Méditation du 24 mars 2020
Job 19,1.23-27a
Job répondit :
Ah si mes propos pouvaient être écrits, s’ils étaient gravés dans un livre !
Qu’avec un stylet de fer et avec du plomb ils soient pour toujours taillés dans le roc !
Je sais bien, moi, que mon rédempteur est vivant, et qu’Il se lèvera, le dernier, sur la poussière, après que ma peau aura été détruite ; de ma chair je verrai Dieu.
Moi, je le verrai.
Sœurs et frères,
Il y a des moments où on ne sait quoi dire. On a beau cherché, on ne trouve pas une réponse sans équivoques aux questions qui ne manquent pas de se poser : « pourquoi un tel drame?» Pourquoi des innocents, pourquoi des personnes modestes, pourquoi des médecins qui ne veulent que sauver leurs patients doivent-ils mourir ? On ne comprend pas.
Est-ce qu’il y a un passage biblique qui puisse me donner de manière claire et définitive une réponse à ma question, à nos questions ?
Les amis de Job aussi, devant une telle douleur cherchent des explications.
Dans le fond de sa peine, Job se souvient de la parole du prophète Isaïe : « Mes pensées ne sont pas vos pensées. Mes chemins ne sont pas vos chemins.» Devant l’absurdité de certains événements, nous sommes bien obligés d’admettre que le monde de Dieu n’est pas le nôtre, nous ne fonctionnons pas comme Lui.
Comme Job, nous pouvons crier notre confiance: LE DIEU QUI ME SAUVE EST VIVANT ! Je suis sûr qu’il y a une issue à cette affreuse situation, mais je ne sais comment Dieu peur faire pour réparer l’injustice que sont, la souffrance et la mort des victimes du Coronavirus que nous sommes tous.tes. Simplement, je Lui fais confiance. Je sais qu’il n’y a pas deux issues ; c’est la confiance ou la révolte. Et Job dit moi, j’ai choisi la confiance.
PRIERE
Seigneur, tu connais notre peine, soutient notre espérance.
Pour les familles en deuil, pour ceux dont la douleur brise la vie, fortifies leur espérance.
Pour les enfants du monde qui doivent relever le défi du confinement, pour les parents qui doivent les contenir, fortifies leur espérance.
Pour les médecins, les infirmier.es, les aides-soignants, les aides à domicile qui s’exposent et qui donnent leur vie, fortifies leur espérance.
Pour l’Eglise dont la vocation est de transmettre l’espérance, accorde-lui d’être toujours présente.
Par Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur. Amen
Pasteure Priscille Djomhoué