se mettre en route sans itinéraires?
Lorsque vous avez fait face à un assassinat de votre proche, lorsque vous avez échappé à une balle perdu et continuez à espérer, quelle est la source de cette motivation? Une réponse des plus simples, c’est l’instinct de survie. Mais il y en a qui abandonne.
Lorsqu’on n’a pas expérimenté une situation devant laquelle il n’y a aucun recours, aucun appui humain ou physique, lorsque même les appuis et des solidarités humains ne sont pas en mesure de nous aider, de son salon doré on peut épiloguer sur l’espérance, on peut continuer à orchestrer et à entretenir des guerres, mais on est loin de comprendre ce qu’est l’espérance en temps de guerre.
Pierre écrit cette lettre en temps de persécutions, lorsque les chrétiens pour leur foi sont exclus de la société et éparpillés ailleurs que chez eux. Face à la vie devenue très difficile dans des confinements où il fallait éviter même de tousser pour ne pas se faire entendre, Pierre leur rappelle la grâce de Dieu et la nécessité de rester fidèle. L’endurance est donc un bien à cultiver, parce que l’espoir et la récompense ne sont pas seulement des projections futures, mais bien présentes. Le salut, qui signifie santé et intégrité a déjà commencé, et il est possible dès aujourd’hui d’en profiter.
Au moment où certains sont tentés d’abandonner la loi, Pierre rassure : Dieu est avec eux dans les moments présents, ils vivent avec un espoir qui ne périt pas. Avec un tel espoir ils pourront résister aux difficultés, aux souffrances et aux crises. Seulement, espérer tout seul ne suffit pas, il faut aussi agir. L’espoir est possible, lorsque ceux qui souffrent sont prêts à agir (v 6-7). Il faut y mettre du sien, tout en sachant qu’on n’est pas tout seul; personne ne doit tout seul porter un fardeau, Dieu intervient toujours pour transformer notre espérance et nos petites actions en réalité. L’espérance divine, c’est elle qui propulse la nôtre : elle est durable, et ne disparaîtra pas jusqu’à la fin des temps. L’espoir que Dieu donne se renouvelle éternellement.
PRIERE
Seigneur, prends pitié de tous ceux qui sont malades du corps et de l’âme, du grand nombre de femmes, d’hommes et d’enfants qui souffrent de la vie, qui sont égarés et dépassés ; prends pitié de ceux qui dans cette situation, n’ont ni amis, ni secours humains. Près de toi pointent comme une lumière, l’ordre, la paix, la liberté, la joie parfaite. Au début de cette semaine sainte, sois notre espérance. Par Jésus-Christ, notre Seigneur et sauveur. Amen.
Pasteure Priscille Djomhoué