Méditation du 15 avril 2020

Méditation du 15 avril 2020

2Tm1, 1-6

1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ, 2à Timothée, mon enfant bien-aimé : Grâce, compassion et paix de la part de Dieu, le Père, et de Jésus-Christ, notre Seigneur ! 3 Je suis plein de gratitude envers Dieu à qui, à la suite de mes ancêtres, je rends un culte avec une conscience pure, et je fais continuellement mention de toi dans mes prières, nuit et jour ; 4je souhaite vivement te voir – je me souviens de tes larmes – pour être rempli de joie ; 5je me remémore aussi la foi sans hypocrisie qui est en toi : comme elle a d’abord habité en ta grand-mère, Loïs, et en ta mère, Eunice, j’en suis persuadé, elle habite aussi en toi.

 

Quels parents?

Celui que l’apôtre appelle  mon enfant bien aimé est jeune et plein de ressources. Conscient de sa jeunesse, Paul sait pouvoir continuer à veiller sur lui, non pas pour scruter ses erreurs et les mettre en évidence, mais parce qu’il l’aime, parce qu’il a le souci que l’engagement de Timothée le conduise à exercer un ministère béni. Paul n’est donc pas le parent/parrain où l’accompagnant qui se limite seulement à accabler son filleul de leçons et d’interdits. Si  Paul exhorte quelques fois son jeune collègue, il y a une chose importante qu’il fait assez régulièrement : il prie pour lui.

Nuit et jour, Paul fait mention de Timothée dans ses prières. Il sait que celui-ci est d’abord quelqu’un de sérieux, il a une foi solide et sincère qui lui vient de son éducation, et il lui en parle. Dans le propos de Paul, le détail qui explique le type de collaborateur, et même le type de dirigeant que Paul a accompagné mérite d’être relevé: en effet, Timothée ne s’est pas façonné tout seul, il y a derrière le collaborateur bien aimé de Paul, une éducation comme héritage. Il est le fruit de sa grand-mère et de sa maman.

Derrière le collaborateur admiré, il y a une base spirituelle que lui ont inculquée ses parents. En mentionnant ce détail dans sa salutation à Timothée, Paul  met en lumière la responsabilité des parents dans le devenir de l’enfant : il existe un lien fort entre le type d’éducation reçu dès le sein maternel (c’est à mon avis la raison pour laquelle Paul mentionne la mère et la grand –mère. Nous savons cependant qu’en Israël le rôle du père dans l’éducation et l’instruction de l’enfant est aussi capital) et le profil de l’adulte qui en résulte.

Si le monde devient de plus en plus impuissant face au décalage, face à la rupture et au manque de communication harmonieux qui marquent les relations  entre parents et enfants, entre élèves/étudiants et enseignants, entre responsables et  collaborateurs, entre les peuples et leurs dirigeants, si le monde gémit sous le poids de certains dirigeants incapables d’empathie, il faudrait aussi voir ce qui se passe dès que le bébé est sortie du ventre de sa maman. Est-ce que le temps n’est pas venu de reposer fortement la question de ma responsabilité de maman et de papa dans l’accompagnement de l’enfant dès le berceau à l’heure où beaucoup de chrétien.nes, par effet de mode ne jugent plus nécessaires de venir à l’église avec les enfants? Dès le berceau, beaucoup d’enfants sont abandonnés à eux-mêmes, où à la conduite des tiers. Pour des motifs de liberté, on évacue en partie les responsabilités de parents chrétien.nes en laissant passer le moment idéal pour placer l’enfant sur les rails ; puis, on répète le slogan, il fera son propre choix à l’âge adulte : quel choix, sur quelle base?

Le bon choix, on le fait au moins entre deux choses connues ; si je démissionne à montrer à mon enfant ce que je pense être bien pour moi spirituellement, à l’âge adulte il fera le choix parmi des spiritualités et des endoctrinements que je ne connais pas. Tout commence à la maison: J’évoque le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord en Loïs ta grand-mère et en Eunice ta mére, et qui, j’en suis convaincu, réside aussi en toi.

PRIERE

Tu nous demandes Seigneur d’éduquer l’enfant dans la voie qu’il doit suivre, pour que devenu grand, il ne s’en détourne pas : replace en nous, le désir de renouer avec les admirables traditions qui nous ont portées, et incline nous à reprendre nos responsabilités de parents, dans la promotion du règne que nous attendons. Par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Amen

Pasteure Priscille Djomhoué