Méditations du 2 mai 2020
- Par priscille-djomhoue
- Le 28/03/2025 à 08:44
Proverbe 3,5-8
5 Confie-toi au SEIGNEUR de tout ton cœur et ne t'appuie pas sur ton intelligence. 6 Dans toute ta conduite sache le reconnaître, et lui dirigera tes démarches. 7 Ne sois pas sage à tes propres yeux, crains plutôt le SEIGNEUR et détourne-toi du mal. 8 Ce sera un remède pour ton corps, un rafraîchissement pour tes membres.
Ma foi en Dieu, mon assurance
Il me semble nécessaire pour clore cette série de méditations consacrées à la période du confinement, d’indiquer le livre des proverbes. C’est le livre de base de la sagesse qui, comme l’affirme les bonnes introductions, aborde de manière ouverte, les questions cruciales comme celle de la souffrance du juste ou de la condition humaine. Il est indiqué pour enseigner d’une part la personne jeune ou naïve qui manque encore d’expérience : Pour donner aux naïfs un esprit avisé, au jeune homme de la connaissance et de la réflexion (Pr1,4), et d’autre part l’adulte pétrit d’expérience et de sagesse : Que le sage écoute, il augmentera sa sagesse. (Pr1, 5)
Salomon, que le premier verset du livre reconnaît comme auteur est identifié dans la Bible comme ce roi sage dont le règne glorieusement décrit sur différents plans, fut présenté comme exemplaire.
L’être humain pense d’une certaine manière avec raison, que la véritable sagesse repose sur la somme des expériences accumulées, et les proverbes peuvent s’entendre comme leur formulation. Voilà l’une des raisons pour lesquelles, dans toutes les sociétés, la manipulation des proverbes a toujours été la spécialité des personnes d’un certain âge (voilà ce qui explique dans certaines cultures, le respect dû aux vieux et aux vielles), au point où jusqu’à nos jours, dans l’Afrique qui garde encore forte la culture de l’oralité, lorsqu’un proverbe est prononcé, on cherche dans les parages la présence d’un vieux ou d’une vielle pour s’assurer de l’exactitude de son décryptage, parce que malheureusement ce mode de communication et d’enseignement est disparaissant: il est temps de le raviver. Pour Salomon, il n’y a pas de sagesse sans crainte de l’Eternel: la crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse (Pr1,7).
Salomon s’est distingué par une sagesse remarquable, et sa vie tout comme son règne fut bénie sur tous les plans. Comment ne pas comprendre que Sagesse générée par la crainte de Dieu et bénédictions vont ensemble?
Nous voulons être bénis, nous voulons pour nous et pour nos descendances, un monde dans lequel les humains sont marqués par leur capacité à être à la fois heureux et faiseurs de bonheur ; pourquoi ne pas écouter cette personne dont l’extrême richesse s’est harmonieusement articulée avec modestie et bonheur ?
Dans l’extrait qui inspire cette méditation conclusive, Salomon formule de manière résumée pour ses lecteurs et pour nous, le secret de sa réussite. Il ne s’agit pas de considérer et d’appliquer son enseignement pour en tirer des fruits dans une vie future; les retombées de cet enseignement sont profitables dans cette vie terrestre, d’où sa nécessité en ce moment de crise: mettre de tout cœur sa confiance en Dieu assure une direction pratique de la vie. La foi n’est donc pas seulement au service d’une vie dans l’au-delà, elle permet sur la terre déjà, de garantir un cheminement qui comble la vie du croyant. Nous commettons des erreurs, et en subissons les conséquences à partir du moment où nous sommes déconnectés de l’origine de la sagesse. Placer sa confiance en Dieu plutôt que sur notre propre intelligence, c’est se défaire d’un esprit égoïste pour s’abandonner à l’Esprit de Dieu qui est ouverture et dépassement de soi. Être sage, c’est se référer à Dieu, d’abord en cherchant à le connaître dans toutes ses voies, et en l’impliquant dès la conception de tout projet. Dans 1Samuel 2, 12, il est dit que les fils d’Eli étaient mauvais et injustes parce qu’ils ne connaissaient pas Dieu. Chercher également dans chaque action la volonté de Dieu nous évite égarement et trébuchement.
La crainte de l’Eternel est source de santé dans toutes les dimensions de la vie de l’humain: la santé physique par la promotion de bonnes aptitudes physiques, et la santé spirituelle et psychique en garantissant une organisation nerveuse qui soit saine dans le corps. Ces deux dimensions assurent l’harmonie du reste, en l’occurrence le matériel : honorer l’Éternel en reconnaissant, par sa libéralité, que tout bien d’ici-bas vient de Lui et doit retourner à Lui, relève de la sagesse, laquelle est récompensée par celui qui a multiplié les richesses terrestres de Salomon.
PRIERE